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Korea. IL-2 Series : j'ai ressorti mes vieux réflexes de War Thunder pour remonter dans un cockpit soviétique
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Note8/10

Korea. IL-2 Series : j'ai ressorti mes vieux réflexes de War Thunder pour remonter dans un cockpit soviétique

3000 heures de War Thunder en mode simu plus tard, je rouvre un cockpit à l'étoile rouge. Les simu de ligne m'ennuient, le combat aérien me réveille, et celui-là me régale.

A

Alexandrosse

·4 août 2026·7 min de lecture

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8/10

Verdict

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La première fois que j'ai recollé au train d'un Sabre dans Korea. IL-2 Series, mes mains savaient déjà quoi faire. Garder l'énergie, ne pas ouvrir le feu trop tôt, laisser le F-86 américain commettre la faute. Ces réflexes-là, je ne les ai pas appris ici. Je les traîne depuis mes années War Thunder, et les rouvrir dans un cockpit soviétique aux cadrans gravés en cyrillique, une éternité plus tard, ça m'a fait un drôle d'effet.

Korea. IL-2 Series, un chasseur à l'étoile rouge abat un avion américain au-dessus de la Corée

Parce qu'avant, il y a eu War Thunder. Beaucoup de War Thunder. Quelque chose comme 3000 heures dans le mode simu, celui dont j'ai honteusement oublié le nom exact, Simulator Battles je crois, ou "Full Real" à l'époque où j'y traînais, ça remonte à loin. Le mode sans vue extérieure, sans marqueurs au-dessus des ennemis, juste vous, votre verrière et le ciel. Et comme à peu près tout le monde à ce moment-là, je volais rouge. Les avions soviétiques étaient pétés, l'Il-2 encaissait comme un char volant, et on profitait du déséquilibre sans le moindre scrupule. Remonter dans un chasseur à l'étoile rouge aujourd'hui, c'est un retour aux sources un peu gênant, et franchement jouissif.

Le moment où l'hélice croise le réacteur

Korea. IL-2 Series, c'est le nouveau projet de 1C Game Studios, les gens derrière IL-2 Great Battles, dont il reprend la technologie et le sérieux maniaque. Le pari est malin : la guerre de Corée, ce bref instant où l'aviation change de monde. Les derniers chasseurs à hélice, le F-51D Mustang en tête, croisent la toute première génération de jets, MiG-15bis contre F-86 Sabre. Huit appareils au lancement, modélisés jusqu'au dernier rivet, et le jeu quitte aujourd'hui son accès anticipé. Ce n'est pas un gros garage, mais chaque avion est un objet d'étude à part entière, avec ses manies, sa montée en régime, sa façon de décrocher quand vous tirez trop fort sur le manche.

Voler m'ennuie, me battre me réveille

Il faut que je sois honnête sur ce que je cherche dans un jeu d'avion, parce que ça explique tout le reste. Les simu civils, façon Microsoft Flight Simulator, les checklists interminables, les approches ILS, poser un Boeing bien sagement à Francfort : ça m'endort. Profondément. Je respecte le savoir-faire, je n'y arrive pas une seconde. Ce qui me réveille, c'est la bagarre. Le duel à haute altitude, l'adversaire qui manoeuvre pour vous décoller de ses fesses, l'instant précis où vous sentez que vous l'avez eu. Korea coche cette case, et presque uniquement celle-là, et c'est exactement pour ça qu'il me régale. Le modèle de vol est exigeant, la gestion de l'énergie punitive, et aucune victoire ne tombe toute cuite : elle se vole, au sens propre.

Korea. IL-2 Series, cockpit soviétique aux cadrans en cyrillique au-dessus d'une Corée enneigée

L'immersion fait le reste, et c'est là que 1C excelle depuis toujours. Le cockpit ci-dessus, avec ses aiguilles en cyrillique et la lumière rasante qui accroche l'aile, c'est le genre de détail devant lequel je reste bêtement scotché. Autour, il y a de quoi faire : des carrières, des campagnes, des missions solo, du multijoueur, plus un mode "examens" qui vous force à apprendre chaque appareil dans les règles avant de vous lâcher, et un support VR pour ceux qui veulent vraiment y être. On est à des kilomètres de l'arcade. Ici, on lit son manuel, on chauffe son moteur, on apprivoise une machine avant qu'elle vous pardonne.

À qui ce n'est franchement pas destiné

Autant le dire tout net : ce jeu n'est pas pour tout le monde, et il n'essaie même pas de l'être. C'est pointu, ardu, et sans un stick digne de ce nom vous allez souffrir. Le garage de départ est mince, et 1C garde sa vieille habitude du contenu vendu par morceaux qui peut faire gonfler la note avec le temps. L'interface reste sèche, austère, du genre à supposer que vous savez déjà pourquoi vous êtes là. Si l'idée de recommencer trente fois la même manoeuvre jusqu'à enfin la réussir vous hérisse, fuyez, vous ne passerez pas la première heure.

Korea. IL-2 Series, le hangar et le F-51D Mustang américain avec ses modes carrière et campagnes

Mais si, comme moi, vous avez cramé des nuits entières sur le mode simu de War Thunder à voler rouge et à guetter la queue d'un Sabre, Korea. IL-2 Series vous tend pile la madeleine que vous espériez, en plus beau et en plus rigoureux. Je ne vais pas prétendre l'avoir déjà poncé comme mes 3000 heures d'antan. Mais j'y suis retombé avec un sourire idiot, la même tension dans les épaules au moment d'engager, et je sais déjà que je vais y laisser des plumes. Et un paquet d'heures.

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