
Dungeon Inn : tenir une auberge en empêchant deux guildes rivales de se croiser
Vous avez passé un accord avec un dragon. Il ne reste qu'à servir les deux camps sans qu'ils l'apprennent. La 1.0 arrive le 23 octobre.

De l'Égypte ancienne au Japon contemporain, neuf niveaux dessinés comme une bande dessinée, et des félins planqués dans chaque recoin.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
8/10
Verdict
Recommandé
Le genre du cherche-et-trouve en trois dimensions a explosé ces dernières années, et il a un problème : la plupart de ces jeux sont des maquettes jolies mais vides, où l'on clique sur des objets pour vider une liste.
Cat Me If You Can règle ça avec deux décisions, et c'est ce qui le sort du lot.

Les mondes sont dessinés comme une bande dessinée en noir et blanc, en trois dimensions.
Ce n'est pas qu'un choix esthétique, c'est un choix de lisibilité. Sans couleur, l'oeil ne peut pas trier par teinte, il doit trier par forme et par trait. Un chat blanc devant un mur hachuré demande une attention que la couleur aurait rendue inutile.
Et accessoirement, c'est très beau. Les décors ont ce trait épais et ces aplats qui rappellent une planche encrée.
C'est ce qui manque à la plupart des concurrents.
Tous les chats ne sont pas simplement planqués derrière une caisse. Certains sont derrière une énigme, une porte fermée ou un mécanisme qu'il faut comprendre. On décode des indices, on ouvre des passages, et chaque résolution libère de nouveaux félins.
Le jeu annonce plus de cinquante quêtes et énigmes, ce qui suffit à transformer une chasse aux objets en jeu à part entière.

Neuf niveaux faits à la main, répartis sur trois mondes thématiques.
Plus de 725 chats à trouver, photographier et aimer. On les capture à l'appareil photo, ce qui est une meilleure idée que de simplement cliquer dessus : ça vous oblige à cadrer, donc à regarder.
Les décors s'inspirent de cultures réelles, du sable de l'Égypte ancienne aux rues du Japon contemporain en passant par des châteaux médiévaux. Et le studio pousse le concept jusqu'au bout : des chats qui exercent des métiers médiévaux, des chats réinterprétés en créatures du folklore japonais.
C'est un jeu sans échec, sans chronomètre, avec difficulté ajustable et une pile d'options de confort. Il se joue à la manette comme à la souris.
C'est exactement le format qu'on lance vingt minutes le soir en se disant qu'on va trouver deux ou trois chats, et qu'on referme une heure plus tard avec un torticolis.
Le jeu sort aujourd'hui, développé par Cosmic Stag Games et coédité avec Craftmos Games, sans évaluations pour l'instant. Comptez une GTX 1060 et huit gigaoctets de mémoire, ce qui est plus exigeant que ne le laisse croire son allure de bande dessinée : la 3D dessinée coûte cher.
Le seul vrai risque du genre reste la satiété. Sept cent vingt-cinq chats, c'est beaucoup, et rien ne dit que vous les voudrez tous. Mais c'est un jeu qu'on peut abandonner à 300 et reprendre trois mois plus tard sans rien avoir perdu, ce qui est précisément le contrat.

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