
Agefield High : un lycée des années 2000 plus sympa que le vrai, et une fiche Steam d'une honnêteté rare
Une comédie potache début 2000 dans une petite ville faite main. Le studio dit franchement à qui le jeu ne s'adresse pas.

Un ARPG accessible, jouable en coop sans friction, par un studio de deux personnes qui dit clairement ce qui manquera au lancement.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Il y a une phrase, sur la fiche Steam de Luminary, qui vaut plus que n'importe quelle bande-annonce : nous ne sommes que deux à faire ce jeu, alors laissez-nous le temps de cuisiner. Le studio Refractive Entertainment prévient que le contenu arrivera plus lentement que chez une grosse équipe, et qu'il a un plan.
Dans un secteur où l'accès anticipé sert trop souvent à promettre la lune, voir un studio énumérer précisément ce que contiendra le premier jour, et ce qui n'y sera pas, change agréablement.

Le jeu se présente comme un ARPG-lite équilibré, jouable seul ou entre amis, et le mot lite est là pour être pris au sérieux : combat indulgent, mécaniques directes, l'objectif affiché étant d'amener au genre des gens qui n'y jouent pas.
Concrètement, on trouve au lancement un créateur de personnage avec six races, coiffures, barbes et maquillages, une coopération à entrée et sortie libres pensée pour les amis et la famille, et une progression de personnage qui se poursuit d'une partie à l'autre, chez vous comme chez vos amis. La carte représente la moitié d'une zone ouverte de deux kilomètres carrés, avec plusieurs modes de déplacement, l'autre moitié étant prévue plus tard. On y trouve des ennemis, des camps et des bases à détruire, des tours à libérer, et des mini-boss.
Le combat se veut en temps réel et basé sur l'adresse, avec bascule instantanée entre styles : épée et bouclier, arc, gant de magie pour commencer, plus le blocage et l'esquive. Le déplacement est mis en avant comme un pilier : escalader les montagnes, plonger, planer vers des terres lointaines, avec des trésors cachés à dénicher.
Et c'est là que l'honnêteté du studio se manifeste, parce qu'il le dit lui-même. Le combat de boss final, celui qui permettra de terminer le jeu, arrivera plus tard, avec la seconde moitié de la carte. Vous achetez donc un terrain de jeu, pas une aventure complète.
La rejouabilité annoncée repose sur la reprise de l'expérience en difficulté supérieure, ce qui est une réponse un peu courte, et sur l'élargissement du contenu si l'accès anticipé marche. Le studio le formule d'ailleurs sans détour : l'ampleur pourra grandir si les ventes et la communauté suivent. C'est franc, mais cela signifie aussi que vous pariez sur un succès commercial autant que sur un jeu.
Aucun avis utilisateur n'existe à l'heure où nous écrivons, le jeu sortant aujourd'hui, d'où l'absence de note. Bon point : il est disponible en français.
Pour une équipe de deux personnes, l'ambition est déjà considérable, et l'approche accessible peut trouver son public chez ceux que Diablo et consorts intimident. Il faudra simplement acheter en sachant qu'on finance une trajectoire, pas un jeu terminé.
Les premiers retours sont arrivés et ils sont cohérents avec la promesse : 73 % d'avis positifs sur plus de 150 retours, soit un Plutôt positif. Pour un jeu que deux personnes annoncent volontairement incomplet, c'est un départ correct.

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Flux de passagers, bagages, avitaillement et passerelles à piloter soi-même. Le cahier des charges est rempli, l'ambition reste modeste.