
I Know a Guy : le même four pour les pizzas et pour les preuves
Une pizzeria devant, la mafia derrière, et deux réputations à faire monter en même temps sans que la police s'intéresse à vous.

Deux réputations, une jauge de police, un four polyvalent. Comment démarrer sans finir au commissariat la première semaine.
Alexandrosse
La plupart des gens qui abandonnent I Know a Guy dans les trois premières heures font la même erreur : ils choisissent un camp.
Soit ils jouent à la pizzeria et se demandent pourquoi le jeu est lent, soit ils se jettent sur les boulots clandestins et se font ramasser. Le jeu est construit pour qu'aucune des deux stratégies ne fonctionne, et c'est tout l'intérêt.
Voici comment démarrer proprement.

Il y a trois choses à surveiller en permanence, et elles ne sont pas affichées avec la même insistance.
Votre réputation de pizzeria. Elle monte en servant bien, vite et proprement. Elle débloque de l'équipement de cuisine, des clients, du volume.
Votre niveau clandestin. Il monte en réussissant des boulots pour les gens du coin et pour la mafia. Il débloque des outils, des postes de travail cachés, et l'accès à des missions que le jeu ne vous montre même pas tant que vous n'avez pas le niveau.
L'attention de la police. Elle monte avec chaque boulot. C'est la seule des trois qui vous coûte quelque chose, et c'est celle qu'on oublie.
La règle que j'aurais aimé qu'on me donne au début : ces trois jauges sont liées par le gain. Plus un boulot paie, plus il est risqué, plus il attire l'attention. Il n'existe pas de boulot lucratif et discret. Quand vous cherchez à savoir si vous devez accepter, ne demandez pas combien ça rapporte, demandez ce que vous allez devoir faire ensuite pour faire redescendre la chaleur.
Faites tourner la pizzeria normalement. Vraiment. Prenez les commandes, faites les livraisons, apprenez où sont les machines. Vous n'êtes pas en train de perdre du temps, vous êtes en train de construire la couverture dont tout le reste dépend.
Finissez le didacticiel avant de toucher à vos machines. Une correction du studio en accès anticipé signale qu'il était possible de se bloquer en revendant ses machines pendant le didacticiel. Ce n'est plus possible aujourd'hui, mais le réflexe reste bon : ne démontez rien tant que vous n'avez pas compris la boucle. Déplacer un équipement, en revanche, est sans risque.
Prenez votre premier boulot clandestin quand la pizzeria tourne sans vous. Pas avant. Le nettoyage de vêtements ensanglantés est le point d'entrée naturel : gain faible, attention faible, et ça vous apprend le rythme.
Regardez ce que vous avez déjà. Le jeu réutilise votre matériel légal pour l'illégal. Vous n'avez pas besoin d'un deuxième four.
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C'est le principe central du jeu et il change complètement la façon d'acheter.
Chaque amélioration de cuisine sert vos deux métiers. Un four plus rapide, c'est plus de pizzas à l'heure et un traitement plus rapide de tout le reste. Une capacité de stockage supérieure, c'est plus de stock et plus de place pour ce que vous ne voulez pas laisser traîner.
Conséquence pratique : investissez toujours en priorité dans l'équipement partagé avant l'équipement spécialisé. Un poste de travail clandestin dédié est tentant parce qu'il débloque des boulots nouveaux, mais il ne fait qu'une chose. Un meilleur four en fait deux.
L'exception est la station de contrefaçon, refaite pour la 1.0, qui ouvre une catégorie de boulots entière et qui vaut son prix dès que vous l'atteignez.

Voici la partie que les débutants gèrent mal.
L'attention ne se nettoie pas d'un coup. Elle redescend quand vous vous comportez comme un commerçant. Donc la meilleure façon de la faire baisser, c'est de faire ce que vous alliez faire de toute façon : servir des pizzas.
Ce qui donne un rythme très net, et c'est celui que je recommande pour toute la première moitié du jeu :
Un gros boulot, puis une session de service. Un gros boulot, puis une session de service.
Ne faites jamais deux boulots à risque élevé à la suite. Le jeu ne vous en empêchera pas, et c'est exactement le piège.
Vous y commandez des articles interdits qui débloquent ou facilitent des boulots. Deux conseils.
Commandez à l'avance. La livraison n'est pas instantanée. Le pire moment pour découvrir qu'il vous manque un objet, c'est quand un client attend.
Le MinerHub est une source de revenu passive, avec des boutons d'extension qui restent inactifs tant que vous n'avez pas le niveau requis. Ce n'est pas un bug, c'est une porte fermée. Notez le niveau et revenez.
Et une note d'ergonomie utile : appuyer sur Échap sur l'ordinateur du dark web pendant qu'une fenêtre de didacticiel est ouverte bloquait les commandes de façon définitive. C'est corrigé, mais si vous jouez sur une version ancienne, évitez.
C'est votre source de commandes annexes, et il a deux propriétés qu'il faut connaître.
Il ne se soucie pas de savoir si votre boutique est fermée : ses commandes survivent à la fermeture. Et il sonne entre 10 h et 2 h du matin.
Autrement dit, vos nuits sont exploitables. Si vous cherchez de l'argent rapidement et que votre attention policière est basse, la plage nocturne est votre meilleure fenêtre : peu de service à assurer, des commandes qui tombent quand même.
La 1.0 ajoute cinq donneurs de quêtes en ville, et leurs missions se débloquent entre les niveaux clandestins 8 et 12. On y trouve de la contrebande, une photo à prendre en prison, un sac de preuves égaré et une très grosse livraison de pizzas.
Deux choses à retenir.
Les quêtes verrouillées restent invisibles tant que vous n'avez pas le niveau. Si vous avez l'impression que la ville est vide, ce n'est pas le cas, vous êtes trop bas.
Les noms de quête et les indices de départ s'affichent sur la carte via la touche TAB. Utilisez-la, c'est le seul endroit où le jeu vous dit clairement où commencer.
Et attention avec les photos de quête : elles ont longtemps disparu à la sauvegarde, rendant la mission indéfendable. C'est corrigé, mais l'habitude de livrer une photo dans la même session reste saine.
Deux détails d'économie que le jeu explique mal.
Le réapprovisionnement des distributeurs ne coûte désormais que ce qui manque réellement. Remplir une machine presque pleine ne coûte plus le prix d'une machine vide. Vous pouvez donc réapprovisionner souvent et par petites touches, ce qui lisse la trésorerie.
Placez vos fours et vos étagères au contact. Les présentoirs à pizza, étagères et grands fours peuvent être posés à ras des meubles et des autres machines. Un plan de travail compact fait gagner un temps considérable en service, et le temps de service est ce qui fait redescendre votre attention.
Le jeu se joue seul ou en ligne jusqu'à quatre. Trois conseils issus de la douleur.
Attribuez les postes. Une personne au comptoir, une aux fours, une aux livraisons, une à l'arrière-boutique. Dès que deux personnes touchent la même chose, vous perdez du temps, et historiquement le jeu n'aimait pas du tout que deux joueurs saisissent la même pizza en même temps.
Une seule personne gère l'attention. Quelqu'un doit avoir le droit de dire non à un boulot. Sans ça, quatre joueurs enthousiastes acceptent quatre missions à risque en dix minutes.
Ne laissez personne seul avec le four. C'est tout ce que je dirai.

Et une dernière, qui n'est pas une erreur de jeu : caressez le chien. Le studio a pris la peine de le mentionner dans son annonce de sortie, il serait impoli de l'ignorer.
Vous avez trouvé une combinaison qui fait monter le niveau clandestin sans faire exploser l'attention ? Venez la partager sur le Discord d'InsertCoins, on cherche encore l'équilibre parfait.
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