
Ocarina of Time renaît sur Switch 2: notre Zelda préféré revient, mais Nintendo ne montre rien
Notre Zelda préféré revient sur Switch 2 en 2026. Mais Nintendo n'a montré qu'un teaser, zéro gameplay. Entre nostalgie et prudence, on attend de voir.

Pas un remake mais un vrai nouveau Spyro, signé Toys for Bob, avec le vol libre en mécanique centrale. Entre nostalgie PS1 et vigilance, on décortique.
Alexandrosse
On se revoit encore y jouer sur notre PlayStation 1, le petit dragon violet qui crache du feu et plane au-dessus de mondes en pastel. Alors forcément, en lisant Spyro: A Realm Beyond, on a d'abord eu cette impression de déjà-vu, ce léger soupir d'une année 2026 noyée sous les remakes. Sauf qu'ici, surprise: ce n'en est pas un. Et ça change tout.
Premier malentendu à dissiper, parce qu'on aime la vérité: Spyro: A Realm Beyond n'est pas un remake, c'est un jeu entièrement neuf, le premier Spyro original depuis Dawn of the Dragon en 2008. Près de vingt ans que le dragon n'avait pas eu sa propre nouvelle aventure. Révélé lors du Xbox Games Showcase, il est attendu au printemps 2027 sur un éventail très large de plateformes: Xbox Series, PC avec Xbox Play Anywhere, PS5, Switch 2, Steam et l'Epic Games Store. Le multiplateforme était au programme dès le départ.
Deuxième malentendu, et il vous concerne directement si comme nous le logo Activision vous donne des sueurs froides: ce n'est pas Activision qui développe. Le studio aux commandes, c'est Toys for Bob, les artisans derrière la Reignited Trilogy et l'excellent Crash Bandicoot 4. Mieux: l'équipe a quitté la galère Call of Duty et Overwatch, est devenue indépendante, et a elle-même pitché ce projet Spyro qu'elle rêvait de faire depuis Reignited. Microsoft a dit oui. Autrement dit, le studio le plus légitime possible, libéré de ses chaînes, sur un projet de passion. Pour des sceptiques comme nous, c'est la meilleure raison d'y croire.

La grande nouveauté, celle qui fait tout le sel de cette annonce, c'est le vol. Et pas un vol au rabais. Toys for Bob est formel: il ne s'agit plus de planer doucement ni de prendre les airs dans quelques niveaux dédiés comme dans la trilogie d'origine. Ici, le vol libre est un pilier central du gameplay, activable à tout moment, n'importe où. On passe du sol au ciel d'une simple pression, on slalome entre les cimes, on plonge depuis les sommets, on enchaîne piqués, remontées et virages serrés.
Le plus malin, c'est que l'environnement répond à votre façon de voler pour rendre la chose active plutôt que contemplative. On a vu Spyro enflammer un feu de camp de son souffle pour créer un courant ascendant et gagner de la hauteur, puis traverser une sorte d'anneau qui le propulse plus loin. L'idée n'est pas de planer mollement, mais de lire le décor pour rebondir d'une ascendance à l'autre, un peu comme on chaîne les déplacements dans les meilleurs jeux de mouvement. Toys for Bob dit avoir construit tout un monde autour de cette promesse.

Pour le reste, le studio assure rester fidèle à l'ADN: un collectathon-plateforme dans l'âme, bâti sur les fondations de Reignited, avec des espaces colorés et fourmillants à fouiller dans le moindre recoin. Tom Kenny, voix historique de Spyro, est de retour, ce qui n'est jamais un détail anodin. Côté histoire, on sait peu de choses: Spyro se retrouve échoué dans un royaume étrange, et sa quête pour rentrer chez lui est contrariée par une force d'invasion baptisée les Scavs. Et oui, pour les vrais, les moutons sont de retour.

Notre première crainte est celle qui agite déjà toute la communauté: ce vol libre permanent ne risque-t-il pas de tuer le Spyro qu'on aime ? Toute l'identité de la série repose sur la plateforme, sur cette frustration délicieuse de devoir trouver le bon chemin pour atteindre une hauteur, sur le charme du sol où l'on charge et où l'on crache du feu. Si l'on peut voler partout, tout le temps, on ne fait plus de la plateforme, on change carrément de genre. Reste à voir si Toys for Bob impose des limites malignes, une jauge, des contraintes d'ascendances, pour que le ciel reste un outil et non un raccourci qui aplatit tout.
Deuxième réserve, l'ambiance. Le trailer mise sur un registre épique et cinématographique, une grande tour menaçante sous un ciel d'orage, là où Spyro a toujours cultivé une atmosphère feutrée, onirique, presque cosy. Une partie des fans craint une dérive trop solennelle, et on les comprend: la patte sonore et visuelle si particulière des originaux, ces skybox magiques et cette musique funky signée Stewart Copeland, faisaient la moitié du charme. Rien ne confirme pour l'instant le retour de Copeland, et le nouveau design de Spyro, jugé un peu lisse par certains, divise déjà.

On attend, et cette fois sans trop se forcer. On était venus blasés, prêts à dénoncer un énième recyclage cynique, et on repart avec une vraie lueur d'espoir. Parce que ce n'est pas un remake, parce que c'est Toys for Bob libre et motivé, parce que l'idée du vol, si elle est bien encadrée, peut réellement réinventer la formule sans la trahir. On a vu cette année qu'un retour de licence pouvait être réussi quand l'amour est sincère, et ici l'amour saute aux yeux.
Tout dépendra de l'équilibre, ce fil tendu entre la nouveauté grisante du ciel et la plateforme au sol qui fait le coeur de Spyro. On garde donc un oeil vigilant et un coeur d'enfant. Le dragon est de retour, et pour une fois, on a presque envie d'y croire les yeux fermés. À suivre.
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