
Airport Control 27 : quatre aéroports réels, des lectures de collationnement, et quarante-six euros
Un simulateur de contrôle aérien en trois dimensions avec procédures réelles, accents de pilotes variés et un tarif qui interroge.

Choisir le tissu, placer le patron dans le droit-fil ou en biais, coudre, décorer. Une simulation de couture d'une précision inattendue.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
8/10
Verdict
Recommandé
Free Lives, c'est Broforce, GORN et Anger Foot. Des jeux dont le point commun est une certaine idée du sang qui gicle.
Ils éditent aujourd'hui, sous le label Cozy Lives, un jeu de couture où la dernière fonctionnalité annoncée sur la page de vente est : caresser le chat.
J'ignore ce qui s'est passé dans ce studio, mais le résultat est très réussi.

J'attendais un jeu d'habillage. C'est un jeu de confection, et la différence est énorme.
Vous choisissez le tissu, vous disposez et découpez les patrons, vous cousez les pièces, vous ajoutez les décorations. Et le jeu prend au sérieux chaque étape.
Le détail qui m'a convaincu, et qui n'est pas de la décoration : selon que votre patron est aligné dans le droit-fil ou coupé en biais, le résultat change sur la robe finie. La façon dont vous disposez et découpez votre tissu apparaît sur le vêtement.
Pour qui a déjà tenu une paire de ciseaux de couturière, ça veut dire quelque chose. Pour les autres, c'est simplement une mécanique qui donne du poids à un geste qu'on aurait pu rendre décoratif.
Vous contrôlez aussi quel tissu utiliser pour chaque panneau du vêtement, ce qui ouvre la porte aux associations et aux erreurs de goût assumées.
Vous achetez parmi une gamme de tissus : coton, lin, laine, soie, velours.
Vous dessinez et coloriez votre robe dans un carnet de croquis, en y ajoutant des échantillons de tissu et des appliqués.
Vous disposez et découpez le patron, vous le prévisualisez sur un mannequin, puis vous cousez. Le tissu passe littéralement sous la machine.
Et vous décorez : boutons, noeuds, appliqués, galons de dentelle et accessoires placés où vous voulez, en toute liberté.

C'est ce qui empêche le jeu d'être un simple bac à sable.
Toute une ville espère remplir sa garde-robe de robes sur mesure, taillées pour des événements importants et selon des goûts individuels.
Vous créez donc pour impressionner quelqu'un de précis, ou vous exposez vos propres créations en vitrine pour les vendre en prêt-à-porter.
Les robes livrées rapportent de la réputation et de l'argent, ce qui referme la boucle proprement.
C'est la bonne structure pour ce genre de jeu : la contrainte client donne une raison de sortir de sa zone de confort esthétique, et la vitrine permet quand même de faire ce qu'on veut.
Le jeu sort aujourd'hui, développé par Cozy Lives et édité par Free Lives, sans prix affiché ni évaluations à l'heure où j'écris. C'est du solo, jouable entièrement à la souris, sans aucune contrainte de temps.
Ma réserve est celle du format. Un jeu de fabrication répétitive vit sur la variété de ses commandes et sur la profondeur de sa personnalisation. Si les demandes des clients se ressemblent au bout de dix robes, l'intérêt retombe, quelle que soit la qualité de la simulation de couture.
Mais l'idée de faire dépendre le rendu final de la façon dont on découpe le tissu est excellente, et suffisamment technique pour donner envie de recommencer une robe simplement pour mieux la couper.

Votre première robe ratée, c'était un problème de tissu ou de goût ? On ne juge pas sur le Discord d'InsertCoins.
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