
Star Wars: Galactic Racer : ce n'est pas la suite de Podracer, c'est la suite de Burnout
Fait par l'ancien patron de Criterion. On attendait 1999 sur Nintendo 64, on reçoit un Burnout en roguelite. Et c'est très bon.

Le ramjet, la chaleur, les planètes qui changent votre thermique et la règle d'or des pièces : ne construisez jamais large.
Alexandrosse
Galactic Racer explique très mal la seule chose qu'il fallait expliquer : sa chaleur.
La plupart des gens qui abandonnent dans les deux premières heures ne conduisent pas mal. Ils utilisent le ramjet comme un boost normal, ils explosent, et ils en concluent que le jeu triche.
Voici ce qu'il fallait savoir.

C'est la base, et tout le reste en découle.
L'afterburner. Puissance modérée, réserve qui se remplit toute seule, propre temps de recharge, déployable dès qu'il est disponible. Aucun risque. C'est votre outil de tous les jours : sorties de virage, dépassements courts, rattrapage d'une erreur.
Le ramjet. Beaucoup plus puissant. Il ne devient disponible qu'une fois que vous roulez assez vite, donc il ne vous sauvera jamais d'un départ raté ni d'un mur. Il se coupe manuellement, et c'est là tout le problème : tant que vous ne lâchez pas, il chauffe. Si vous laissez monter la chaleur jusqu'au bout, votre véhicule explose.
La règle du débutant : le ramjet se déclenche sur les lignes droites et se coupe avant l'entrée du virage, pas pendant.
Deux raisons. D'abord parce que vous aurez les mains occupées dans la courbe et que c'est exactement le moment où l'on oublie de lâcher. Ensuite parce que la chaleur accumulée ne disparaît pas instantanément : elle vous suit dans le virage suivant, et c'est la deuxième ligne droite qui vous tue, pas la première.
Voilà la mécanique que personne ne voit venir et qui change tout votre pilotage.
Le climat du circuit modifie votre thermique.
Jakku est chaude. Le ramjet y est nettement plus dangereux. Chaînes courtes, coupures fréquentes. C'est la planète où l'on gagne en étant discipliné, pas en étant rapide.
Ando Prime est froide. Vous tenez le ramjet beaucoup plus longtemps. C'est le circuit où vous pouvez vous permettre les grandes chaînes, et c'est là que vous rattraperez le temps perdu ailleurs.
Sur Lantaana, l'eau refroidit. Passer dans l'eau n'est donc pas une perte de vitesse à éviter systématiquement, c'est parfois une remise à zéro de votre jauge. Apprenez à l'utiliser comme un point de refroidissement volontaire.
Préparez-vous avant la planète acide. C'est un conseil qui circule chez les joueurs du mode tournoi multijoueur, et il est simple : mettez des points dans la résistance avant d'y arriver. L'endurance de votre engin y compte davantage que votre vitesse de pointe.
Le réflexe à prendre : regardez la planète avant de choisir votre construction, pas l'inverse. Une bonne construction sur Jakku est une mauvaise construction sur Ando Prime.

Publicité
C'est le conseil le plus important de ce guide, et c'est celui que tout le monde ignore à sa première partie.
Les pièces de Galactic Racer ne sont pas des pourcentages à empiler. Ce sont des bonus, des malus, des effets d'état et des déclencheurs conditionnels.
Conséquence directe : une construction qui fait un peu de tout ne fait rien. Les combinaisons qui fonctionnent sont celles qui choisissent un axe et qui l'assument jusqu'au bout.
L'exemple que je trouve le plus parlant, et qui circule déjà chez les joueurs, mérite d'être détaillé parce qu'il vous apprend à penser comme le jeu.
Il existe une capacité, Supercooled Vent, qui inflige l'état Gelé à votre propre véhicule. Lu comme ça, c'est un malus qu'on refuse. Sauf que, gelé, vous pouvez utiliser le ramjet sans générer de chaleur. Vous venez de supprimer la seule limite du jeu.
Reste à payer l'addition : vous empilez ensuite des pièces de résistance au gel et de protection contre le froid pour annuler les inconvénients de votre propre malus.
Retenez le raisonnement plus que l'exemple : cherchez la pièce qui casse une règle, puis achetez tout ce qui compense le prix à payer. C'est le cœur de la construction dans ce jeu.
Après chaque épreuve, vous dépensez vos crédits sur une sélection aléatoire d'améliorations et de pièces.
Trois principes pour ne pas gâcher un run.
1. N'achetez pas la pièce la plus chère, achetez celle qui parle à votre axe. Une pièce moyenne qui complète votre combinaison vaut mieux qu'une excellente pièce isolée.
2. Améliorez vos deux boosts séparément, et pas également. Ils sont améliorables indépendamment. Si votre style est fait de petites relances, montez l'afterburner. Si vous visez les longues chaînes, montez le ramjet et tout ce qui touche à la dissipation de chaleur.
3. Gardez de la résistance. Vous êtes dans un jeu où les adversaires vous percutent volontairement. Un engin rapide et fragile perd ses courses dans le décor, pas sur le chronomètre. La survie compte autant que le temps au tour.

Quatre familles, avec des physiques réellement différentes.
Landspeeder. Le polyvalent. Commencez par là. Il pardonne, il encaisse, et il vous laisse apprendre la thermique sans gérer en plus une tenue de route capricieuse.
Speeder bike. Vitesse et agilité contre solidité. Grisant, et exactement le mauvais choix pour vos premières heures dans un jeu où l'on vous rentre dedans.
Skim speeder. Spécialisé dans le rasage de surface. À prendre quand vous connaissez les tracés.
Podracer. L'extrême du couple vitesse contre contrôle, fidèle à la licence. Sebulba vous le dit d'ailleurs lui-même dans le jeu : il ne vous laissera pas approcher le podracer sans une longue pratique. Écoutez-le, pour une fois qu'il donne un bon conseil.
Ce n'est pas un jeu de trajectoires pures, c'est un jeu de contact. Les gens qui viennent des jeux de course classiques mettent une heure à l'accepter et deviennent bien meilleurs ensuite.
Vous gagnez du terrain en en faisant perdre aux autres. Un adversaire envoyé dans le décor est un adversaire qui ne reviendra pas, et le jeu récompense la prise de risque.
Mais regardez derrière vous. La même chose vous arrive. Dans un virage serré, celui qui freine en premier est celui qui se fait pousser.
1. Utiliser le ramjet comme un afterburner. Vous exploserez. Plusieurs fois. Ce n'est pas un bug.
2. Vouloir gagner toutes les courses. La campagne est en runs, et elle vous place délibérément dans des épreuves que vous n'êtes pas censé remporter. Ce n'est clair qu'après coup, et c'est la principale source de frustration des nouveaux joueurs. Jouez pour la progression du run, pas pour la première place systématique.
3. Étaler ses crédits. Un peu partout égale nulle part. Choisissez un axe dès la deuxième épreuve et tenez-le.

Ce ne sont pas des astuces, ce sont des avertissements qui évitent une mauvaise surprise.
Il n'y a pas de réassignation des touches au clavier dans la version de lancement. Si vous avez besoin d'une disposition personnalisée, prévoyez une manette, pour laquelle il existe des réassignations de base.
Les cinématiques ne se passent pas. Dans une structure où l'on recommence des runs, préparez-vous à réentendre les mêmes dialogues avant d'accéder à vos achats.
Pour le reste, notre test complet explique pourquoi ce jeu est bien moins Episode I Racer et bien plus Burnout que vous ne le pensez.
Vous avez une combinaison de pièces qui casse le jeu ? C'est exactement ce qu'on cherche sur le Discord d'InsertCoins.
Sur STAR WARS: Galactic Racer™
Tout sur STAR WARS: Galactic Racer™Communauté
Votre note
Publicité
Chargement des commentaires...
Lire aussi

Fait par l'ancien patron de Criterion. On attendait 1999 sur Nintendo 64, on reçoit un Burnout en roguelite. Et c'est très bon.

100 fragments d'écho maximum, 10 000 émeraudes maximum, des livres d'enchantement réutilisables à l'infini. Tout ça est caché.

Centre de masse, densité, angle d'incidence et ballasts. Comment construire un navire qui flotte droit, encaisse, et ne coule pas à la première salve.

L'horloge se fige pour vous attendre en cours, le score de flûte renforce vos sorts, et le potager paie vos potions. Tout ce qu'il faut savoir.