
Airport Control 27 : quatre aéroports réels, des lectures de collationnement, et quarante-six euros
Un simulateur de contrôle aérien en trois dimensions avec procédures réelles, accents de pilotes variés et un tarif qui interroge.

Une aventure douce où l'outil principal est une pierre, parce que c'est ce que font les loutres. Et où l'on peut porter un chapeau.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Il y a des jeux dont l'argument le plus convaincant tient dans un détail d'observation animalière. Celui-ci en fait partie.
Votre personnage est une loutre, et le studio justifie son outil principal ainsi : les loutres savent deux ou trois choses sur les outils, en particulier sur les cailloux.
C'est exact, et c'est le genre de détail qui change une mascotte en personnage.

Otto, une loutre de mer curieuse, a été emportée loin de chez elle par un événement mystérieux. Loin des eaux familières, il faut retrouver le chemin du retour.
On traverse des forêts de kelp et des grottes cachées, on plane au-dessus de rivages ensoleillés, on grimpe des canyons rocheux. Il y a des énigmes douces, de l'entraide, et du platforming léger dans un monde ouvert.
Et on utilise son caillou préféré pour briser des obstacles, avant de découvrir de nouveaux outils et des trésors.
Vous améliorez vos capacités naturelles : nager plus vite, sauter plus haut, grimper plus facilement, planer plus loin.
C'est une progression de metroidvania appliquée à un jeu doux, et c'est le bon choix : chaque amélioration ouvre une partie du monde qui vous narguait, ce qui donne une raison d'explorer au-delà du plaisir de regarder.
Autour, une galerie de créatures, d'une tortue ancienne à une grenouille qui se rêve chanteuse. Certaines ont besoin d'aide, d'autres vous guident, et l'on apprend peu à peu comment tout se relie.

Il faut le signaler parce que c'est manifestement important pour le studio.
On collectionne des accessoires et des chapeaux fantasques, en explorant, en échangeant avec un pêcheur local ou en les achetant dans des boutiques de cosmétiques. Le studio précise soutenir pleinement vos choix, que vous visiez le mignon, le chic ou le franchement chaotique.
C'est anecdotique, et c'est exactement ce qu'on attend d'un jeu de ce registre : quelque chose à collectionner qui ne sert à rien d'autre qu'à vous faire plaisir.
Le jeu sort aujourd'hui, développé et édité par Soulworks Interactive, sans prix affiché ni évaluations à l'heure où j'écris. C'est du solo, avec manette entièrement gérée et des options de confort visuel bien fournies.
Ma réserve est celle du genre. Le jeu d'aventure animalier doux est devenu un rayon encombré, et la plupart de ces titres tiennent six heures avant de montrer qu'ils n'avaient qu'une idée.
Ce qui joue en faveur de celui-ci, c'est la cohérence entre l'animal et les mécaniques. Une loutre qui utilise un caillou, qui plonge, qui glisse et qui grimpe, ce n'est pas un personnage déguisé en animal, c'est un animal dont le comportement fait le gameplay. C'est peu de chose, et c'est suffisant pour que le monde tienne debout.

Votre chapeau préféré ? On veut les captures sur le Discord d'InsertCoins.
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