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Total War: Warhammer 40,000 montre enfin du gameplay, et Armageddon a des allures de rêve
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Total War: Warhammer 40,000 montre enfin du gameplay, et Armageddon a des allures de rêve

Garde impériale contre Orks sur Armageddon, Yarrick face à Ghazghkull, beta en approche: Creative Assembly a enfin montré le gameplay de Total War 40K.

A

Alexandrosse

·9 juin 2026·7 min de lecture

On en rêvait depuis que Total War a posé ses canons dans l'univers Warhammer Fantasy: et si la même formule passait au grimdark, aux bolters et aux titans ? Creative Assembly a profité du PC Gaming Show pour répondre, en lâchant enfin du vrai gameplay de Total War: Warhammer 40,000. Et entre la Garde impériale, les Orks et un champ de bataille d'Armageddon, on a retrouvé exactement le frisson qu'on espérait.

Le contexte

Le jeu est développé par Creative Assembly et édité par SEGA, et il a profité du PC Gaming Show 2026 pour dévoiler de nouvelles séquences de gameplay en cours de développement, accompagnées d'une plongée dans les coulisses du studio. Quatre factions sont confirmées au lancement: les Space Marines, l'Astra Militarum (la Garde impériale), les Orks et les Aeldari. Les inscriptions à la bêta fermée viennent d'ouvrir sur le site officiel, l'accès se faisant par vagues d'invitations. La date de sortie, elle, reste à préciser, sur PC via Steam, PS5 et Xbox Series.

Le choix du théâtre n'a rien d'anodin. Toute la démonstration tourne autour d'Armageddon, et c'est parfaitement logique: la 11e édition du jeu de figurines est elle aussi centrée sur cette planète et sa guerre légendaire. Creative Assembly s'aligne donc sur l'actualité de Games Workshop, et offre au passage le duel le plus iconique du lore.

Les Space Marines, l'une des quatre factions de lancement

Ce qu'on sait

Armageddon, donc, c'est la Seconde Guerre pour Armageddon, l'affrontement entre le commissaire Yarrick et le Boss ork Ghazghkull Mag Uruk Thraka. Les deux sont confirmés comme seigneurs de faction, Yarrick pour l'Astra Militarum, Ghazghkull pour les Orks. Et le fan attentif aura noté un troisième nom côté Space Marines: le Chapelain mènera bien les fils de l'Empereur. Le casting fait directement saliver.

Côté unités, la démonstration a déroulé deux rosters généreux. Pour l'Astra Militarum, on a vu défiler les Cadian Shock Troops, les Kasrkin, des Ogryns encadrés par des commissaires, un Primaris Psyker, des Sentinels, et toute la cavalerie blindée: char Leman Russ, Rogal Dorn, et l'inévitable colosse, le Baneblade. Du côté des Orks, c'est la marée verte habituelle: des Boyz, des Gretchin, des Stormboyz propulsés par leurs Rokkit Packs, des Meganobz, des Deff Dreads, et bien sûr le titanesque Stompa qui domine le champ de bataille. Bref, les deux armées respirent le respect du matériau d'origine.

Le combat lui-même se déroulait sur une carte d'Armageddon, une autoroute impériale éventrée traversant un monde pollué, et il met en avant trois promesses fortes. D'abord l'échelle, ces masses d'infanterie et de blindés qui font la signature de la série. Ensuite la verticalité, avec des batailles qui jouent enfin sur les hauteurs, une vraie nouveauté pour Total War. Enfin la destruction, ces décors gothiques qui s'effondrent sous les tirs, et qu'on espère de tout coeur les plus destructibles possible.

La conquête galactique sur la carte de campagne

La campagne, justement, ne se limite pas à la planète. On nous promet de la stratégie à l'échelle galactique: conquérir des planètes, améliorer sa flotte, gérer ses ressources, avant de lâcher ses troupes dans des batailles apocalyptiques. Le studio évoque des campagnes narratives et la possibilité de conquérir la galaxie, le tout avec une personnalisation poussée de ses forces, du nom à la livrée en passant par les traits et les tactiques. Une autre piste très excitante a circulé: la possibilité de dépasser la taille d'armée habituelle en faisant arriver des renforts en pleine bataille, à la manière du jeu de figurines, par frappe en profondeur, largage ou téléportation. Si cela se confirme, c'est un game-changer tactique.

Frappes orbitales et masses d'unités: la bataille à grande échelle

Ce qui inquiète

Soyons lucides, parce qu'un rêve sur le papier reste un rêve. Premier point de vigilance: tout ce qu'on a vu porte la mention "pre-alpha build, development in progress". C'est encore très tôt, la bêta ne fait qu'ouvrir ses portes, et il n'y a aucune date de sortie. Entre cette démonstration et un jeu fini, il peut s'écouler très longtemps, et beaucoup de promesses peuvent se diluer en route.

Deuxième inquiétude, plus structurelle: l'asymétrie démente de 40K. Faire cohabiter une poignée de Space Marines surpuissants, des hordes d'Orks et les masses humaines de la Garde dans le même moteur d'équilibrage, c'est un défi que Warhammer Fantasy n'avait jamais poussé aussi loin. La verticalité et les décors destructibles, magnifiques en vidéo, devront aussi prouver qu'ils servent le gameplay et ne sont pas qu'une vitrine. Total War a une longue histoire de batailles à plat: changer cela en profondeur n'a rien d'évident.

Les flottes impériales et la stratégie à l'échelle d'un système

On attend ou pas ?

On attend, et on ne va pas faire semblant d'être tièdes. Total War et Warhammer 40,000, c'est une fusion qu'on réclame depuis des années, et cette première vraie démonstration coche presque toutes les cases: les factions cultes, les unités fidèles, le duel Yarrick contre Ghazghkull, l'échelle, la verticalité, l'ambition galactique. Le matériau est en or, le studio connaît son affaire, et le terrain d'Armageddon est le plus beau terrain de jeu possible.

Reste l'épreuve du réel, celle d'un build pré-alpha sans date et d'un équilibrage titanesque à trouver. La bêta fermée sera le premier vrai test, et on a déjà la main sur le bouton d'inscription. D'ici là, on garde les pieds sur terre et les yeux pleins d'étoiles. À suivre.

Un build encore en pré-alpha, mais l'ambition est là

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