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Pass the Fear est un roguelite bullet-hell qui carbure aux armes, reliques et tarots, et qui sait tenir jusqu'à l'aube
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Note7/10

Pass the Fear est un roguelite bullet-hell qui carbure aux armes, reliques et tarots, et qui sait tenir jusqu'à l'aube

Un chasseur de démons piégé sur une île maudite qui doit survivre jusqu'à l'aube. Pass the Fear empile armes, pièces, reliques et tarots dans un bullet-hell généreux.

A

Alexandrosse

·23 juillet 2026·6 min de lecture

Note InsertCoins.press

7/10

Verdict

Recommandé

Le roguelite bullet-hell est devenu un genre à part entière, celui où l'on récolte des améliorations à la volée en priant pour la bonne synergie, jusqu'à transformer son personnage en tornade de projectiles. Pass the Fear s'inscrit dans cette lignée, mais il a la bonne idée de ne pas se contenter de la formule : il empile les couches de personnalisation, arme, pièces d'arme, reliques et tarots, pour offrir des runs qui se ressemblent rarement. Sur une île maudite balayée par une tempête magique, on court après l'aube, et c'est plus prenant qu'il n'y paraît.

Pass the Fear, le chasseur de démons affrontant les hordes sur l'île maudite

Le contexte

Pass the Fear est un roguelite bullet-hell développé par PlayMud Studio et édité par Paras Games, disponible sur PC depuis le 22 juillet 2026. Le pitch pose le décor : un Désastre de la Sorcière frappe sans prévenir, une magie chaotique dresse l'antique Muraille des Tempêtes, et sa corruption se répand sans relâche sur l'île. Piégé à l'intérieur, on incarne un chasseur de démons qui doit trouver le moyen de s'échapper avant que l'aube ne se lève. Le jeu sort avec une grosse expansion de contenu par rapport à sa démo : nouvelles zones, chapitres supplémentaires, foule de reliques inédites, difficultés variées et combat revu. La galerie de héros vaut le détour, du Chevalier Seau de Fer à la Nonne mystérieuse ramassée au bord de la route.

Le gameplay : quatre couches de personnalisation

Ce qui distingue Pass the Fear dans un genre encombré, c'est la profondeur de sa personnalisation. Là où beaucoup de bullet-heaven se contentent d'améliorations empilées, ce dernier articule quatre systèmes qui s'entremêlent : les armes, les pièces d'armes qui les modifient, les reliques qui transforment les règles de la run, et les tarots qui ajoutent une couche de hasard maîtrisé. Chaque partie devient un puzzle d'optimisation où l'on compose son build à la volée, en pariant sur les synergies qui feront basculer la run. Cette richesse évite la répétition qui guette le genre et donne envie de relancer pour tester une nouvelle combinaison.

Le casting participe aussi au plaisir. Chaque personnage, du Costaud Explosif à l'As de la Thune en passant par le Vieux Borgne, apporte son style et pousse à repenser sa manière de jouer, ce qui multiplie les approches. La boucle est celle, éprouvée mais efficace, du bullet-hell survival : tenir face à des vagues de plus en plus denses, ramasser de quoi se renforcer, et sentir son personnage passer de fragile à dévastateur au fil de la run. La tension monte à mesure que l'aube approche, et cette course contre la montre donne un objectif clair à des parties qui, ailleurs, tournent parfois à vide. C'est nerveux, lisible et généreux.

Pass the Fear, l'écran de build empilant armes, pièces, reliques et tarots

Ce qui coince

Il faut néanmoins garder la tête froide. Pass the Fear évolue dans un genre saturé, et malgré sa richesse de systèmes, il n'en réinvente pas les fondations : qui n'accroche pas au principe du bullet-heaven, cette montée en puissance répétée face à des hordes, ne changera pas d'avis ici. La formule reste celle qu'on connaît, enrichie mais pas bouleversée, et sa capacité à durer dépendra de l'envie du joueur de creuser encore et encore les combinaisons de builds une fois la nouveauté passée. C'est un plaisir de niche, celui de l'optimisation obsessionnelle, assumé comme tel.

L'autre réserve tient à l'équilibrage, terrain miné pour tout roguelite. Avec quatre couches de personnalisation qui s'entremêlent, le risque est réel de voir émerger des builds cassés qui trivialisent les runs, ou à l'inverse des combinaisons frustrantes qui condamnent la partie d'entrée. Le jeu sort tout juste avec son gros ajout de contenu, et il faudra du recul pour savoir si l'ensemble tient sur la durée ou réclame des ajustements. La générosité des systèmes est une force, mais elle demande un suivi attentif pour ne pas virer au chaos, et c'est là que se jouera son avenir.

Pass the Fear, la course contre la montre pour s'échapper avant l'aube

Ce qu'on retient

Pass the Fear est un roguelite bullet-hell généreux qui se distingue par la profondeur de sa personnalisation. Ses quatre couches entremêlées, armes, pièces d'armes, reliques et tarots, offrent une variété de builds qui repousse la répétition et nourrit l'envie de relancer une run de plus. Porté par un casting savoureux et une course contre l'aube qui donne un vrai objectif à chaque partie, c'est un titre nerveux et bien pensé, taillé pour l'amateur d'optimisation qui aime voir son personnage passer de fragile à dévastateur. Sur son terrain, il tient solidement la route.

Il faut simplement savoir dans quoi on s'engage. Le genre est saturé, et Pass the Fear l'enrichit sans en réinventer les bases, si bien que qui n'aime pas déjà le bullet-heaven n'y trouvera pas de conversion. Son équilibrage, avec autant de systèmes qui se croisent, demandera à être suivi de près pour éviter les dérapages. Mais pour le joueur qui cherche un roguelite dense, où chaque run est un puzzle de synergies à résoudre, c'est une proposition solide et attachante, de celles qu'on relance en se disant juste une dernière avant l'aube.

Verdict

Un roguelite bullet-hell dense et généreux, qui empile armes, pièces, reliques et tarots pour des runs variées jusqu'à l'aube : un vrai plaisir d'optimisation, sur des fondations connues.

Points forts :

  • Quatre couches de personnalisation qui offrent une vraie variété de builds
  • Un casting savoureux qui renouvelle les approches
  • La course contre l'aube qui donne un objectif clair aux runs
  • Un gros contenu ajouté par rapport à la démo

Points faibles :

  • Un genre saturé dont il ne réinvente pas les fondations
  • Un équilibrage à surveiller avec autant de systèmes entremêlés
  • Un plaisir de niche réservé aux amateurs de bullet-heaven

Testé sur PC.

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