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PIX Football Manager : un manager où l'on ne voit pas les notes des joueurs, et où l'on ne joue jamais seul
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PIX Football Manager : un manager où l'on ne voit pas les notes des joueurs, et où l'on ne joue jamais seul

Recruter sans connaître les statistiques, enchérir contre de vrais managers, et aucun mode solo. Sortie ce 5 novembre à 16h.

A

Alexandrosse

·6 min de lecture

Commençons par ce qui va faire fuir la moitié des lecteurs, parce que ce serait malhonnête de le glisser au douzième paragraphe : PIX Football Manager n'a pas de mode solo. Pas de campagne hors ligne, pas de partie contre l'ordinateur. C'est un manager en ligne, en affrontement asynchrone contre les clubs d'autres joueurs, et c'est écrit noir sur blanc sur sa page.

Si vous cherchiez une partie à faire dans le train sans réseau, la réponse est non. Pour les autres, l'idée derrière est franchement séduisante.

L'écran de composition d'équipe en pixel art, les joueurs en cartes sur le terrain

Le recrutement à l'aveugle

Le postulat du jeu tient en une phrase : la meilleure façon de trouver un bon joueur, c'est de le regarder jouer.

Vous ne connaissez pas la vraie valeur d'un joueur avant de le signer. Les fiches de la liste de recrutement affichent des notes à zéro étoile tant que personne n'est allé voir. Il faut déployer des recruteurs dans un pays, attendre les heures de déplacement, lire leur évaluation, et décider.

Le détail qui m'a fait sourire, c'est l'état d'esprit des recruteurs. Sur la capture du réseau de scouting, Yoshitaka Takeda est en poste chez Striped Fortress depuis 23 heures, humeur : très mécontent. Manuel Aránguiz est en déplacement vers Courageous Lions, 31 heures, humeur : très mécontent lui aussi. On ne gère pas que des joueurs.

Et une fois la perle repérée, il faut encore la convaincre, puis gagner l'enchère. Certains cibles regardent l'identité du club et ses installations, d'autres ne regardent que l'argent. Vos rivaux voient les mêmes joueurs que vous.

La carte de recrutement, avec les recruteurs en mission et leur humeur

Trois cent cinquante clubs, et pas un seul sous licence

Le jeu couvre plus de 350 clubs dans 25 pays, tous renommés avec l'audace habituelle du genre : Noble Madrid, Barcelunya, London Hammers (fondé en 1895, à Londres, Royal League). Les joueurs suivent la même logique, et les captures laissent passer des noms qui fleurent bon les nuits de 1996 devant la télévision.

Les matchs se regardent entièrement simulés, en pixel art, avec substitutions et ajustements tactiques en direct. Le reste tient de la comptabilité assumée : contrats, installations, prix des billets, de la nourriture et des maillots pour faire rentrer de l'argent les jours de match.

Une fiche de joueur avec ses étoiles, à côté d'un match simulé en pixel art

Ce que ça risque de donner

Le pari est intéressant et fragile en même temps.

Intéressant, parce que le recrutement à l'aveugle corrige le vice principal du genre : dans la plupart des managers, on finit par acheter un tableur. Ici, il faut une opinion.

Fragile, parce que tout repose sur la population. Un manager asynchrone en ligne a besoin d'adversaires actifs pour que les enchères aient un sens et que les ligues hebdomadaires se remplissent. Un jeu de ce type à vingt joueurs n'est plus le même jeu. C'est la seule chose qui décidera de son sort, et c'est la seule chose qu'on ne peut pas juger le jour de la sortie.

PIX Football Manager sort ce 5 novembre à 16 heures sur PC, développé et édité par PeytonParrishGames.

On y monte probablement un club : si vous voulez une ligue avec des gens qui lisent le même site que vous, dites-le sur le Discord d'InsertCoins.

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