
A Little Age : dans un jeu où les porteurs marchent vraiment, la distance devient une dépense
Un city builder douillet où le temple consomme ce qu'on lui livre. Attention aux tests que vous lirez ailleurs, ils décrivent une démo dépassée.

Chaque pièce est un chat avec sa tête, ses animations et son sale caractère. Cat Chess ne touche pas aux règles, il touche au coeur. On n'avait jamais autant souri en perdant une partie.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
On ne va pas se mentir, il y a des jours où on n'a pas envie de sauver le monde ni de gérer une apocalypse. On a juste envie de jouer aux échecs pendant que des chats font n'importe quoi sur l'échiquier. Cat Chess a été conçu exactement pour ces jours-là, et il faut le dire tout de suite : c'est notre coup de coeur, celui qu'on lance entre deux tests plus sérieux et qu'on n'arrive plus à lâcher, un sourire idiot scotché au visage.

Cat Chess est un jeu d'échecs félin développé par Capricia Labs et édité par Capricia Productions, un studio indépendant israélien, disponible depuis le 14 juillet 2026 sur PC. C'est le premier projet d'une nouvelle branche du studio dédiée aux petits jeux mignons et fun, et l'intention est limpide : prendre le jeu le plus intimidant du monde, les échecs, et le rendre irrésistiblement adorable. Sa démo avait déjà séduit avec près de 90% d'avis positifs, et on comprend vite pourquoi. Sous ses airs de gadget mignon, il y a un vrai amour du jeu et un sens du détail qui fait toute la différence.
Soyons clairs sur un point : mécaniquement, Cat Chess, ce sont les échecs. Les vrais, avec leurs règles millénaires, leurs ouvertures, leurs fins de partie et leur profondeur inépuisable. Le jeu ne touche pas à une virgule du système, et c'est un choix parfaitement sain. On ne vient pas réinventer une discipline qui n'a besoin de personne, on vient l'habiller. Chaque pièce devient un chat, chaque race a sa personnalité et son look, et le plateau se transforme en petit théâtre félin sans jamais trahir la rigueur du jeu qui se cache dessous.
C'est précisément cette honnêteté qui fait fonctionner l'ensemble. Cat Chess propose du solo contre l'ordinateur et du PvP en écran partagé, de quoi jouer sérieusement ou taper le carton entre amis. La stratégie est intacte, l'exigence aussi, et le débutant comme le vétéran y trouvent leur compte. Le génie du jeu n'est pas d'avoir changé les échecs, c'est d'avoir compris qu'ils n'avaient besoin de rien d'autre qu'un peu de tendresse et beaucoup de chats pour redevenir accueillants.

Et là, on s'incline. Toute la magie de Cat Chess est dans sa présentation, et elle est tout simplement en or. Chaque pièce est un chat d'une race différente, avec ses propres animations expressives et son sale caractère bien à lui. Les voir se toiser, se déplacer, réagir, et surtout se faire dévorer sans ménagement lors d'une prise, c'est un spectacle dont on ne se lasse pas. On a ri, franchement ri, devant un échiquier, ce qui n'était probablement jamais arrivé de notre vie. La mise à mort d'une pièce n'a jamais été aussi jouissive ni aussi mignonne à la fois.
C'est là que le jeu justifie pleinement son existence. Ces petits félins ne sont pas un simple filtre cosmétique posé sur un moteur d'échecs : ils sont l'âme du jeu, la raison pour laquelle on relance une partie même après une défaite cuisante. L'attention portée à chaque animation, à chaque expression, trahit un soin d'artisan et un vrai sens de l'humour. Cat Chess a compris que le charme n'est pas un supplément, c'est son argument principal, et il le déploie avec une générosité et une drôlerie qui désarment. On tombe amoureux, tout simplement.
Il faut rester lucide sur la nature de la bête. Cat Chess ne s'adresse pas à qui cherche une révolution ludique ou une profondeur inédite : ce sont les échecs, ni plus ni moins, avec un habillage sublime. Qui n'aime pas les échecs à la base ne sera pas converti par des chats, aussi adorables soient-ils, et qui cherche un moteur d'analyse pointu à la Chess.com regardera peut-être ce petit jeu de haut. C'est un objet de charme, pas une plateforme compétitive, et il faut l'aimer pour ce qu'il est.
De la même manière, une fois passé l'émerveillement des premières parties, l'expérience repose entièrement sur votre goût pour les échecs eux-mêmes et pour la compagnie de ces félins. C'est un plaisir simple, léger, parfait pour décompresser, mais qui ne cache pas de secondes couches insoupçonnées. On le prend pour ce qu'il promet : une bouffée de tendresse et de rire autour d'un grand classique, et à ce jeu-là, il est irréprochable.

Cat Chess est la définition même du bon coup de coeur : un jeu qui ne cherche pas à être plus qu'il n'est, mais qui fait ce qu'il fait à la perfection. En gardant l'intégralité de la profondeur des échecs et en l'habillant de chats aux animations irrésistibles, il réussit un exploit discret : rendre chaleureux et drôle le jeu le plus austère de l'histoire. On rit devant les prises, on s'attache aux petites bêtes, et on relance une partie sans même y penser. Pour le prix d'une pause café, c'est une source de sourires inépuisable.
Il faut simplement l'aborder pour ce qu'il est : un habillage adorable et hilarant posé sur un classique intouchable, pas une révolution du genre. Mais franchement, avait-on besoin d'une révolution ? Parfois, un peu de tendresse, beaucoup de chats et un vrai sens du détail suffisent à créer quelque chose de précieux. Cat Chess est ce genre de petit miracle, et on ne peut que lui souhaiter de faire des petits.
Les échecs dans toute leur profondeur, habillés de chats aux animations en or qui font mourir de rire : pas une révolution, mais un coup de coeur irrésistible de tendresse et de drôlerie.
Points forts :
Points faibles :
Testé sur PC.
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