
Airport Control 27 : quatre aéroports réels, des lectures de collationnement, et quarante-six euros
Un simulateur de contrôle aérien en trois dimensions avec procédures réelles, accents de pilotes variés et un tarif qui interroge.

Cinq millions de niveaux faits par les joueurs, un éditeur complet, et la possibilité de relier son vieux compte. Le retour d'une institution.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
8/10
Verdict
Recommandé
Si vous avez eu entre dix et vingt ans entre 2010 et 2015, vous connaissez le père en fauteuil roulant, le monsieur à vélo, et la sensation très particulière de finir un niveau en deux morceaux.
Happy Wheels débarque enfin sur Steam. Sans publicité. Et son créateur l'écrit lui-même sur la fiche, avec une concision remarquable : je n'aime pas les publicités.

Un jeu de physique en deux dimensions à défilement horizontal, piloté par sa communauté.
Vous choisissez un coureur mal préparé et vous ignorez les conséquences graves dans votre poursuite désespérée d'une victoire éphémère. C'est la description officielle, et elle résume mieux l'esprit du jeu que n'importe quel paragraphe.
Le principe tient dans la combinaison de trois choses : un moteur physique qui gère les corps de façon très détaillée, des obstacles conçus pour vous détruire, et un éditeur de niveaux ouvert.
C'est le chiffre qui explique la longévité du jeu.
La communauté a créé plus de cinq millions de niveaux, et vous pouvez tous les jouer, en plus de créer et partager les vôtres.
Le navigateur de niveaux trie et classe les créations, avec de nouveaux niveaux soumis chaque jour. Et la version Steam ajoute une fonction que j'aime beaucoup : une sélection par date, pour aller fouiller dans les niveaux anciens et oubliés.
Pour un jeu dont la culture s'est construite sur des vidéos, pouvoir remonter le temps jusqu'aux niveaux de 2012 est une meilleure fonctionnalité d'archivage que ce que proposent la plupart des plateformes officielles.

La liste est courte et bien choisie.
Aucune publicité, ce qui change radicalement l'expérience par rapport à la version navigateur que tout le monde a connue.
La possibilité de relier votre ancien compte Happy Wheels à votre identifiant Steam, avec connexion automatique sur plusieurs appareils. Si vous aviez des niveaux publiés il y a dix ans, ils vous appartiennent toujours.
Le support de la manette, ajouté pour l'occasion.
Et des succès Steam que le créateur qualifie lui-même de peu recommandables.
Le jeu sort aujourd'hui, signé Jim Bonacci et édité par Fancy Force, sans prix affiché ni évaluations à l'heure où j'écris.
Deux avertissements sincères.
C'est un jeu violent, et volontairement absurde dans sa violence. Le corps de votre personnage se démembre de façon très détaillée. C'est le fondement de l'humour du jeu depuis quinze ans, mais ça ne se prête pas à toutes les tablées.
Et c'est un jeu de 2010. La physique est celle de l'époque, l'habillage aussi. On ne vient pas chercher un jeu moderne, on vient chercher celui-là, exactement comme il était, en mieux servi.
Ce qui me plaît le plus dans cette sortie, c'est l'absence de tout le reste. Pas de passe de saison, pas de monnaie, pas de publicité, pas de remaster qui abîme ce qui marchait. Un éditeur, cinq millions de niveaux, et la même chute dans le vide.

Votre pire souvenir de niveau piégé ? On exhume les traumatismes sur le Discord d'InsertCoins.
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