
CONVRGENCE : deux ans et demi d'accès anticipé en réalité virtuelle, et un chien qui vous aide à fouiller
Un extraction shooter VR dans une zone anomale, où tout se manipule à la main et où votre compagnon à quatre pattes fait le travail.

Un commissariat à monter de zéro, des dossiers à instruire, et des gangs à déloger district par district. Version complète aujourd'hui.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Le simulateur de police a un problème récurrent : il finit presque toujours par vous faire jouer un agent qui court après quelqu'un.
Police Chief Simulator prend l'angle inverse. Vous êtes le chef, et votre travail est le dossier.

Vous prenez la tête d'un commissariat de comté à Winston Springs, avec une mission simple sur le papier : débarrasser le comté de l'influence criminelle venue de la ville.
Et la boucle est administrative avant d'être musclée. On enregistre les crimes, on instruit les dossiers, on les mène jusqu'à leur exécution. On documente, on collecte des pistes, on résout.
Vous recrutez ensuite des agents, des inspecteurs et du personnel de bureau pour vous décharger, et vous regardez un commissariat vide devenir un endroit qui tourne.
C'est le bon angle, parce qu'il évite le piège habituel. Dans la plupart des jeux du genre, l'enquête est un prétexte à une poursuite. Ici, la poursuite est un aboutissement de l'enquête.
Ceci dit, le jeu ne vous laisse pas derrière un bureau tout le temps, et il se joue à la première personne.
Le studio a passé la dernière semaine avant la sortie à détailler ce qui vous attend dehors : un système d'infractions générées aléatoirement, qu'il faut repérer et sanctionner par la contravention adaptée. Des piétons qui ignorent les règles, des conducteurs qui font pire.
Il y a des radars, des poursuites en voiture, et des criminels qui n'ont aucune intention de respecter les limitations. Certains abandonnent dès qu'ils vous voient, d'autres non.
Côté interface, le studio met en avant un menu radial d'outils entièrement personnalisable : tout ce que vous ramassez peut y être ajouté, et ce dont vous n'avez pas besoin peut être rangé. On compose donc sa panoplie selon la tâche du jour.

Chaque arrestation et chaque dossier clos rapporte des fonds, qui servent à améliorer le commissariat : meilleur équipement, personnel plus qualifié, portée élargie.
Et chaque amélioration ouvre l'accès à des districts plus dangereux du comté, avec pour objectif final de déloger les chefs de gang district par district.
C'est une boucle propre, où l'investissement administratif se convertit en capacité opérationnelle, ce qui est exactement ce qu'on veut d'un jeu de gestion policière.
La version complète sort aujourd'hui, développée et éditée par Perfect Circle Team, sans prix affiché ni évaluations à l'heure où j'écris. C'est du solo.
Ma réserve principale porte sur la répétition. Un jeu bâti sur des infractions générées aléatoirement et des dossiers à instruire doit veiller à ce que le cinquantième dossier ne ressemble pas au cinquième. Les poursuites et les districts progressivement plus dangereux sont là pour ça, et c'est le point que je surveillerais dans les premiers retours.
Ce qui joue en sa faveur, c'est la constance du studio : une semaine entière de carnets de développement détaillés juste avant la sortie, sur des sujets aussi peu glamours que le chargeur du radar. On a vu plus mauvais signe.

Votre premier gang délogé, c'était lequel ? On compare les feuilles de route sur le Discord d'InsertCoins.
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