
Total War: SHOGUN 2 Complete Edition : on ressort le meilleur Total War et on lui ajoute 50 factions
Passage en 64 bits, support des mods intégré, doublage japonais complet, et plus de cinquante factions mineures devenues jouables.

Vous êtes un chien de berger dans le nord sauvage. Vous voyez le monde par le mouvement, l'odeur et l'instinct, et vous rassemblez un troupeau.
Alexandrosse
La fiche de Hubert se termine par une phrase que j'ai relue trois fois avant de comprendre qu'elle était sérieuse.
Une histoire d'amitié, de bravoure, et d'aboiements sur des moutons.
Il n'y a rien à ajouter. Mais je vais quand même, parce qu'il y a plus là-dedans qu'une blague de chien.

Le jeu n'a pas encore de date de sortie ferme. Pas de note.
Vous êtes Hubert, un chien de berger loyal, lâché dans la nature sauvage du grand nord.
Et le studio insiste sur un détail que je trouve déterminant : Hubert voit le monde par le mouvement, l'odeur, l'instinct et la curiosité.
C'est une déclaration d'intention, pas une ligne d'ambiance. Faire un jeu du point de vue d'un chien demande de renoncer à à peu près tout ce dont les jeux d'aventure se servent pour vous guider : la carte, le marqueur d'objectif, le journal de quêtes, le dialogue.
Un chien ne lit pas de panneau. Il sent, il entend, il voit bouger quelque chose au loin, et il y va.
Si Brocap Studio tient ce point de vue jusqu'au bout, on tient un jeu d'exploration dont la lecture du monde est entièrement différente. S'il le lâche pour mettre une boussole en haut de l'écran, ce sera un jeu d'aventure sympathique avec un chien dedans.
C'est la seule chose qui compte, et c'est précisément ce qu'une fiche ne peut pas vous dire.
La mission est concrète : rassembler un troupeau de moutons dispersé, à travers une nature superbe, en affrontant des intempéries, des terrains traîtres et des dangers cachés.
Le studio parle d'une mécanique de conduite de troupeau particulière, vécue du point de vue d'un chien de travail.
Et c'est un très bon sujet de jeu, pour une raison simple : conduire un troupeau n'est pas un problème de force, c'est un problème de pression.
Un chien de berger ne pousse pas les moutons. Il se place. Il avance de trois mètres au bon endroit, et quarante animaux se déplacent. S'il avance trop, le troupeau se disperse et tout est à refaire.
C'est une mécanique de positionnement et de retenue, et je ne connais presque aucun jeu qui l'ait traitée sérieusement. Celui qui y arrivera tiendra quelque chose que personne d'autre n'a.

Hubert n'est pas seul. Il y a Lily, une gamine à l'esprit vif qui vient de convaincre le fermier le plus revêche de la vallée de leur donner du travail.
Leur relation grandit à travers des routines partagées, des petits moments, et une confiance tranquille. Et le studio précise que, à mesure que le monde change autour d'eux, ce lien est mis à l'épreuve de façon subtile, ce qui façonne la manière dont Hubert voit le monde et les raisons qu'il a de continuer.
C'est une construction narrative intelligente, parce qu'elle règle le problème du personnage muet : vous ne pouvez pas parler, mais quelqu'un parle à côté de vous, et votre rapport à cette personne est l'histoire.
Les jeux qui ont réussi à raconter quelque chose du point de vue d'un animal ont presque tous fait ça : ils ont mis un humain à côté.

Que l'instinct ne devienne pas une surcouche d'interface. Beaucoup de jeux annoncent qu'on perçoit le monde par l'odorat et finissent par afficher des traînées colorées à suivre, ce qui est exactement le marqueur d'objectif qu'on prétendait éviter. La différence entre les deux approches fait tout.
La répétition. Rassembler des moutons est une mécanique excellente et elle peut lasser. Il faudra que le terrain, la météo et les dangers inventent de vrais problèmes, sinon on fait dix fois le même pré.
Et la durée du voyage. La fiche parle d'un conte d'amitié et de bravoure, ce qui annonce un récit avec une fin. C'est rassurant : les jeux de ce registre se perdent quand ils veulent devenir des bacs à sable.

J'ai un faible pour les jeux qui choisissent un point de vue impossible et s'y tiennent. Il y a eu un jeu où l'on était un chat dans une ville de robots, un autre où l'on était une oie insupportable, et tous les deux fonctionnaient parce qu'ils refusaient de nous rendre humains pour notre confort.
Un chien de berger qui ne comprend pas tout, qui suit une odeur, et qui a un travail à faire pour une gamine qui compte sur lui, c'est le genre de proposition qui peut être très belle ou complètement ratée. Il n'y a pas d'entre-deux.
On en reparle avec une note quand une date sera annoncée.
Vous avez un jeu où vous incarnez un animal qui vous a marqué ? La liste est courte et on veut l'allonger sur le Discord d'InsertCoins.
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