
Agent 64 Spies Never Die : le GoldenEye assumé, avec le retour du cousin qui regarde votre écran
14 missions, écran splitté, arène en local. Un hommage revendiqué aux FPS console de 1997, avec un scénario qui joue franchement le jeu.

Un empire spatial qui s'effondre, une entité nommée le Voile, et une boucle d'expéditions taillée pour engloutir vos soirées.
Alexandrosse
Il y a des jeux qu'on identifie comme dangereux avant même d'y avoir touché. Pas dangereux pour la santé publique, dangereux pour l'agenda. Omen a ce profil : une ambiance qui accroche immédiatement, et une structure conçue pour qu'on relance une expédition de plus. Vos proches sont prévenus.

C'est ce qui frappe en premier, et c'est bien tenu. Encore traumatisés par le Second Grand Effondrement, les Voidborn s'accrochent à la vie à bord des mégastations qui subsistent dans les Systèmes Brisés. L'Empire Samarin s'écroule sous l'avancée d'une calamité venue d'ailleurs, simplement appelée le Voile.
Vous incarnez un Astral, pilote de vaisseau immortel envoyé enquêter sur cet effondrement. La campagne roguelite vous mène des marges de l'empire jusqu'à son coeur agonisant, puis dans le Voile lui-même. C'est de la science-fiction sombre écrite avec assez de vocabulaire propre pour donner l'impression d'un monde qui existait avant vous, et c'est exactement l'effet recherché.
Parce que la boucle est un piège, au bon sens du terme.
Le jeu empile trois choses qui, individuellement, mangent déjà du temps. Un, l'exploration : plus d'une douzaine de régions, chacune avec ses défis, ses quêtes et son butin propres, plus des portails stellaires secrets menant à des poches d'espace oubliées. Deux, la collection : plus de quatre-vingts armes et capacités de vaisseau, avec des combinaisons à essayer, ce qui est le carburant classique du encore une partie. Trois, la construction : des mécaniques de base à bâtir et à améliorer, avec des structures défensives à fabriquer pour tenir des vagues d'ennemis.
Ajoutez la structure d'expédition, où l'on part piller l'empire en ruines pour des ressources et où il faut ramener sa cargaison sans mourir, et vous obtenez la mécanique parfaite du encore cinq minutes. On repart parce qu'il manque un composant. Toujours.
Côté opposition, quatre factions ennemies avec leurs vaisseaux et leurs tactiques : pirates, légions de traîtres, cultistes. Et des batailles de flotte à grande échelle aux côtés des derniers loyalistes Samarins, ce qui promet quelques moments de bravoure.
Beaucoup, en réalité. Omen sort aujourd'hui, développé et édité par Codex Interactive, sans aucun avis utilisateur, ce qui explique l'absence de note ici.
Les points à surveiller sont ceux de tout jeu qui mélange autant de genres. Un titre qui fait à la fois du combat spatial, de la défense de base, de la construction, de l'exploration et de la bataille de flotte peut donner un ensemble riche, ou une accumulation de systèmes dont aucun n'est pleinement satisfaisant. La qualité du pilotage sera déterminante, puisque c'est ce qu'on fait le plus souvent, et l'équilibrage des expéditions décidera si la boucle tient au-delà de la dixième.
Réserve pratique enfin : le jeu est disponible en anglais uniquement, et vu la densité du vocabulaire propre à son univers, ce n'est pas neutre.
Si l'ambiance vous parle déjà, elle ne vous lâchera probablement pas. Prévoyez simplement de prévenir les enfants.

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