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Le premier Final Fantasy en HD-2D, avec Gilgamesh, un Colisée, l'Ultima Weapon, et des Visions tirées des anciens épisodes.
Alexandrosse
Square Enix pose une question dans sa propre description, et je la trouve plus intéressante que la plupart des arguments de vente.
Et si Final Fantasy avait continué à repousser les limites du pixel art ?
C'est une bonne question. Entre Final Fantasy VI en 1994 et Final Fantasy VII en 1997, la série a changé de dimension et n'est jamais revenue. Resonance propose de regarder la branche qui n'a pas été prise.

Sortie le 22 octobre, à 49,99 €. Pas de note aujourd'hui.
C'est le premier Final Fantasy à rejoindre la gamme HD-2D.
Pour ceux qui n'ont pas suivi : le HD-2D est le style que Square Enix a mis au point pour Octopath Traveler, avec des sprites en deux dimensions posés dans des décors en trois dimensions, de la profondeur de champ et des éclairages modernes. Ça donne cette impression très particulière de diorama éclairé à la bougie.
Le studio promet des angles de caméra dynamiques et des modèles pixelisés en trois dimensions.
Ce qui m'intéresse, c'est que le HD-2D a d'abord été utilisé pour des séries neuves ou pour des remakes de jeux Dragon Quest. L'appliquer à un Final Fantasy inédit, c'est en faire autre chose qu'un exercice de nostalgie : c'est proposer une esthétique pour la suite plutôt que pour le passé.
Un tour par tour stratégique, et le système décrit est clair.
On exploite les faiblesses ennemies pour les mettre en état de rupture, ce qui brise leurs défenses et vous donne des tours supplémentaires. Puis on enchaîne avec des attaques dites de Résonance.
Si vous avez joué à Octopath ou à Bravely Default, vous reconnaissez la famille : briser une garde pour gagner de l'initiative, puis convertir cette initiative en dégâts massifs. C'est un bon système, lisible et tendu, qui récompense l'identification des faiblesses plutôt que l'empilement de statistiques.
Voilà l'idée que Square Enix met en avant, et elle est maligne.
Vous renforcez votre équipe avec des Visions, décrites comme des échos de personnages aimés de Final Fantasy, qui combattent à vos côtés avec leurs propres compétences.
Autrement dit : un jeu inédit, avec ses propres héros liés par le destin, et par-dessus un système qui vous laisse invoquer la série entière.
C'est un fan service structuré en mécanique plutôt qu'en caméo. La différence est importante : un clin d'œil s'use en deux secondes, un personnage qu'on intègre à sa composition d'équipe dure cinquante heures.

Square Enix nomme précisément ce qu'il y a à côté de l'histoire, ce qui est rare et appréciable.
Gilgamesh, le maître d'armes errant, est là. Pour les anciens, c'est à peu près la meilleure nouvelle possible : le personnage le plus drôle de la série, celui qui vous poursuit d'épisode en épisode en cherchant Excalibur et en tombant sur Excalipoor.
Un Colisée avec des monstres dangereux et des récompenses à la hauteur.
La Chambre des Armes, où des adversaires redoutables sont scellés dans des armes légendaires.
Et un affrontement contre l'Ultima Weapon.
Ajoutez les vaisseaux volants, les cristaux, les Espers et les Mogs tissés dans l'histoire, et vous avez le vocabulaire complet de la série classique.
Square Enix, avec LANCARSE.
Ce second nom mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il dit quelque chose du jeu. LANCARSE est un studio japonais qui a travaillé sur des jeux de rôle au tour par tour exigeants, avec un goût prononcé pour les systèmes de combat denses.
Voir ce nom sur un Final Fantasy en pixel art, c'est un indice sur le niveau d'exigence mécanique visé. Ce n'est pas une garantie, mais ce n'est pas rien.

Que le HD-2D ne mange pas la lisibilité. Le style est magnifique en captures et il a un défaut connu : la profondeur de champ floute les bords, et dans un jeu où l'on cherche des coffres et des passages, ça peut cacher la carte.
Que les Visions ne remplacent pas les personnages du jeu. Si les héros inédits sont moins intéressants que les invités, l'histoire perd son centre. C'est le piège classique du fan service bien intégré.
Et le prix. 49,99 € pour un jeu Square Enix, c'est en dessous du tarif d'un gros épisode, ce qui situe le projet : un titre important mais pas un épisode numéroté.

Je vais être honnête sur mon biais : j'ai joué aux Final Fantasy en pixel art avant d'avoir joué aux autres, et l'idée d'une version de cette série qui n'aurait jamais tourné à la polygonale me touche plus qu'elle ne devrait.
Mais il y a un vrai argument derrière la nostalgie. Les meilleurs épisodes classiques tenaient sur des systèmes de combat lisibles et des mondes qu'on parcourait en entier. Si Resonance retrouve ça avec les outils de 2026, il n'aura pas besoin de nous rappeler le passé pour être bon.
On y revient avec une note le 22.
Votre meilleur souvenir de Gilgamesh ? Il y a forcément une histoire d'Excalipoor, racontez-la sur le Discord d'InsertCoins.
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