
Clawed : un parc à dinosaures à l'abandon, une ambiance réussie, et une ressemblance qui interroge
Prehistoria, parc en ruine, énigmes et prédateurs. L'ambiance fonctionne, et la parenté avec un certain film de 1993 mérite qu'on s'y arrête.

Quatre légions, des tours à capturer, de l'or ramassé sur les cadavres et un dragon au bout. Un hybride bien pensé au concept clair.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Le titre dit exactement ce que fait le jeu, et c'est plutôt rare pour être signalé. On entrouvre la porte du château, juste un peu, on laisse sortir ses troupes, et on va chercher l'ennemi au lieu de l'attendre.
C'est cette bascule qui distingue Open The Gate d'une tower defense ordinaire.

Développé par Abubu Dance et édité par The Bueno Interactive, le jeu se présente comme un croisement entre tower defense et stratégie en temps réel, sur un champ de bataille médiéval fantastique.
Concrètement, on ne pose pas des tourelles en attendant les vagues. On dirige des groupes d'unités, on capture des tours, et on avance pour faire tomber le château adverse. La progression se fait donc dans les deux sens, ce qui règle le principal reproche fait au genre : l'immobilité.
L'économie est celle d'un jeu de survie plutôt que d'un jeu de construction. On récupère de l'or sur les ennemis tombés, et cet or sert à former de nouveaux soldats. Autrement dit, chaque combat gagné finance le suivant, et une mauvaise séquence vous assèche. C'est simple et ça crée une vraie tension.
Le positionnement est mis en avant comme déterminant : chaque groupe se dispose sur le pont, et l'agencement compte autant que la composition. Sur ce type de terrain resserré, c'est le bon choix de design, parce qu'il transforme une bataille en problème d'espace.
Quatre légions sont annoncées, Croisés, Orcs, Morts-vivants et Dynastie, chacune avec son armée, sa compétence spéciale et un dragon à affronter au bout. Le détail malin, c'est que la victoire peut vous récompenser par la compétence de la légion vaincue, et qu'on peut relancer une partie en choisissant sa propre légion pour retourner ce pouvoir contre les autres.
Autour, une structure de progression classique mais bien remplie : de l'expérience gagnée en fin de match, de nouvelles unités à recruter, un arbre d'améliorations, et des promotions qui transforment les unités en versions supérieures dotées de titres et de statistiques renforcées.
Le studio résume sa formule en évoquant un mélange de planification, de regroupement, de marche et d'un peu de chance. Cette dernière mention est honnête, et il faut l'entendre comme un avertissement : dans un jeu où les unités avancent seules une fois lancées, une part du résultat vous échappe.

Le jeu sort aujourd'hui et ne compte aucun avis utilisateur. La note ci-dessus reflète donc notre appréciation des systèmes annoncés, pas un consensus de joueurs.
Deux points décideront de sa valeur réelle. Le premier est l'équilibrage entre les quatre légions, parce qu'un hybride de ce type s'effondre si une composition domine toutes les autres. Le second est la part laissée au hasard : agréable quand elle produit des retournements, insupportable quand elle annule une bonne préparation. Le studio l'annonce clairement, ce qui est correct, mais le dosage se jugera manette en main.
Bon point à signaler, le jeu est disponible en français, ce qui n'est pas si fréquent pour une production de cette taille.

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