
Ace Combat 8 : sept ans d'attente et, pour la première fois, un hall en ligne
Trente ans de série, sept ans sans épisode numéroté, et une base aérienne où l'on se croise avec son avatar avant de décoller.

Des arènes reconstituées avec Rome, Capoue et Pompéi, et une pré-alpha qui le dit elle-même sur sa fiche. Rare et à souligner.
Alexandrosse
Commençons par ce qui m'a fait écrire cet article, et ce n'est pas le gladiateur.
C'est que sur sa propre page de vente, le studio écrit « stade pré-alpha » en gras, puis liste exactement ce qui existe et ce qui n'existe pas.
Dans un secteur où l'accès anticipé sert trop souvent de paravent, voir quelqu'un détailler l'état réel de son jeu avant de prendre votre argent, ça mérite d'être salué avant toute critique.

Entrée en accès anticipé annoncée pour le 31 octobre. Pas de note aujourd'hui.
Je recopie, parce que c'est l'information la plus utile de tout l'article.
Les modes local et multijoueur sont fonctionnels. Le mode histoire est prévu pour plus tard. Le jeu compte cinq personnages avec une personnalisation partielle, encore en développement, et six environnements. De nombreux aspects seront retravaillés lors de la phase suivante, et des correctifs réguliers sont annoncés.
Voilà. Vous savez ce que vous achetez le 31 octobre, et c'est plus que ce que la plupart des pages Steam vous disent.
C'est la partie qui donne au projet son identité, et elle est inhabituelle.
Le studio indépendant Survival Player annonce avoir travaillé en partenariat avec les départements d'archéologie et des reconstituteurs de Rome, de Capoue et de Pompéi.
Ces trois villes ne sont pas prises au hasard. Capoue, c'est l'endroit où Spartacus était esclave gladiateur et où la révolte a commencé, et son amphithéâtre est l'un des plus grands qui subsistent. Pompéi a son amphithéâtre, le plus ancien connu en pierre, conservé parce que la ville a été ensevelie. Rome, on ne la présente pas.
Donc des arènes inspirées de lieux réels, des personnages et un combat conçus à partir de recherches historiques. Les reconstituteurs sont la partie la plus intéressante du dispositif : ce sont les gens qui savent ce que pèse un bouclier, comment on tient un gladius, et à quelle vitesse on se fatigue sous un casque.
Si cette collaboration se traduit en mécanique de combat plutôt qu'en documentation, ça peut donner quelque chose de réellement distinct. Si elle ne se traduit qu'en décors, ce sera un argument marketing de plus.

Un système en temps réel, décrit comme brutal et dynamique, avec de la personnalisation d'armes et d'armures, et plusieurs styles de combat à maîtriser, ces derniers étant eux aussi en cours de développement.
C'est très peu d'informations, et c'est normal à ce stade.
Le mot qui m'intéresse, c'est styles de combat. Le monde des gladiateurs reposait sur des types d'armement très codifiés, qu'on opposait les uns aux autres selon des règles : le rétiaire avec son filet et son trident contre le sécuteur avec son grand bouclier et son casque lisse, par exemple. Chaque paire était un problème tactique différent, avec un avantage et une faiblesse.
Un jeu qui bâtirait son équilibrage là-dessus, plutôt que sur des classes inventées, aurait quelque chose que personne d'autre n'a. C'est exactement le genre de chose qu'un partenariat avec des reconstituteurs est censé apporter.

Cinq personnages et six environnements, c'est très peu. C'est honnêtement annoncé, mais le fait de l'annoncer ne change pas la quantité de contenu. Si vous achetez le 31 octobre, vous achetez une promesse et un accès à la phase suivante, pas un jeu.
L'absence de mode histoire est structurante. Pour un jeu qui s'appelle Spartacus et qui vend une reconstitution historique, la campagne n'est pas une option, c'est la raison d'être. En l'état, c'est une arène de combat avec un nom célèbre dessus.
Et un jeu de combat vit sur sa population. Le multijoueur est fonctionnel, dit la fiche. Encore faut-il qu'il y ait du monde dedans, et c'est le problème de tous les petits jeux d'arène, quelle que soit leur qualité.

Je garde ça en vue, pour une raison simple : le monde des gladiateurs est un décor que tout le monde connaît et que presque personne n'a traité sérieusement. On a eu des jeux d'arène, des hack and slash romains, et très peu de choses qui se sont demandé comment on se battait vraiment dans ces amphithéâtres.
Un petit studio qui va frapper à la porte d'archéologues pour le découvrir, c'est la bonne méthode. Reste à transformer la documentation en jeu, et c'est de très loin la partie la plus difficile.
Vous connaissez un jeu qui a bien traité les gladiateurs ? On cherche encore, dites-le sur le Discord d'InsertCoins.
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