INSERTCOINS.press
Wildaria : un lasso, une monture, et un choix entre la civilisation et la nature
Previews
Preview

Wildaria : un lasso, une monture, et un choix entre la civilisation et la nature

On apprivoise n'importe quel animal au lasso, on le monte au combat, et la quête principale vous demande de choisir un camp.

A

Alexandrosse

·6 min de lecture

Il y a deux façons de lire la fiche de Wildaria.

La première, c'est de compter les cases cochées : monde procédural infini, création de personnage, arbre de compétences, combat avec esquive et barre de mana, compagnons à monter, quêtes, commerce. On a déjà lu cette liste cent fois cette année.

La deuxième, c'est de s'arrêter sur une ligne au milieu, et c'est celle qui m'a fait écrire cet article.

Wildaria, l exploration du monde

Le jeu entre en accès anticipé aujourd'hui. Pas de note.

La ligne en question

« La quête principale dépeint la lutte entre la civilisation et la nature, à travers des choix qui mènent à différents combats de boss et à différentes allégeances. Ces choix finiront par avoir un impact sur le monde de Wildaria. »

Dans un jeu de survie et d'exploration procédural, c'est inattendu.

Le genre fonctionne presque toujours de la même manière : le monde est un décor neutre, vous êtes le seul acteur, et vous le grattez jusqu'à l'avoir vidé. Il n'y a pas de camp à prendre, parce qu'il n'y a personne d'autre.

Annoncer une tension entre civilisation et nature, avec des allégeances et des boss différents selon le camp, c'est dire que le monde a une opinion sur ce que vous lui faites. Et dans un jeu où l'on passe son temps à couper, miner et apprivoiser, c'est un sujet plutôt qu'un habillage.

Reste à savoir si le jeu va au bout. C'est très facile à écrire sur une fiche et très difficile à tenir dans un monde généré, où le contenu scénarisé coûte cher et où il est tentant de réduire le choix à deux lignes de dialogue et un boss différent au bout.

Le lasso

L'autre chose qui sort du lot, c'est la manière d'obtenir ses compagnons.

On apprivoise n'importe quel animal via un mini-jeu de lasso. Ensuite on le fait monter en niveau, on le monte au combat, et il se bat à vos côtés. Avec, en prime, des capacités élémentaires.

J'aime beaucoup ce choix, pour une raison précise : apprivoiser demande un geste. Dans la plupart des jeux du genre, on donne de la nourriture à une créature et on attend une barre. Ici, il y a une action à réussir, donc une compétence, donc un échec possible.

Et ça change le rapport à la bestiole. On ne la ramasse pas, on l'attrape.

Wildaria, un compagnon a monter

Le reste

Cinq espèces fantastiques à la création, avec visages, coiffures et morphologies, puis une montée en niveau et une spécialisation de classe dans un arbre de compétences.

Un combat qu'on annonce rapide et dynamique, avec plusieurs types d'armes, une esquive avec ruée, et un système de capacités chargées à la mana. Les ennemis ont des comportements et des capacités élémentaires propres.

Des biomes générés à l'infini, peuplés de créatures, de villageois et d'éléments naturels, avec des secrets à trouver. Des villages et des camps de bandits.

C'est beaucoup. C'est même peut-être trop pour un studio de cette taille, et c'est la réserve principale.

Wildaria, un combat

Ce qui m'inquiète

L'infini procédural est un piège. Un monde sans fin est un monde sans lieux. Quand tout est généré, rien n'est mémorable, et les jeux qui survivent à ce choix sont ceux qui posent des endroits faits à la main au milieu du bruit. On ne sait pas encore si Wildaria en a.

La combinaison est ambitieuse. Création de personnage, classes, combat nerveux, apprivoisement, montures, quêtes à embranchements, commerce, monde infini. Chacun de ces systèmes est un jeu à lui seul. Les faire tenir ensemble et bien, c'est le travail de plusieurs années.

Et c'est un accès anticipé. Avec tout ce que ça implique : jugez ce qui est là, pas la feuille de route.

Wildaria, un village

Je retiens le lasso et la question du camp à choisir. Ce sont deux idées qui donnent une personnalité à un projet qui, sans elles, serait un de plus.

Si le studio tient la promesse des allégeances, il y a ici quelque chose que les gros noms du genre ne proposent pas : un monde ouvert qui vous demande de décider ce que vous lui voulez.

Vous avez déjà apprivoisé une monture ridicule dans un jeu ? On veut la photo sur le Discord d'InsertCoins.

Communauté

--/100

Votre note

Commentaires

Chargement des commentaires...