
Echoes of Mystralia : fabriquer ses propres sorts reste un plaisir rare, l'écriture a plus de mal à suivre
On combine des souvenirs pour bricoler ses propres sorts, et ça marche très bien. Le récit, lui, peine à tenir le même niveau.

Abattre des arbres, débiter des planches, fabriquer des meubles absurdes et automatiser le tout. Bête et efficace, pour le prix de deux cafés.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Encore un jeu de récolte. On a le droit de soupirer : la formule couper, ramasser, revendre, améliorer son outil est devenue un genre à part entière, avec ses dizaines de clones sortis chaque trimestre. La vraie question, à ce stade, n'est plus de savoir si c'est agréable de couper du bois, mais si le jeu propose autre chose une fois la nouveauté passée.
Bonne nouvelle : Chop Chop Inc. en propose. Et non, rassurez-vous, pas de taupe géante tapie dans la forêt pour venir jouer les boss de mi-parcours. On vous épargne la redite.

Le pitch est réjouissant de bêtise : vous êtes viré de Furnox Corp, il vous reste une hache, quelques arbres et une envie de revanche. Vous abattez, vous débitez les grumes en planches, vous fabriquez des meubles, vous les vendez.
Ce qui sauve l'affaire, c'est la trajectoire. Le travail manuel du début se transforme progressivement en lignes de production optimisées, avec de meilleures machines, une cadence supérieure et des ensembles de meubles à haute valeur qui déclenchent des paiements bonus. On passe donc du jeu de récolte au jeu d'automatisation, et cette bascule est exactement ce qui manque à la plupart de ses concurrents. Vous réinvestissez, vous débloquez de nouvelles zones et de nouvelles essences d'arbres, vous améliorez la force et l'endurance de votre personnage.
Le ton fait le reste. Le studio NullRef Entertainment assume l'absurde et le revendique : parmi les objets fabricables, on trouve un PC en bois, sur le principe hautement scientifique que le bois aurait d'excellentes propriétés thermiques, ou un banc de musculation en bois, puisque les échardes ne font que vous endurcir. Le monde est peuplé de personnages bizarres et de secrets, et les arbres ont une physique qu'on qualifiera poliment de discutable.

Le jeu coûte le prix de deux cafés, et il faut le prendre pour ce qu'il est : une friandise, pas un Factorio. L'automatisation est un aboutissement plaisant, pas un système à optimiser sur des centaines d'heures, et la profondeur s'arrête là où commence celle des vrais jeux d'usine.
Le second risque est celui de tout le genre : la boucle finit par se voir. Couper, transformer, vendre, réinvestir fonctionne tant que les débloquages arrivent à bon rythme, et un jeu comme celui-ci vit ou meurt sur sa courbe de progression. Il n'existe encore aucun avis pour en juger, le jeu venant de sortir.
Mais à ce tarif, avec cette bascule vers la production et cet humour de gamin qui construit un ordinateur en bois, le contrat est honnête. C'est le genre de jeu qu'on lance pour vingt minutes en attendant autre chose, et qu'on repose trois heures plus tard avec une usine à commodes.

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