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007 : First Light est le meilleur jeu James Bond depuis GoldenEye, et l'écriture nous a surpris
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Note9/10

007 : First Light est le meilleur jeu James Bond depuis GoldenEye, et l'écriture nous a surpris

IO Interactive livre le meilleur jeu Bond depuis GoldenEye 1997. 88 sur Metacritic, leur meilleur score, et une écriture qui dépasse tout ce qu'on espérait. On avait un doute sur l'histoire. On avait tort.

A

Alexandrosse

·28 mai 2026·9 min de lecture

Note InsertCoins.press

9/10

Verdict

Indispensable

Dans notre preview, on avait un doute. IO Interactive est un studio de game design remarquable et un studio d'écriture honnête au mieux. Hitman n'a jamais été mémorable pour son histoire. On se demandait si First Light souffrirait du même déséquilibre : un gameplay solide embarrassé par une narration qui ne tient pas ses ambitions.

On avait tort. Et c'est la meilleure nouvelle de cette semaine.

007: First Light obtient 88 sur Metacritic. C'est le meilleur score d'IO Interactive, devant Hitman 3. C'est le meilleur jeu James Bond depuis GoldenEye 007 sur Nintendo 64 en 1997. Vingt-neuf ans d'attente pour un jeu Bond qui mérite vraiment la licence.

007 First Light, Patrick Gibson

L'histoire que personne n'attendait

Patrick Gibson joue un jeune Bond en train de devenir ce qu'on connaît. Pas encore l'agent avec des décennies de missions derrière lui : quelqu'un qui se construit, qui apprend, qui fait des erreurs et qui les paie. La scène où il déclare pour la première fois "Bond, James Bond" est le type de moment qui fonctionne parce que le jeu a pris le temps de lui donner du poids.

L'écriture est à la hauteur du personnage. Les dialogues ont une densité et une précision qu'on n'associait pas à IO Interactive. Les relations entre personnages ont de la texture. Le villain principal, Lenny Kravitz dans un rôle de composition, divise : son casting est inhabituel, son personnage est construit. C'est un antagoniste qui a ses propres motivations et qui les défend avec conviction.

Ce n'est pas une histoire de figurines qui se déplacent entre les set-pieces. C'est une histoire qui respecte ses personnages.

007 First Light, infiltration

Le gameplay : Hitman rencontre Uncharted

La structure est celle qu'on avait anticipée dans la preview : des niveaux sandbox ouverts à plusieurs approches, ponctués de séquences linéaires spectaculaires. Ce qui n'était pas entièrement prévisible, c'est à quel point les deux modes coexistent sans friction.

Les niveaux ouverts ont l'ADN de Hitman visible partout. Des balcons accessibles, des PNJ avec des routines, des gadgets qui créent des opportunités, une douzaine de façons d'atteindre le même objectif. On peut charmer pour accéder à une zone, pirater pour créer une distraction, ou simplement entrer par la fenêtre si la situation s'y prête. Bond n'est pas Agent 47 : il n'a pas besoin de disparaître. Il a besoin d'être la personne la plus confiante de la pièce, et c'est exactement ce que le jeu permet de jouer.

Les séquences linéaires sont celles où le jeu montre sa filiation avec Uncharted : courses, fusillades cinématiques, destruction d'environnement, moments spectacles. Le rythme entre les deux registres est maîtrisé. Le jeu sait quand ralentir et quand appuyer sur l'accélérateur.

Le corps à corps est satisfaisant. Les boss fights ont chacun leur logique propre plutôt que d'être de simples éponges à balles. La comparaison avec les combats "à la Mr. Freeze" d'Arkham tenait : chaque confrontation demande de comprendre quelque chose avant de pouvoir la conclure.

007 First Light, action

Ce qui ne fonctionne pas tout à fait

Le système de couverture est la seule vraie réserve technique. Il est fonctionnel dans 95% des situations et légèrement capricieux dans les 5% restants, particulièrement dans les espaces étroits où la caméra se rapproche. Ce n'est pas un défaut rédhibitoire, mais dans un jeu par ailleurs aussi propre, ça se remarque.

Certains critiques notent que le jeu ne prend pas assez de risques. C'est une lecture légitime : la structure reste orthodoxe, la progression narrative suit des arcs attendus, et certains choix de design sont clairement pensés pour ne pas aliéner un public large. Pour ceux qui attendaient quelque chose d'aussi transgressif que Casino Royale en 2006, First Light est un jeu Bond ambitieux mais pas révolutionnaire.

Ce sont des nuances dans un 88 Metacritic. L'ensemble est au-dessus.

007 First Light, Bond

Visuellement

Les animations faciales, les éclairages, la densité des environnements : First Light est une vitrine technique. Chaque lieu traversé a une identité visuelle propre. La modélisation des personnages principaux est au niveau des meilleures productions de la génération actuelle. C'est le genre de jeu qu'on met en route pour montrer ce que la machine sait faire.

Pour les fans de Bond

Il y a quelque chose de particulier dans le fait de jouer une origine dans une licence aussi chargée d'histoire. Chaque élément qui apparaît, chaque référence, chaque décision de Patrick Gibson dans le jeu, est portée par le poids de tout ce qui vient après. Le jeu ne l'exploite pas maladroitement : il l'utilise avec discernement, réservant les clins d'oeil à ceux qui les méritent.

Nous, on a poncé GoldenEye 007 et The World Is Not Enough sur Nintendo 64 comme tous les enfants des années 90. Vingt-neuf ans plus tard, on a enfin un jeu Bond à la hauteur de l'excitation qu'on avait en insérant la cartouche.

007 First Light, set piece

Verdict

007: First Light est le jeu qu'IO Interactive devait faire et qu'on craignait qu'ils ne sachent pas faire. L'écriture tient. L'histoire donne envie de savoir la suite. Le gameplay mélange intelligemment le meilleur de Hitman et la fluidité cinématique d'Uncharted sans trahir ni l'un ni l'autre. Patrick Gibson porte le jeu comme si le rôle lui appartenait depuis le début.

88 Metacritic. Meilleur Bond depuis 1997. Meilleur jeu d'IO Interactive. On avait un doute sur l'histoire. On avait tort, et c'est le type de tort qu'on est content d'avoir.

007 First Light, fin

Il y avait une vraie question derrière la preview : IO Interactive sait-il écrire un Bond ? La réponse est oui. Maintenant on attend la suite.

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