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Dinoblade est un soulslike où un Spinosaure manie une épée géante, et notre âme de gamin de 5 ans a dit oui tout de suite
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Note8/10

Dinoblade est un soulslike où un Spinosaure manie une épée géante, et notre âme de gamin de 5 ans a dit oui tout de suite

Un Spinosaure avec une épée géante qui pare comme dans Sekiro et affronte des T-Rex armés de tôle. Dinoblade est un meme devenu vrai soulslike, et il tient debout.

A

Alexandrosse

·23 juillet 2026·6 min de lecture

Note InsertCoins.press

8/10

Verdict

Recommandé

Soyons honnêtes deux secondes : on a beau vieillir, il reste au fond de nous un gamin de cinq ans à qui on montre un dinosaure et qui répond oui sans réfléchir. Alors quand ce dinosaure est un Spinosaure qui manie une épée deux fois plus grande que lui et qui pare des coups comme dans Sekiro, la question n'est même plus de savoir si on est client. On l'est. Dinoblade est né d'un meme viral, et il aurait pu s'arrêter à la blague. Sauf qu'il a eu le culot de se transformer en vrai soulslike, et c'est là que ça devient sérieux.

Dinoblade, le Spinosaure armé de son épée géante dans un canyon désertique

Le contexte

Dinoblade est un action-RPG soulslike développé par un petit studio et disponible sur PC depuis le 23 juillet 2026, après un passage remarqué par une démo qui a fait exploser les compteurs. On y incarne un jeune Spinosaure armé d'une épée démesurée, lancé dans un monde préhistorique peuplé de dinosaures tout aussi belliqueux. Le projet est parti d'une image absurde devenue virale, et le studio a eu l'intelligence de prendre la blague au sérieux : plus de 500 000 ajouts en liste de souhaits sur Steam avant la sortie, preuve qu'on n'est pas les seuls à avoir gardé notre âme d'enfant. La promesse est simple : des dinos, des grosses épées, et des boss qui font trembler l'écran.

Le gameplay : Sekiro chez les dinosaures

Ce qui surprend, c'est que Dinoblade ne se contente pas de son concept rigolo. Son système de combat repose sur la parade et la posture, dans la lignée directe de Sekiro plutôt que sur l'esquive et l'endurance à la Dark Souls. Concrètement, on ne fuit pas les coups, on les lit et on les renvoie : chaque parade réussie construit vers la contre-attaque et récompense l'agressivité. Le jeu vous pousse à rester au contact, à apprendre les enchaînements de l'adversaire et à briser sa garde, dans un rythme nerveux qui demande de la lecture et du sang-froid. C'est exigeant, c'est précis, et ça n'a rien de la parodie qu'on aurait pu craindre.

Le vrai spectacle, ce sont les boss. Chaque territoire est gardé par un Alpha, et le studio s'est visiblement amusé à rendre ces affrontements aussi mémorables qu'absurdes. Le combat contre le T-Rex, par exemple, s'ouvre sur le boss utilisant un petit dinosaure comme massue improvisée avant de le jeter et de sortir une plaque de tôle grande comme une voiture avec une poignée soudée dessus. On rit, puis on meurt, puis on recommence, et c'est exactement le sel du genre. Entre canyons désertiques, cavernes immenses, prairies verdoyantes et jungles noyées de brume, chaque zone offre son ambiance et son gardien, et l'envie d'aller voir le prochain boss ne retombe jamais.

Dinoblade, un combat de boss face à un Alpha gardien de son territoire

Ce qui coince

Il faut rester lucide, car le charme du concept ne gomme pas tout. Dinoblade est le travail d'un studio modeste, et ça se sent sur la finition technique. Le consensus est constant : le combat fonctionne, l'ambiance prend, mais l'exécution a de véritables aspérités. On croise des animations parfois raides, des collisions capricieuses et une caméra qui n'aime pas toujours les espaces resserrés, ces petits défauts qui rappellent qu'on n'est pas devant une production à gros budget. Rien de rédhibitoire, mais de quoi accrocher par moments un jeu par ailleurs très attachant.

L'autre limite tient à l'ampleur. Un soulslike vit de la richesse de son bestiaire, de la variété de ses builds et de la profondeur de sa progression, et Dinoblade reste sur ce terrain plus resserré que les cadors du genre. On aimerait davantage d'options, davantage de systèmes à creuser une fois passée la découverte, et c'est peut-être là que la répétition guette sur la longueur. C'est un premier jet plein d'idées et de personnalité, pas encore le monstre tentaculaire dont on rêverait, et il faut l'aborder pour ce qu'il est : une pépite un peu brute mais sincèrement inspirée.

Dinoblade, une prairie verdoyante traversée par le Spinosaure et son épée

Ce qu'on retient

Dinoblade est la preuve réjouissante qu'une blague peut accoucher d'un vrai bon jeu quand on la prend au sérieux. Sous son concept de meme, il cache un soulslike nerveux et exigeant, bâti sur un système de parade à la Sekiro qui fonctionne vraiment, et des combats de boss aussi spectaculaires qu'hilarants. On y retrouve intact ce plaisir enfantin du dinosaure qui cogne, doublé de la satisfaction adulte de briser la garde d'un T-Rex après dix tentatives. C'est brut, c'est perfectible, mais c'est plein d'âme, et difficile de ne pas céder quand le gamin de cinq ans en nous trépigne déjà.

Il faut simplement accepter ses aspérités et son ampleur mesurée. La finition technique trahit son budget, et la profondeur reste en deçà des références du genre, mais rien de tout ça n'entame l'essentiel : Dinoblade est un plaisir sincère, généreux et attachant, porté par une idée folle assumée jusqu'au bout. Pour tous ceux qui ont grandi sans jamais vraiment lâcher leur amour des dinosaures, c'est un rendez-vous qu'on ne rate pas. On y va pour la blague, et on reste pour le jeu.

Verdict

Un meme viral transformé en vrai soulslike nerveux, où un Spinosaure à l'épée géante pare comme dans Sekiro et affronte des boss délirants : brut de finition, mais sincèrement inspiré et furieusement attachant.

Points forts :

  • Un système de parade et de posture à la Sekiro qui fonctionne vraiment
  • Des combats de boss spectaculaires et hilarants
  • Des environnements variés et une ambiance préhistorique réussie
  • Un concept absurde assumé et pris au sérieux

Points faibles :

  • Une finition technique qui trahit le budget modeste
  • Une profondeur et une variété de builds en deçà des références du genre
  • Une caméra capricieuse dans les espaces resserrés

Testé sur PC.

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