
Barfender : mon ami idiot a bu toutes les bières
Un bar coopératif qui s'effondre pendant que vous servez. 98 % d'avis positifs, et une des rares fois où le chaos est le sujet.

Un Risk of Rain 2 à la première personne, à moins de dix euros. L'idée est bonne, la stabilité n'a jamais suivi.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
6/10
Verdict
Mitigé
Un joueur a résumé Revenge of the Mage en une phrase que je trouve parfaite dans sa cruauté : ce jeu est idéal pour perdre son temps et ne faire aucun progrès.
Il parlait des plantages. Il avait planté deux fois et gelé trois autres fois en deux heures.
Et pourtant, il reste du bon là-dedans, et c'est pour ça que l'article vaut la peine.

Un roguelite d'action à la première personne, sorti en accès anticipé en janvier 2025 et passé en version 1.0 hier.
L'idée tient en une image : au lieu de regarder un personnage lancer des sorts depuis le ciel, la caméra descend dans la capuche du mage. Vous voyez la destruction de vos propres yeux.
Vous choisissez un Ancêtre, chacun avec ses pouvoirs élémentaires, et vous en débloquez d'autres en jouant. À chaque montée de niveau, on vous propose des cartes parmi plus de trente, améliorables plusieurs fois.
La référence que les joueurs citent spontanément est la bonne : un joueur avec douze heures écrit que c'est comme jouer à Risk of Rain 2 à la première personne, et il a raison. Même sensation d'empilement de pouvoirs jusqu'à l'absurde, mais vue de l'intérieur.
Il y a aussi de la construction de deck, de la fabrication d'équipement et des améliorations permanentes.
À 9,69 €.
Les joueurs qui aiment ce jeu disent tous la même chose, et c'est cohérent.
Le mouvement est bon. Un joueur à quinze heures, pourtant devenu critique, le reconnaît : la mobilité est agréable et les sorts, bien que simples, sont assez solides pour être amusants.
La densité est au rendez-vous. Variété des niveaux, quantité d'ennemis, et cette montée en puissance où l'on finit par nettoyer un écran entier d'un geste.
Et le rapport contenu-prix est excellent. Un joueur britannique le dit sans détour : pour quatre livres, on ne peut pas avoir plus de contenu, et le jeu tourne parfaitement chez lui, il ne comprend pas de quoi les autres se plaignent.
Retenez cette dernière phrase, parce qu'elle est le cœur du problème.

155 avis positifs sur 195. Et les reproches ne sont pas des impressions, ce sont des listes.
Les plantages et les gels. Plusieurs joueurs décrivent la même chose : le jeu se fige au milieu d'un combat, souvent après une quinzaine de minutes, et il faut forcer la fermeture. Dans un roguelite, où la partie est l'unité de progression, un gel à la quinzième minute n'est pas un désagrément, c'est la perte de tout.
Un joueur le formule très bien : même s'il y a du potentiel, on ne peut pas en profiter si chaque manche est un pile ou face entre finir et planter.
L'optimisation. Elle revient dans presque tous les avis négatifs, et dans certains avis positifs.
Les récompenses qui disparaissent. Un joueur signale des butins effacés après une partie. C'est le pire bug possible dans ce genre.
Et une carte qui désactive votre personnage. Le même joueur raconte qu'une amélioration de plus 140 % de vitesse de rechargement l'a rendu incapable de recharger. Un bonus si fort qu'il casse la mécanique qu'il améliore, c'est le genre de chose qui arrive quand on ajoute des cartes sans tester les extrêmes.

Ceux-là ne se corrigent pas avec un correctif, et ils méritent d'être posés.
On ne vise pas ses grosses capacités. Un joueur au clavier et à la souris explique qu'il n'a aucun moyen de contrôler ses ultimes ou ses attaques de zone : on les active et on espère qu'elles tombent là où on voulait. Dans un jeu à la première personne, dont tout l'argument est de vous mettre dans la capuche, ne pas pouvoir viser ses sorts les plus spectaculaires est une contradiction.
Et la progression ne se sent pas. Un joueur pose la question frontalement : les développeurs doivent décider si c'est un roguelike ou un roguelite. Il explique qu'il y a bien des améliorations permanentes, mais qu'elles sont si peu marquantes qu'on ne se sent jamais devenir plus fort entre deux parties.
C'est le reproche le plus sérieux, parce qu'il touche la raison pour laquelle on relance. Un autre joueur dit la même chose autrement : les améliorations de départ sont insignifiantes pour un nouveau venu qui aurait justement besoin d'un coup de pouce.
Les commandes à la manette sont jugées mauvaises, ce qui est une ligne qu'on lit rarement aussi sèchement.

Il y a deux Revenge of the Mage, et c'est visible dans les avis.
Celui qui tourne, chez les gens dont la machine s'entend bien avec lui, est un petit roguelite de tir généreux et plaisant à moins de dix euros, que des joueurs ont poussé jusqu'à vingt-cinq heures.
Et celui qui gèle à la quinzième minute, chez d'autres, et qui leur a volé une année d'essais répétés. Le joueur qui y revient depuis mars 2025 en répétant que le jeu a du potentiel décrit exactement ça : une attente qui n'en finit pas.
Passer en 1.0 après presque deux ans, c'est annoncer que l'attente est terminée. Les retours des derniers jours disent que pour une partie des joueurs, elle ne l'est pas.
À ce prix, c'est un pari raisonnable si vous acceptez de le tester dans les deux heures de remboursement. Lancez-le, faites trois parties complètes, et regardez si votre machine fait partie des chanceuses.
Vous avez tiré une carte qui a cassé votre propre personnage ? C'est une catégorie à part entière sur le Discord d'InsertCoins.
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Les auteurs de Knights of Pen & Paper reviennent avec un donjon où l'on revient camper, cuisiner, et débloquer des recettes qui changent vos stats.