
Echoes of Calir : les échecs où l'on construit soi-même l'échiquier
Cinq unités, cinq terrains, un plateau 8 par 8 et zéro hasard. Un jeu gratuit, sans achat en argent réel, fait par un seul développeur.

Commander une flotte sur la carte, puis plonger soi-même sur le Shokaku. Une belle idée, cinq missions de campagne, et un studio minuscule.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
6/10
Verdict
Mitigé
Objectif : attaquer le porte-avions Shokaku.
Sur la carte tactique, c'est une croix rouge et quelques flèches. Vous donnez l'ordre aux bombardiers, vous placez l'escorte, vous réglez les points de passage. Puis vous cliquez sur l'escadrille, la caméra passe derrière l'avion, et vous êtes dans le cockpit à quelques milliers de mètres au-dessus du navire, avec la DCA qui commence à monter.
C'est exactement pour ce moment-là que Fleets of Valor existe, et ce moment-là est réussi.

Le principe mélange deux jeux. D'un côté, une carte tactique en temps réel où l'on dirige porte-avions, cuirassés, croiseurs, destroyers, sous-marins et escadrilles. De l'autre, une vue à la troisième personne où l'on prend les commandes d'une seule unité. Quand on passe à une autre, la précédente continue toute seule. On saute donc d'un piqué de bombardier à une salve de cuirassé, puis on remonte sur la carte voir où en est le reste.
Les batailles de nuit autour de Guadalcanal sont la meilleure partie de la campagne. Combat de surface à courte portée, obus qui éclairent l'eau, silhouettes qui apparaissent trop tard : c'est l'ambiance la plus forte du jeu.

Et puis on fait le tour. La campagne compte cinq missions historiques, de la mer de Corail à Okinawa en passant par Midway et le cap Espérance, plus deux missions d'entraînement. Le camp japonais ne se joue qu'en bataille personnalisée, il n'a pas de campagne. Le studio prévient d'ailleurs que l'histoire est parfois arrangée pour le jeu. Les batailles personnalisées, avec météo et type de flotte au choix, prolongent un peu, sans remplacer des missions écrites.
L'interface trahit aussi le budget. Frontmark Games déclare sur Steam avoir utilisé l'IA générative pour une partie des éléments visuels, le fond du menu principal, les icônes de navires et d'avions et une partie de l'interface de jeu, tout en précisant que les voix et la musique sont l'œuvre d'artistes. Et ça se sent : les menus sont froids, les écrans d'interface ont l'air de prototypes. Méfiez-vous aussi de la configuration, 16 Go de mémoire sont demandés au minimum.
À 14,86 euros, c'est un jeu à recommander à quelqu'un de précis : celui qui rêve de bombardiers en piqué sur la flotte de Nagumo et qui accepte d'en faire le tour en une poignée de soirées. Une démo gratuite existe, avec la mission de Pearl Harbor. Commencez par là.

Vous préférez la carte tactique ou le manche ? On en débat entre amateurs de navires de guerre sur le Discord d'InsertCoins.
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Une machine à voyager dans le temps, des figures historiques à équiper, et des combats qui se jouent sans vous. Le meilleur moment, c'est à trois.

Un navire, des vagues d'ennemis, une boutique entre deux jours de mer et un canard en plastique parmi les objets. Joli, efficace, et déjà vu.