
County of Fortune : le city builder qui vous demande de dézoomer
On n'y bâtit pas une ville mais un comté entier, avec ses villages, ses rivières marchandes et ses maisons nobles. Sortie ce 5 novembre à 17h.

Gestion d'école de gladiateurs, combats en auto-battler, mort définitive et un éléphant dans l'arène. Sortie ce 5 novembre à 15h.
Alexandrosse
La première image que j'ai vue de Dominus Gladiatus, c'est un éléphant de guerre avec un archer sur le dos, lâché contre quatre gladiateurs dans une arène couverte de pétales, pendant que l'empereur regarde depuis sa loge fleurie.
La deuxième, c'est une liste d'hommes à acheter au marché, avec leurs prix.
Entre les deux, il y a tout le jeu.

Les combats sont en auto-battler. Vous ne contrôlez aucun coup : vous recrutez, vous entraînez, vous équipez, vous décidez qui est prêt et qui doit se reposer, puis vous lâchez vos hommes sur le sable et vous regardez.
C'est un choix de design qui en dit long. Tout l'intérêt se déplace en amont du combat, dans la semaine qui précède. Le moral, les blessures, la fatigue, la spécialisation de chacun, le matériel qu'on lui paie. Et quand ça tourne mal, il n'y a personne à blâmer d'autre que la décision prise trois écrans plus tôt.
Surtout, la mort est définitive. Un gladiateur perdu ne revient pas, et ce n'est pas une ligne dans un tableau : c'est un homme que vous avez acheté, nourri, formé pendant des semaines de jeu, et dont il faut maintenant combler le trou dans l'effectif.

Le cadre n'est pas une campagne ouverte. Six Domini se disputent le prestige, vous en choisissez un, et vous les affrontez l'un après l'autre à travers un tournoi de 160 jours. Chaque rival a ses méthodes et ses façons de vous nuire dans votre propre ludus.
Cette limite de 160 jours est la bonne idée. Elle transforme chaque décision en arbitrage : former un débutant coûte du temps que vous n'aurez peut-être pas, acheter un vétéran coûte de l'argent, le pousser trop fort coûte un homme. On ne fait pas pousser une école tranquillement, on court.

Le nom sur la boîte d'éditeur est PlayWay. Ceux qui suivent les sorties Steam savent exactement quelle réaction ça provoque : un catalogue immense de simulateurs, du très bon à l'oubliable, et une page de magasin qui promet toujours un peu plus que le jeu livré.
Mais le développeur n'est pas un studio monté pour l'occasion. Brain Seal Ltd existe depuis 2007, au Royaume-Uni, et a déjà signé la série Dark Quest et Story of a Gladiator en 2019. Ces gens ont donc déjà fait des gladiateurs une fois. Dominus Gladiatus ressemble à la version qu'ils voulaient faire la première fois, avec la gestion en plus.
La direction artistique va dans le même sens : tout est peint à la main, les arènes de province sont en bois et pleines d'échardes là où celle de Rome est en marbre, et la foule est dessinée visage par visage. Ça ne coûte rien de le dire, c'est joli.
Reste l'inconnue habituelle des auto-battlers de gestion : la lisibilité. Si on ne comprend pas pourquoi un gladiateur vient de mourir, tout le système s'effondre, parce qu'il n'y a plus de leçon à tirer. C'est la première chose que je regarderai.

Sortie ce 5 novembre à 15 heures sur PC, avec des versions consoles annoncées. Une démo est disponible sur la page Steam pour se faire une idée avant d'y laisser un dominus.
Si vous avez usé Story of a Gladiator à l'époque, venez dire sur le Discord d'InsertCoins si cette suite déguisée vous paraît tenir la route.
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