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Noctiria : chaque carte est une blessure, et devenir plus fort donne à la ville de nouveaux moyens de vous atteindre
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Note7/10

Noctiria : chaque carte est une blessure, et devenir plus fort donne à la ville de nouveaux moyens de vous atteindre

Un deckbuilder roguelite d'horreur dans une ville des années 1990, où la corruption change la façon de se reposer, de commercer et de circuler.

A

Alexandrosse

·9 min de lecture

Note InsertCoins.press

7/10

Verdict

Recommandé

Il y a une idée dans Noctiria qui vaut qu'on s'arrête, et elle tient en une phrase du studio : devenir plus fort, c'est aussi donner à la corruption de nouveaux moyens de vous atteindre.

Dans un genre où l'on empile mécaniquement de la puissance, c'est une proposition rare.

Noctiria, la ville corrodee

Le cadre

Une ville des années 1990, corrodée, sale et malade. Une nuit qui semble ne pas vouloir finir.

Vous choisissez un des six héros, vous construisez votre paquet pendant la partie, vous lisez les intentions ennemies, et vous combinez cartes, effets d'état et reliques consommables pour survivre.

Entre les descentes, on débloque, on développe ses personnages et on améliore ses cartes de façon permanente.

Jusque-là, c'est la grammaire du genre, et elle est bien tenue.

La corruption, qui est le vrai sujet

Voilà ce qui sépare ce jeu de la vingtaine de deckbuilders sortis ce mois-ci.

Noctiria ne se contente pas d'attaquer vos points de vie. La corruption modifie la façon dont vous vous reposez, dont vous commercez et dont vous vous déplacez dans la ville.

Autrement dit, la sanction n'est pas une barre qui descend, c'est une dégradation de vos options. Vous ne perdez pas de la vie, vous perdez des possibilités.

Et le studio boucle l'idée avec une formule que je trouve très juste : chaque carte est une blessure, chaque choix laisse quelque chose derrière lui.

Ça change la façon de construire son paquet. Dans un deckbuilder classique, ajouter une carte forte est toujours bon. Ici, chaque ajout a un coût qui ne se lit pas sur la carte.

La construction

Le reste est solide et bien pensé.

On gère du mana, on génère du bouclier, on manipule ses pioches et on empile des effets capables de changer complètement le rythme d'un combat.

Et le studio insiste sur le point le plus important du genre : choisir les cartes les plus puissantes ne suffit pas. Il faut comprendre lesquelles ajouter, lesquelles retirer, lesquelles dupliquer et lesquelles améliorer. Un paquet trop gros devient incontrôlable, et un combo parfait s'effondre à cause d'une seule carte piochée au mauvais moment.

Les six héros, Ombre, Brume, Vide, Parasite, Abysse et Reflet, ne sont pas des variations du même personnage : chacun a son paquet de départ, ses archétypes et ses mécaniques propres.

Noctiria, un combat de cartes

Ce qu'il faut savoir

Le jeu est sorti hier à 9,99 euros, signé d'un développeur qui se fait appeler Daniele Doesn't Matter, et il n'a encore aucune évaluation.

Impossible donc de vous dire comment il tient sur trente heures, et je ne vais pas faire semblant. Ce que je peux dire, c'est que l'idée centrale est bonne et que l'habillage la sert : une ville malade des années 1990 est un décor nettement plus intéressant que le donjon fantasy habituel du genre.

Ma réserve porte sur l'équilibrage, qui est le nerf de ce type de jeu. Un système où la progression a un coût caché doit être réglé au millimètre, sinon il devient soit indolore, soit décourageant. C'est exactement le genre de chose qu'un développeur seul met plusieurs mises à jour à ajuster.

Mais à dix euros, pour un deckbuilder qui a une vraie idée au lieu de recopier la même, ça vaut le détour.

Noctiria, les six heros

Vous jouez lequel des six ? On compare les paquets sur le Discord d'InsertCoins.

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