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I.T. Never Ends : j'ai vraiment fait ce métier, et le ticket 666 ne m'a rien fait, contrairement à l'utilisateur
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Note7.5/10

I.T. Never Ends : j'ai vraiment fait ce métier, et le ticket 666 ne m'a rien fait, contrairement à l'utilisateur

Traiter des tickets pour une entreprise dirigée par des horreurs cosmiques. Une comédie de bureau qui vise juste, dans un format volontairement étroit.

A

Alexandrosse

·14 août 2026·5 min de lecture

Note InsertCoins.press

7.5/10

Verdict

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Autant vous prévenir, je ne suis pas objectif sur ce jeu. J'ai été IT manager. Pas dans une entreprise dirigée par des horreurs cosmiques, du moins pas officiellement, mais j'ai connu le reste : les tickets qui s'empilent, les gens qui débarquent avec un problème qui n'est pas votre travail, et cette impression permanente que quelque chose dans le bâtiment ne fonctionne pas comme il devrait.

Et oui, j'ai déjà eu un ticket numéro 666. Il ne s'est rien passé. Enfin, l'utilisateur a disparu, mais je maintiens que ce n'était pas la faute du ticket.

I.T. Never Ends, le support informatique dans une entreprise inquietante

Le ton, et il est parfaitement calibré

C'est la première chose qui frappe, et c'est ce qui fait tenir le jeu. Le studio Dadbod Games a compris que l'horreur cosmique et le support informatique se ressemblent beaucoup : dans les deux cas, on affronte quelque chose d'incompréhensible avec des outils inadaptés, et personne ne veut savoir comment on s'en sort.

Les exemples parlent d'eux-mêmes. Ticket 404 : l'utilisateur ne trouve plus son âme. Ticket 500 : l'imprimante respire de nouveau. Ticket 237, urgent : l'étage 3,5 refuse de cesser d'exister. Marketing a mis toute l'entreprise en copie du rituel d'invocation, encore une fois. Le service juridique a besoin d'un accès distant depuis un lieu caviardé. L'ascenseur dessert désormais un étage qui n'existe pas.

Et puis il y a Gary, qui veut remettre son mot de passe à GaryRocks123. Encore. Les robots d'attaque par force brute sont ravis. Cette blague-là n'a rien de surnaturel, et c'est précisément pour ça qu'elle est la plus drôle du lot.

L'entreprise a été fondée en 2015, peu importe ce qu'affirme la clé USB emmurée. Vous êtes l'employé numéro 47. Ou 48. Les numéros changent. Et il vaut mieux ne pas demander ce qui est arrivé à Marvin.

Ce qu'on fait, concrètement

La mécanique de base est volontairement minimale : on balaie vers la droite pour approuver, vers la gauche pour refuser. Les deux options ont des conséquences.

Ce qui donne son épaisseur à ce geste simple, ce sont les quatre jauges à tenir en même temps : productivité, budget, moral et entropie. Si l'une d'elles tombe à zéro, votre service se termine définitivement. Et si l'entropie grimpe trop haut, le bâtiment commence à se souvenir de choses.

C'est une structure éprouvée, celle des jeux à décisions binaires et à compteurs antagonistes, et elle fonctionne toujours parce qu'elle transforme chaque petit choix en arbitrage. Approuver coûte du budget, refuser coûte du moral, et les deux nourrissent l'entropie.

S'y ajoutent des mini-jeux manuels qui cassent le rythme, et ce sont eux qui sauvent le format de la monotonie. Caviarder un document avant que quelqu'un ne le lise et n'y perde la raison. Stabiliser le réseau dans une salle serveur qui a développé sa propre météo, en colmatant les pertes de paquets et en reroutant l'alimentation avant que la baie 7 ne soit inondée, sachant qu'il pleut à 14h47 précises. Ou traquer des entités de données instables dans l'architecture avant qu'elles ne vous trouvent en premier.

I.T. Never Ends, les quatre jauges et les decisions binaires

Ce qui fixe la note

Cette note vient de nos parties, le jeu sortant tout juste. Elle récompense une écriture réellement drôle, qui tient sur la durée parce qu'elle mélange l'absurde surnaturel et l'absurde d'entreprise, le second étant souvent le plus efficace. Elle salue aussi les mini-jeux, qui empêchent le balayage de devenir mécanique.

Elle tient compte de l'étroitesse du format. Un jeu à décisions binaires vit sur la variété de ses tickets, et rien d'autre. Si le catalogue s'épuise, la boucle se voit immédiatement, et aucune jauge ne rattrapera la répétition. C'est le seul vrai risque ici.

Réserve pratique à signaler, il est proposé en anglais uniquement, et l'humour repose entièrement sur les jeux de mots et le jargon informatique. Sans un anglais confortable, la moitié de l'intérêt disparaît.

Alors racontez-nous, parce qu'on sait que vous en avez : quel est le ticket le plus absurde que vous ayez reçu dans votre vie professionnelle ?

I.T. Never Ends, les mini-jeux et la salle serveur

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