
Acceptable Losses : vous ne montez pas à l'assaut, vous signez le papier qui l'ordonne
Vingt jours à tenir, des rapports d'incident à lire le soir, et des soldats qui ont un nom et un lieu de naissance. Cinq euros cinquante.

Bioingénieure sur une planète étrangère, vous synthétisez des plantes et modifiez l'ADN animal. La curiosité est un outil, et un risque.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
La plupart des jeux de survie posent une question simple : comment rester en vie. Honeycomb en pose une plus intéressante : jusqu'où pouvez-vous vous approcher de quelque chose que vous ne comprenez pas encore.
Vous êtes Hennessy, bioingénieure envoyée par EON Corp sur Sota7, avec une mission qui tient en un mot : savoir.

Sota7 est une planète magnifique et pas du tout inoffensive.
Certaines créatures tolèrent votre présence. D'autres non. Et le jeu formule sa règle d'or d'une façon que je trouve élégante : parfois, l'expérience la plus intelligente que vous puissiez mener, c'est de courir.
Votre outil principal n'est donc pas une arme, c'est l'observation. On étudie le monde, on comprend comment ses écosystèmes fonctionnent, on découvre les propriétés des espèces qu'on rencontre. La curiosité est votre plus grande force, et s'approcher de trop près a des conséquences.
C'est un renversement de posture rare dans le genre. Le danger n'est pas là pour être vaincu, il est là pour être compris, et rien ne vous empêche de vous tromper.
C'est ce qui sépare Honeycomb d'un survival ordinaire.
Vous ne vous contentez pas de récolter. Vous synthétisez les propriétés de plantes et vous manipulez l'ADN animal pour déclencher des changements physiques. On expérimente des combinaisons, on analyse les résultats, on réutilise ce qu'on a appris pour aller plus loin.
Autrement dit, la progression ne passe pas par un arbre de compétences mais par un carnet de laboratoire. Ce que vous débloquez, ce sont des connaissances, et elles s'appliquent au vivant plutôt qu'à votre inventaire.

Le reste est plus attendu, et c'est très bien ainsi.
Vous récoltez des ressources, vous montez une base où vivre, travailler, fabriquer et mener vos expériences, puis vous l'agrandissez à mesure que vos recherches avancent. La base sert de point de départ pour des expéditions de plus en plus longues.
Le monde alterne grands paysages ouverts et cavernes souterraines, avec des biomes distincts, des plantes et des créatures qui leur sont propres. Plus vous vous éloignez, plus il faut avoir compris la planète avant d'y aller.
Le jeu sort aujourd'hui, développé par Frozen Way et édité par Snail Games USA, et il n'a pas encore d'évaluations. Impossible donc de vous dire comment il tient sur vingt heures, et je ne vais pas faire semblant.
Ce que je peux dire, c'est que la promesse est cohérente et que la direction artistique tient debout : Sota7 a des couleurs et des formes qui ne ressemblent pas au décor générique de planète étrangère qu'on nous sert habituellement.
Côté machine, comptez un Ryzen 5 3600, huit gigaoctets de mémoire et une GTX 1660. Le jeu se joue entièrement à la manette, ce qui est bon signe pour un jeu d'exploration.
Une réserve tout de même, et elle vaut pour tout le genre : un jeu de survie tient sur sa boucle de moyen terme, pas sur ses trois premières heures. Celles-ci sont prometteuses. Le reste demande à être vu.

Vous vous êtes approché trop près de quoi, exactement ? Les récits d'expériences ratées sont les bienvenus sur le Discord d'InsertCoins.
Communauté
Votre note
Publicité
Aucun commentaire pour le moment. Sois le premier.
Lire aussi

Vingt jours à tenir, des rapports d'incident à lire le soir, et des soldats qui ont un nom et un lieu de naissance. Cinq euros cinquante.

Des convoyeurs, des tuyaux et des alambics sur plusieurs étages, une boutique à remplir, et 89 % de joueurs convaincus dès la première semaine.

45 bus sous licence, des autocars pour la première fois, une région superbe. Et un lancement technique qui gâche une grande partie du plaisir.