
Crown Siege : un incrémental de siège à huit euros, honnête sur sa durée
On fait apparaître des troupes, on encaisse des vagues de gobelins, on améliore la tour. Court, assumé, et vendu comme tel.

Un jeu d'automatisation où l'on fabrique ses propres biomes, avec cinq mini-jeux pour occuper le temps pendant que les machines travaillent.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Vous vous réveillez sur une île solitaire, flottant sur une mer de vide liquide et de lumière d'étoiles, cernée par des montagnes infranchissables.
C'est une très belle façon de commencer un jeu d'usine, et c'est aussi une manière élégante de justifier la contrainte de base : vous n'irez nulle part, donc vous allez construire.

Vous transformez des ressources brutes, de simples bâtons et cailloux, en usine industrielle. Vous progressez à travers les âges, de l'outil primitif à la machine moderne et au-delà.
Et il y a une idée que je n'avais pas vue ailleurs : vous agrandissez l'île en faisant apparaître de nouveaux biomes, pour récolter leurs ressources propres.
Autrement dit, la carte n'est pas donnée, elle se fabrique. C'est cohérent avec le décor, et ça transforme l'expansion en objectif de production plutôt qu'en simple exploration.
Le jeu annonce plus de vingt ressources, plus de cent bâtiments, fabrications et bonus, et plus de soixante constructions à relier par des tuyaux.
Chaque ressource a sa propre progression. On peut la récolter à la main ou l'automatiser avec des machines, et atteindre ses paliers débloque de nouveaux bâtiments, de nouvelles fabrications et des bonus puissants.
C'est plus malin qu'un arbre technologique classique, parce que ça vous pousse à automatiser tout, y compris ce que vous aviez laissé de côté. Dans la plupart des jeux d'usine, on néglige la ressource ennuyeuse ; ici, la négliger vous coûte des déblocages.
Autre bon point de confort, et il en dit long sur le soin apporté : vous pouvez déplacer ou démonter n'importe quelle machine à tout moment sans perdre d'objets. Pour un genre où l'on redessine sans arrêt, c'est exactement ce qu'il faut.

C'est la partie qui divisera.
Pendant que vos machines travaillent, vous pouvez progresser dans l'un des cinq mini-jeux, chacun avec sa propre boucle et ses propres objets, et qui débloquent des bâtiments et des bonus.
L'intention est claire : combler le temps mort de l'attente, qui est le défaut structurel du genre. Et ça peut aussi bien être une trouvaille qu'une dispersion, selon votre tempérament. Si vous venez chercher une usine, cinq activités annexes peuvent ressembler à du remplissage.
De mon côté, je trouve l'idée saine, à condition qu'elles soient reliées à la production plutôt que posées à côté. Ce qui semble être le cas, puisqu'elles débloquent des bâtiments.
Le jeu est sorti hier à 13,49 euros, développé par Studio Ashty et coédité avec Irox Games, et il affiche 18 avis positifs sur 22.
C'est trop peu pour conclure. Ce que je peux dire, c'est que l'habillage est réussi, que la direction artistique tranche avec le gris industriel habituel du genre, et que les options d'accessibilité sont nombreuses pour un jeu de cette taille.
Ma réserve tient à la comparaison. Le jeu d'automatisation est un genre où les références sont écrasantes et où les joueurs sont exigeants sur l'ergonomie des convoyeurs et des tuyaux. Un petit studio doit compenser par une idée, et Nightwater en a une, les biomes qu'on fait apparaître. Reste à voir si elle tient sur la longueur.
Et il y a un objectif clair derrière tout ça : atteindre le phare et découvrir ses secrets. C'est plus que ce que proposent beaucoup de jeux d'usine, qui se contentent de vous laisser optimiser dans le vide.

Vous avez automatisé quoi en premier ? On compare les plans d'usine sur le Discord d'InsertCoins.
Communauté
Votre note
Publicité
Chargement des commentaires...
Lire aussi

On fait apparaître des troupes, on encaisse des vagues de gobelins, on améliore la tour. Court, assumé, et vendu comme tel.

iRacing signe un jeu solide à la manette et contesté au volant. Et la fiche officielle reconnaît des voix générées automatiquement.

Un deckbuilder roguelite d'horreur dans une ville des années 1990, où la corruption change la façon de se reposer, de commercer et de circuler.