
Agent 64 Spies Never Die : le GoldenEye assumé, avec le retour du cousin qui regarde votre écran
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Fondre, marteler, affûter, ciseler, puis composer ses propres armes pièce par pièce. Un simulateur de forge qui va plus loin que l'enclume.
Alexandrosse
Le simulateur de forge est devenu un petit genre à lui seul, et la question qu'on lui pose désormais n'est plus s'il est agréable de taper sur du métal chaud, mais ce qu'il propose une fois la nouveauté du marteau retombée. Sword & Shield Simulator a deux réponses, et elles sont correctes.

Première réponse : le travail est découpé en postes, et chacun compte. On charge le fourneau et on fond son minerai, on martèle l'acier incandescent sur l'enclume, on passe la lame à la meule pour lui donner un vrai tranchant, puis on prend le ciseau pour le travail de détail. Le studio Wildlands Interactive prévient que chaque étape bâclée se voit sur la pièce finale, ce qui est la bonne façon de rendre un simulateur exigeant sans le rendre pénible.
Deuxième réponse, et c'est la plus intéressante : le concepteur d'armes. On mélange lames, gardes, poignées et pommeaux pour composer ses propres créations, de l'acier de simple soldat à la pièce d'apparat digne d'une bourse de noble. Les boucliers se montent aussi élément par élément, des planches jusqu'à l'umbo. Et pour faire tourner la boutique, le petit fourneau reste occupé par la ferronnerie du quotidien, fers à cheval, faux et outils.
La qualité est présentée comme le nerf de la guerre : une lame de maître ouvre des portes qu'une pièce bon marché n'ouvrira jamais.
C'est ce qui distingue le jeu de ses concurrents les plus étroits. La forge est une entreprise : on prend des contrats auprès des clients du forgeron, on livre la qualité payée, on négocie avec les marchands de la ville. Il faut aussi s'approvisionner soi-même, en extrayant du minerai, en chassant, en abattant des arbres, et en ramenant tout cela dans sa charrette.
Et quand on sort de l'atelier, il y a un monde médiéval qui attend : des missions scénarisées à travers trois régions, des quêtes secondaires, des objets à collectionner, du crochetage pour les curieux, et une prison pour les imprudents, plus des sanctuaires de voyage rapide et un jeu de gobelets sur la route principale.
C'est cette couche d'aventure qui décidera de la durée de vie. Un simulateur de métier finit toujours par tourner en rond si le seul horizon est l'enclume suivante.
Le jeu sort aujourd'hui en accès anticipé, édité par Wildlands Interactive avec Ultimate Games, et ne compte encore aucun avis utilisateur, d'où l'absence de note ici.
Les points à surveiller sont classiques mais décisifs : la sensation du geste, qui fait tout dans ce genre, et l'équilibrage économique, qui doit récompenser le travail soigné sans transformer chaque commande en corvée. La partie aventure devra également éviter d'être un remplissage anecdotique entre deux séances de martelage.
Bon point à signaler : le jeu est disponible en français.

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