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Agent 64 Spies Never Die : le GoldenEye assumé, avec le retour du cousin qui regarde votre écran
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Note8/10

Agent 64 Spies Never Die : le GoldenEye assumé, avec le retour du cousin qui regarde votre écran

14 missions, écran splitté, arène en local. Un hommage revendiqué aux FPS console de 1997, avec un scénario qui joue franchement le jeu.

A

Alexandrosse

·11 août 2026·6 min de lecture

Note InsertCoins.press

8/10

Verdict

Recommandé

Première réaction devant les images : c'est du GoldenEye. Deuxième réaction, après lecture de la fiche : personne ne s'en cache, et c'est même tout le projet. Le studio Replicant D6 parle d'un hommage aux FPS console des années quatre-vingt-dix et situe son action dans un futur de 1997. Difficile d'être plus clair sur les intentions.

Autant le dire tout de suite : dans ce cas précis, l'imitation revendiquée vaut mieux que l'inspiration honteuse.

Agent 64 Spies Never Die, le FPS retro hommage aux annees 90

Le scénario, puisque vous vouliez savoir

Il est exactement à sa place, ni plus ni moins. Vous incarnez l'agent secret John Walter, opérateur d'élite lancé sur quatorze missions pour sauver le monde de son ennemi juré, Dominic Pulp. La formule affichée par le studio résume bien le ton : protéger l'avenir contre les fantômes du passé.

C'est du pastiche de film d'espionnage, et c'est assumé jusque dans les noms. Ne cherchez pas la subtilité narrative, cherchez le prétexte à visiter des décors, et là le compte y est : gratte-ciels, boîtes de nuit, musées, catacombes, bases enneigées. Chaque mission est un environnement fermé avec ses objectifs variés, pirater des terminaux, voler des plans secrets, libérer des otages, le tout en canardant des gardes. C'est la structure de mission des grands FPS console de l'époque, reproduite à l'identique.

Le détail qui montre que le studio a compris le modèle en profondeur : les trois niveaux de difficulté, Agent, Special Agent et 64 Agent, ne changent pas seulement la résistance des ennemis. Monter en difficulté ajoute des objectifs et ouvre des zones supplémentaires. C'était exactement la trouvaille du modèle, et la reprendre est plus malin que de copier l'esthétique.

Le mode qui vous concerne directement

Vous parliez des heures passées planqué dans les toilettes avec une arme en attendant un ami. Bonne nouvelle, tout est là.

Il y a une Arène jouable en écran splitté local, mais aussi une campagne entière jouable en coopération, en local comme en ligne. C'est plus généreux que le modèle, qui n'avait pas de coop.

Mauvaise nouvelle pour la nostalgie pure, en revanche : votre cousin ne pourra effectivement plus tricher en regardant votre moitié d'écran, puisque le jeu en ligne existe. On y gagne en équité ce qu'on y perd en accusations criées dans un salon. C'est le progrès, il faut faire avec.

Le reste du contenu

Le jeu ajoute un mode Paradox débloqué en battant des temps de référence, avec plus de soixante-dix modificateurs et codes de triche : grosses têtes, désarmements au corps à corps, balles ralenties, absence de rechargement. Ce sont les cheats déblocables à la chronométrie du modèle, remis au goût du jour, et c'est précisément ce qui donnait sa durée de vie à ces jeux. S'ajoutent des Contrats, des missions remixées avec d'autres objectifs et des réglages Paradox imposés.

Sur le papier, la structure est donc complète, et plus fournie que le simple exercice de style. Le jeu sort aujourd'hui, ne compte encore aucun avis, et nous ne lui mettons donc pas de note. À signaler quand même, et c'est appréciable pour un projet de cette taille : il est disponible en français.

Reste la vraie question, celle à laquelle aucune fiche ne répond : est-ce que la sensation de tir tient la comparaison avec le souvenir qu'on en a ? Parce que dans ce registre, la nostalgie est un juge redoutable, et elle embellit toujours.

Depuis notre première prise en main, les joueurs ont tranché : les avis Steam sont Très positifs, à 91 % sur plus de 220 retours. L'hommage tient donc ses promesses, y compris sur la sensation de tir, qui était notre seule vraie inconnue.

Agent 64 Spies Never Die, les missions et l ecran splitte

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