Il y a des annonces qu'on ne voit pas venir. The Division Resurgence qui débarque en version native sur Steam, avec du cross-play, c'en est une pour moi. Parce que je fais partie de ces gens qui ont englouti des centaines d'heures dans The Division premier du nom, puis dans le 2. Le loot, les zones sombres, la boucle "encore un objet un peu meilleur", tout ça m'a tenu bien plus longtemps que je ne l'avouerai jamais à voix haute. Alors forcément, ce Resurgence, je le regarde de très près.

Petit rappel utile : ce n'est pas The Division 3. C'est un spin-off free-to-play développé par Ubisoft, né sur mobile, qui pose aujourd'hui ses valises sur PC via Steam avec un vrai portage natif et le multi cross-plateforme. On reste dans le même univers, la même New York post-pandémie, le même TPS à couverture et à loot, mais dans une formule pensée pour être gratuite et jouable partout.
L'idée de retrouver gratuitement la boucle qui m'a happé, avec des centaines de missions et une map ouverte, c'est évidemment tentant. Sur le papier, tout ce que j'aimais est là : la fusillade tactique, l'agent qu'on bichonne, le stuff qu'on optimise pièce par pièce. Et le fait que ce soit natif sur Steam plutôt qu'un simple portage mobile mou, ça change beaucoup de choses sur le confort de jeu.
Maintenant, je ne vais pas jouer les naïfs. "Free-to-play" et "né sur mobile", ce sont deux drapeaux qui appellent la prudence. La vraie question, celle à laquelle je répondrai seulement manette en main, c'est le modèle économique. Est-ce que la progression respecte le joueur, ou est-ce qu'elle pousse gentiment vers la boutique ? Est-ce que le endgame tient sur la durée sans dégainer la carte bleue ? La licence a déjà connu des économies vertueuses et d'autres plus pressantes, et tout se jouera là.
Je réserve donc mon avis, c'est le principe d'une preview. Mais l'envie est là, intacte. Je vais créer un agent, retourner nettoyer New York, et voir si la magie du loot opère encore. Rendez-vous très vite pour un vrai test, une fois que j'aurai vérifié si ce Resurgence mérite les heures que je m'apprête à lui donner.