INSERTCOINS.press
Legion Breaker : un sort, puis une armée, puis plus rien qui tienne debout en face
Tests
Test
Note6/10

Legion Breaker : un sort, puis une armée, puis plus rien qui tienne debout en face

Cinq euros soixante-quinze pour une montée en puissance assumée : on commence avec un sort et on finit avec une armée sainte.

A

Alexandrosse

·6 min de lecture

Note InsertCoins.press

6/10

Verdict

Mitigé

Legion Breaker coûte 5,75 €, et sa fiche promet une seule chose : commencer avec un unique sort et finir avec une armée sainte qui se bat à vos côtés.

Il y a une honnêteté dans cette simplicité que je trouve reposante, dans un automne où tout le monde vend des moteurs narratifs et des arbres de compétences transversaux.

Legion Breaker, le sorcier et son armee

La boucle

Vous commencez avec un sort. Vous tuez des squelettes. Vous gagnez de l'or.

Avec cet or, vous débloquez de nouvelles magies et vous levez une armée sainte. Chaque amélioration rend votre sorcier et vos troupes plus forts, pendant que les champs de bataille s'élargissent et deviennent plus dangereux.

En face, les légions du Roi Nécromancien, qui grossissent aussi, et des boss à abattre.

C'est tout. Et c'est très exactement ce que le genre demande.

Ce qui le distingue des autres jeux de horde

Une chose : votre armée est à vous.

Dans la plupart des jeux de survie contre la horde, vous êtes seul face à la marée. Les améliorations augmentent vos dégâts, votre cadence, votre zone. La puissance reste une statistique de votre personnage.

Ici, vous recrutez des troupes saintes et vous renforcez leurs rangs au fil de la campagne. Elles se battent à vos côtés, elles retiennent les morts-vivants, et elles ajoutent leur puissance à chaque bataille.

Ce qui change deux choses.

Votre position compte. Il faut se tenir là où vos troupes tiennent, et vos troupes tiennent là où vous les avez placées. Vous n'êtes plus un point mobile, vous êtes le centre d'une ligne.

Et la mort de vos troupes est un reproche. Dans un jeu solo, perdre de la vie est une sanction abstraite. Perdre une unité que vous avez payée et renforcée pendant trois batailles, c'est autre chose.

Le jeu vous demande de combiner vos troupes avec des sorts élémentaires et arcaniques pour percer des légions qui grossissent. C'est une boucle de composition, pas seulement d'empilement.

Legion Breaker, une bataille

L'arbre de compétences

C'est là que va votre or, et le jeu insiste sur un point qui mérite d'être relevé : chaque amélioration crée une différence visible sur le champ de bataille.

Les attaques deviennent plus fortes, couvrent plus de terrain, détruisent des groupes plus larges à mesure que votre construction se développe.

Ça paraît évident. Ça ne l'est pas du tout, et j'en ai eu la démonstration cette semaine même en écrivant sur un autre jeu du genre, dont les joueurs se plaignaient précisément de ne jamais sentir leurs améliorations.

Un jeu de progression doit se voir. Promettre explicitement que chaque achat change l'image à l'écran, c'est avoir compris pourquoi les gens relancent.

Les réserves, et elles sont honnêtes

Quatre avis. Le jeu est sorti il y a quelques heures. Je ne vais pas vous raconter que j'ai une lecture de sa réception.

Ce qui est mesurable, c'est que plus de sept cents personnes y jouent en même temps le jour de la sortie, ce qui est beaucoup pour un jeu à moins de six euros d'un studio que personne ne connaît.

La profondeur est l'inconnue. Un arbre décrit comme massif ne dit rien de ses embranchements. Est-ce que vous choisissez entre des directions incompatibles, ou est-ce que vous achetez tout dans l'ordre que vous voulez ? La différence entre les deux fait toute la rejouabilité, et elle ne se voit pas sur une fiche.

Et la durée. À ce prix, personne ne vous promet cent heures. Si le jeu tient dix ou quinze heures avant de se répéter, le contrat est rempli. Au-delà, ce sera un bonus.

Legion Breaker, le Roi Necromancien

Ce que j'en pense, à chaud et en l'assumant : c'est un jeu de fin de journée.

Pas celui dont on parlera dans six mois, pas celui qu'on recommandera à quelqu'un qui cherche son prochain grand titre. Celui qu'on lance à vingt-deux heures pour tuer des squelettes pendant quarante minutes en regardant son armée grossir, et qu'on referme sans culpabilité.

Il y a de la place pour ça, et il y en a moins qu'on ne croit à ce prix-là.

Legion Breaker, l arbre de competences

Vous avez une construction qui efface l'écran en une seconde ? C'est tout ce qu'on demande, montrez-la sur le Discord d'InsertCoins.

Communauté

--/100

Votre note

Publicité

Commentaires

Chargement des commentaires...