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Angels Fall First sort enfin de dix ans d'accès anticipé, et c'est le Battlefront spatial dont personne n'a voulu s'occuper à sa place
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Note7/10

Angels Fall First sort enfin de dix ans d'accès anticipé, et c'est le Battlefront spatial dont personne n'a voulu s'occuper à sa place

Commander depuis la passerelle d'un vaisseau amiral, puis mourir fusil à la main dans ses coursives. Après dix ans d'accès anticipé, Angels Fall First atteint la 1.0. Ambitieux, unique, encore rugueux.

A

Alexandrosse

·13 juillet 2026·8 min de lecture

Note InsertCoins.press

7/10

Verdict

Recommandé

Dix ans. C'est le temps qu'aura passé Angels Fall First en accès anticipé, une éternité en années de jeu vidéo, assez pour voir naître et mourir des franchises entières. Et pourtant, ce petit FPS de science-fiction développé par une poignée de passionnés atteint enfin sa version 1.0 ce 11 juillet 2026, porté par une communauté minuscule mais dévouée. Le concept est resté le même depuis le premier jour, et il continue de faire rêver : et si un seul jeu vous laissait commander une bataille spatiale entière, puis y descendre vous-même, fusil au poing ?

Angels Fall First, une bataille spatiale d'ampleur où l'on pilote jusqu'aux vaisseaux capitaux

Le contexte

Angels Fall First est un FPS de science-fiction en armes combinées développé par le studio Strangely Interactive, disponible sur PC et sorti de dix ans d'accès anticipé le 11 juillet 2026. Son ambition est démesurée pour une production indépendante : réunir dans une même bataille le commandement stratégique, le pilotage de vaisseaux et les fusillades d'infanterie. On passe de la passerelle de son vaisseau amiral, où l'on dirige la flotte comme un amiral, jusqu'aux coursives où l'on se bat à pied comme un simple soldat. C'est un jeu qui refuse de choisir son échelle, et qui a passé une décennie à essayer de tenir cette promesse folle.

Battlefront, mais tu pilotes le porte-vaisseaux

La comparaison qui revient dans toutes les bouches, c'est Star Wars Battlefront II, celui de la PS2, cette référence absolue des batailles où l'on enchaînait combat au sol et combat spatial dans une même partie. Angels Fall First part de cette inspiration et la pousse là où même Battlefront n'osait pas aller. Car ici, on ne se contente pas de piloter les petits chasseurs : on prend les commandes des immenses vaisseaux capitaux, ces mastodontes qui structurent la bataille. On peut incarner l'infanterie, sauter dans un mech, piloter un chasseur ou tenir la barre d'un croiseur, et cette liberté d'échelle est tout simplement grisante.

Le jeu ajoute par-dessus une couche de commandement qui achève de le distinguer. On peut diriger toute son équipe ou se contenter de mener son escouade, donner des ordres, coordonner une offensive, jouer le stratège autant que le troufion. C'est une sandbox militaire au sens plein, où chacun choisit le rôle qu'il veut tenir dans une bataille bien plus grande que lui. Personne d'autre ne propose exactement ça, et c'est pour cette raison qu'Angels Fall First a survécu dix ans : parce que son fantasme n'a jamais eu de véritable concurrent.

Angels Fall First, du poste de commandement à la fusillade d'infanterie dans les coursives

Une sandbox qu'on savoure, ou qu'on subit

Il faut être franc sur la nature de l'expérience. Angels Fall First est une sandbox, avec tout ce que ça implique de génial et de bancal. Quand tout s'aligne, quand une bataille bascule parce qu'on a mené l'abordage d'un vaisseau ennemi au bon moment, c'est une sensation qu'aucun autre jeu ne procure. On y joue en solo contre des bots, ou en multijoueur, et cette souplesse permet de goûter au concept même quand les serveurs sont clairsemés, ce qui, pour un jeu de cette confidentialité, est loin d'être un détail. La 1.0 vient couronner cette décennie de travail et donner enfin un point final à un projet qui semblait ne jamais devoir aboutir.

Mais la même communauté qui adore le jeu ne cache pas ses frustrations, et il faut les entendre. Dix ans d'accès anticipé n'ont pas gommé toutes les aspérités : certains trouvent l'exécution encore rugueuse, les combats spatiaux en trois dimensions restent difficiles à rendre parfaitement lisibles, et plus d'un joueur a rebondi sur le jeu, séduit par l'idée mais dérouté par la réalité. C'est le paradoxe de ces sandbox ultra-ambitieuses : elles offrent des moments que rien d'autre ne peut offrir, au prix d'une constance et d'un poli qu'elles n'atteignent jamais tout à fait.

Le poids des dix ans

Impossible de tester ce jeu sans convoquer son histoire, parce qu'elle conditionne tout. Sortir d'un accès anticipé aussi long, c'est à la fois un exploit et un aveu. Un exploit, parce qu'un studio minuscule a tenu la barre d'un projet démesuré pendant une décennie sans jamais l'abandonner, ce qui force le respect. Un aveu, parce que dix ans plus tard, certains défauts qui frustraient déjà les premiers joueurs sont encore là, preuve que l'ambition du jeu dépassait peut-être les moyens de ceux qui la portaient. On admire l'entêtement autant qu'on constate ses limites.

Reste la question de la vie du jeu. Un titre de cette niche vit ou meurt sur sa communauté, et celle d'Angels Fall First est passionnée mais restreinte. La présence de bots sauve l'expérience solo et garantit qu'on pourra toujours goûter au concept, mais qui cherche des batailles multijoueurs bondées à toute heure risque d'être déçu. C'est un jeu culte au sens le plus littéral : adoré par les rares qui l'ont adopté, ignoré par la masse, et probablement condamné à le rester malgré cette 1.0 méritée.

Angels Fall First, mechs, chasseurs et infanterie dans une même sandbox militaire

Ce qu'on retient

Angels Fall First est un objet rare, de ceux qu'on défend pour leur ambition folle avant même de parler de leur exécution. Offrir dans un seul jeu le commandement d'une flotte, le pilotage des plus gros vaisseaux et la fureur des combats d'infanterie, c'est un fantasme que même les grosses productions n'ont jamais osé assumer aussi pleinement, et le voir enfin atteindre sa 1.0 après dix ans est une belle histoire. Pour qui rêve d'un Battlefront sans limites, où l'on choisit vraiment son échelle et son rôle, il n'existe tout simplement aucune alternative.

Mais il faut aimer les diamants bruts. Dix ans d'accès anticipé n'ont pas suffi à polir toutes les aspérités, la sandbox se subit autant qu'elle se savoure, et sa communauté confidentielle limite l'expérience multijoueur. C'est un jeu qu'on recommande les yeux ouverts, en sachant qu'on troque le vernis contre des sensations que rien d'autre ne procure. Ce n'est pas le jeu le plus abouti de l'année, mais c'est peut-être l'un des plus singuliers, et cette singularité vaut largement qu'on lui pardonne ses rugosités.

Verdict

Le fantasme du Battlefront spatial total, du pont de commandement à la coursive, enfin abouti après dix ans : unique, grisant, encore rugueux, et sans le moindre équivalent.

Points forts :

  • Une liberté d'échelle unique, du commandement de flotte au combat à pied
  • Le pilotage des immenses vaisseaux capitaux, que même Battlefront n'osait pas
  • Une vraie sandbox militaire jouable en solo contre des bots ou en multi
  • Un concept sans concurrent, qui explique dix ans de survie

Points faibles :

  • Une exécution encore rugueuse malgré une décennie d'accès anticipé
  • Des combats spatiaux en 3D pas toujours lisibles
  • Une communauté confidentielle qui limite l'expérience multijoueur

Testé sur PC.

Communauté

--/100

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