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Mistfall Hunter : j'ai perdu deux heures de butin à cinq mètres de la sortie, et j'y suis retourné
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Note7/10

Mistfall Hunter : j'ai perdu deux heures de butin à cinq mètres de la sortie, et j'y suis retourné

L'extraction, c'est le seul genre où réussir 99% d'une expédition et mourir sur le dernier mètre efface tout. Mistfall Hunter maîtrise cette cruauté à la perfection.

A

Alexandrosse

·7 min de lecture

Note InsertCoins.press

7/10

Verdict

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Laissez-moi vous raconter comment ça s'est terminé, la première fois. Poches pleines, relique légendaire en poche, le point d'extraction juste devant moi. Cinq mètres. Une escouade rivale surgit du brouillard, un coup de hache, générique de fin. Deux heures de butin, envolées. J'ai fixé l'écran de mort un long moment. J'ai éteint. Puis, comme un idiot, j'ai rallumé et relancé une expédition. Si vous comprenez ce réflexe, Mistfall Hunter est fait pour vous. Sinon, fuyez.

Mistfall Hunter, l'exploration dans le brouillard à la recherche de reliques

Le grand écart émotionnel du genre extraction

Il faut poser les choses : Mistfall Hunter, développé par Bellring Games, est un extraction ARPG dark fantasy. Vous entrez dans une zone hostile, seul ou à trois, vous pillez des reliques de plus en plus précieuses, et vous devez ressortir vivant. Mourir avant l'extraction, c'est tout perdre. Voilà le contrat, cruel et limpide.

Ce que le jeu réussit, c'est de rendre ce grand écart émotionnel palpable. La joie d'une extraction réussie les poches pleines est exactement proportionnelle à la rage d'une mort à la sortie. Entre les deux, il y a cette petite voix qui vous souffle "encore un coffre, allez, juste un dernier", et qui vous tue à tous les coups. Cette tension, ce dialogue permanent entre l'avidité et la trouille, c'est le nerf du genre, et Mistfall Hunter l'a parfaitement en main. Ce n'est pas un hasard si sa bêta a rassemblé 430 000 joueurs.

À trois, c'est grisant. Seul, c'est un chemin de croix

Le combat a du poids, l'ambiance brumeuse est prenante, la progression du perso entre les runs donne envie de repartir. Mais la vraie différence se fait sur le nombre. À trois, avec des potes qui communiquent, croiser une escouade rivale devient un petit thriller : on va s'éviter ? se piller ? s'entretuer ? On se couvre, on partage les rôles, on hurle quand ça tourne mal. C'est là que le jeu brille.

En solo, préparez-vous à souffrir. Chaque rencontre est plus dangereuse, chaque erreur se paie plus cher, et la fameuse voix de l'avidité n'a plus personne pour la calmer. C'est un mode pour les masochistes assumés, et j'en fais parfois partie, mais il faut le savoir.

Mistfall Hunter, la tension d'une extraction avec le butin en jeu

Le vrai test viendra dans six mois

Soyons lucides sur ce qui coince. Mistfall Hunter est intrinsèquement stressant et punitif : perdre son butin fait partie du deal, et cette cruauté qui me fascine en dégoûtera d'autres. Ce n'est pas un défaut, c'est l'ADN du genre, mais ça trie sévèrement son public.

Et puis il y a la question qui hante tous les jeux comme lui : la suite. Un extraction game vit ou meurt sur son suivi, son équilibrage, sa population en ligne. Au lancement, les fondations sont solides, la boucle accroche, l'accès Game Pass va ramener du monde. Mais je ne saurai vraiment ce que vaut Mistfall Hunter que dans six mois, quand on verra si Bellring nourrit son jeu ou l'abandonne. Pour 25 euros, ou gratuitement via l'abonnement, le pari vaut le coup d'oeil si vous aimez tout risquer pour tout gagner. Et si, comme moi, mourir à cinq mètres de la sortie vous donne envie de recommencer plutôt que de tout casser.

Mistfall Hunter, l'escouade de trois face aux chasseurs rivaux

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