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My Infamous Dungeon réveille l'âme de Dungeon Keeper avec une couche roguelite, et le méchant en nous jubile
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Note7/10

My Infamous Dungeon réveille l'âme de Dungeon Keeper avec une couche roguelite, et le méchant en nous jubile

Bâtir son donjon, embaucher des monstres, piéger de valeureux héros et conquérir la surface. My Infamous Dungeon relit Dungeon Keeper à la sauce roguelite, et c'est réjouissant.

A

Alexandrosse

·28 juillet 2026·5 min de lecture

Note InsertCoins.press

7/10

Verdict

Recommandé

Il y a des jeux qui réveillent des souvenirs enfouis, et My Infamous Dungeon en fait partie. Dès les premières minutes, un nom remonte à la surface : Dungeon Keeper, ce classique déjanté où l'on incarnait le méchant, creusant son donjon pour y piéger de valeureux héros venus le nettoyer. Ce plaisir jubilatoire d'être le vilain de l'histoire, de tendre des pièges et de savourer la mésaventure des gentils, My Infamous Dungeon le fait renaître, en y greffant une couche roguelite moderne. Le résultat est un jeu de gestion malin et méchant, qui parle directement au petit tyran qui sommeille en nous.

My Infamous Dungeon, un builder de donjon roguelite dans l'esprit de Dungeon Keeper

Le contexte

My Infamous Dungeon est un builder de donjon roguelite développé et édité par BoxFox Studios, disponible sur PC depuis le 28 juillet 2026. On y bâtit son donjon et l'on fait grandir son empire du mal en embauchant des monstres, en posant des pièges, en affrontant des héros et en conquérant la surface avec une légion toujours plus vaste de créatures maléfiques. Le principe : planifier son donjon et ses pièges diaboliques, puis tester son oeuvre contre des vagues de héros délicieusement naïfs, avant de partir conquérir des villes sur la carte du monde pour y glaner des améliorations uniques. Le jeu revendique un mélange de stratégie, de base building, d'auto-battler, de roguelite et de tower defense, dans la lignée assumée des grands jeux de gestion de donjon.

Le gameplay : le méchant et le roguelite

Le coeur de My Infamous Dungeon, c'est ce plaisir intemporel du jeu de gestion de donjon, hérité de Dungeon Keeper. On planifie l'agencement de son antre, on embauche des monstres pour le peupler, on dispose des pièges diaboliques sur le chemin des intrus, puis on regarde les héros s'y engouffrer et y trouver une fin aussi méritée que réjouissante. Cette inversion des rôles, où l'on est le vilain qui accueille les gentils avec un sourire mauvais, est un plaisir rare et savoureux, et le jeu le cultive avec un vrai sens de l'humour noir. La dimension tower defense, où l'on teste la solidité de son donjon face aux assauts, se marie parfaitement à cette fantaisie de méchant génie.

La vraie nouveauté, c'est la couche roguelite qui vient moderniser la formule. Au-delà de la simple défense de son antre, on planifie son itinéraire sur la carte du monde et l'on conquiert différentes villes pour y gagner des améliorations uniques, dans une logique de progression et de variété propre au roguelite. Chaque run renouvelle ainsi les possibilités, et la combinaison des monstres embauchés, des pièges posés et des améliorations glanées offre un terrain d'expérimentation riche. Ce mariage entre la gestion de donjon classique et la structure roguelite donne au jeu une profondeur tactique et une rejouabilité que les jeux du genre n'avaient pas toujours, tout en conservant intact le plaisir coupable d'être le boss final de quelqu'un d'autre.

My Infamous Dungeon, embaucher des monstres et piéger de valeureux héros

Ce qui coince

Il faut rester lucide sur les limites du genre et de l'exercice. Le builder de donjon reste une proposition de niche, qui mêle gestion, stratégie et un brin d'auto-battler, et qui ne parlera pas à tout le monde. Qui n'accroche pas à cette boucle de planification, de test et de recommencement, ni à la délégation d'une partie de l'action aux monstres et aux pièges, ne trouvera pas forcément son compte. C'est un jeu de tacticien et d'organisateur, où le plaisir vient de l'optimisation de son piège mortel plus que de l'action directe, et il faut aimer ce type d'expérience pour s'y plonger pleinement.

L'autre réserve tient à l'ombre du modèle. My Infamous Dungeon revendique clairement l'héritage de Dungeon Keeper, et cette filiation, si elle séduit les nostalgiques, l'expose aussi à la comparaison avec un monument. Tout dépendra de sa capacité à offrir assez de profondeur, de variété de monstres, de pièges et d'améliorations pour tenir la distance et justifier sa couche roguelite sur la durée. Le risque, avec ce type de jeu, est de faire le tour des combinaisons possibles une fois les mécaniques maîtrisées, et il faudra du recul pour savoir si la rejouabilité promise tient ses promesses. C'est un titre attachant et malin, à aborder en amateur du genre curieux, en pariant sur sa richesse autant que sur son charme.

My Infamous Dungeon, conquérir la surface pour glaner des améliorations uniques

Ce qu'on retient

My Infamous Dungeon est une réussite qui fait renaître un plaisir qu'on croyait oublié, celui d'être le méchant de l'histoire à la Dungeon Keeper. Bâtir son antre, embaucher ses monstres, tendre ses pièges et savourer la déconfiture des héros venus le nettoyer procure une jubilation rare, et la couche roguelite, avec sa conquête de la surface et ses améliorations à glaner, modernise malignement la formule en lui donnant profondeur et rejouabilité. Pour l'amateur de gestion de donjon, ou simplement pour qui a un compte à régler avec les gentils, c'est un jeu malin, méchant et réjouissant.

Il faut simplement aimer le genre et accepter ses limites. Le builder de donjon reste une niche, où le plaisir vient de la planification et de la délégation plutôt que de l'action directe, et où la rejouabilité dépendra de la richesse réelle des monstres, pièges et améliorations sur la durée. Et l'héritage assumé de Dungeon Keeper l'expose à une comparaison flatteuse mais exigeante. Mais sur l'essentiel, la résurrection de ce plaisir coupable d'être le vilain génie, servi par une structure roguelite bienvenue, My Infamous Dungeon livre exactement ce qu'on attendait. Le petit tyran en nous jubile, et c'est tout ce qui compte.

Verdict

Un builder de donjon roguelite qui ressuscite le plaisir jubilatoire de Dungeon Keeper, avec une couche moderne de conquête et d'améliorations : malin, méchant et réjouissant, à réserver aux amateurs du genre.

Points forts :

  • Le plaisir intemporel d'être le méchant, hérité de Dungeon Keeper
  • La couche roguelite qui apporte profondeur et rejouabilité
  • La conquête de la surface et les améliorations uniques à glaner
  • Un vrai sens de l'humour noir et une fantaisie de méchant génie

Points faibles :

  • Un builder de donjon de niche, qui ne parlera pas à tous
  • Une rejouabilité suspendue à la richesse des monstres et pièges
  • L'ombre exigeante du modèle Dungeon Keeper

Testé sur PC.

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