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Phantom Blade Zero : la bande-annonce était vraie, et c'est tout le sujet
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Note8/10

Phantom Blade Zero : la bande-annonce était vraie, et c'est tout le sujet

Soixante-six jours à vivre, un complot dans le Wulin, et un combat que 2 500 joueurs valident à 87 %. S-GAME sort de nulle part.

A

Alexandrosse

·10 min de lecture

Note InsertCoins.press

8/10

Verdict

Recommandé

L'avis le plus utile de Phantom Blade Zero fait huit mots.

« Les gars, la bande-annonce était vraie. Ce ne sont pas des fausses pubs de jeu mobile. »

Cinq cent dix-sept personnes l'ont trouvé utile. Et il résume parfaitement le climat de méfiance dans lequel ce jeu est arrivé.

Phantom Blade Zero, un combat

D'où vient cette méfiance

Phantom Blade Zero a été montré pour la première fois lors d'une présentation PlayStation, et il a provoqué exactement la réaction qu'on attendait : c'est trop beau, ça ne tournera jamais comme ça, et personne ne connaît ce studio.

S-GAME est chinois, il n'avait rien sorti de cette ampleur, et l'industrie a pris l'habitude des démonstrations techniques qui ne survivent pas au produit fini.

Un joueur le formule sans détour dans son avis : encore un studio chinois sorti de nulle part qui livre une tuerie.

L'histoire

Accusé à tort du meurtre de son maître, Soul reçoit une blessure dévastatrice au cœur, qui ne lui laisse que soixante-six jours à vivre.

Seul et traqué, il parcourt le Wulin, déterminé à démêler un complot qui a pris le monde des arts martiaux dans ses filets. À travers la pluie et le sang, la bonté et la vengeance, il entreprend un voyage où l'amour et la haine s'entremêlent, en quête d'un cœur.

Le Wulin, pour ceux qui ne connaissent pas le terme, c'est le monde des arts martiaux dans la littérature chinoise : un univers parallèle avec ses écoles, ses codes d'honneur et ses rivalités, qui coexiste avec la société ordinaire sans vraiment la croiser.

Choisir ce cadre plutôt que le royaume gothique habituel du genre, c'est déjà se distinguer de quatre-vingts pour cent de la production.

Et le compte à rebours de soixante-six jours est une excellente idée narrative : il donne une urgence à un genre qui, d'ordinaire, vous laisse mourir et recommencer indéfiniment sans que l'histoire s'en émeuve.

Le combat, et c'est l'argument

C'est ce dont tout le monde parle, et les avis convergent avec une rare unanimité.

Un joueur à vingt heures écrit qu'il ne sait pas par où commencer : le combat est de premier ordre, la fluidité, les animations, l'impact, la variété, et la satisfaction pure d'enchaîner une séquence parfaite.

Un autre relève un détail qui en dit long sur le soin apporté : il y a des animations uniques quand on pare certaines attaques de boss. Ce n'est pas une mécanique, c'est du travail d'animateur que presque personne ne remarquera consciemment et que tout le monde ressentira.

Le jeu est décrit comme un action-aventure à la croisée du hack and slash plutôt que comme un soulslike pur, et c'est une distinction importante. Un joueur explique longuement qu'il n'a jamais vraiment adhéré aux soulslikes et à leurs cinq coups répétés, et que celui-ci lui parle précisément parce qu'il offre un vocabulaire de combat plus large.

Phantom Blade Zero, le Monde Fantome

Le Monde Fantôme

L'exploration n'est pas un couloir entre deux boss.

On parcourt le mystérieux Monde Fantôme, où la lumière et l'ombre mouvantes dissimulent des mystères à chaque tournant. Le studio énumère : les Fleurs de Mémoire, le Wulin et la Discordance, la Transcension, la Dame du Voile, le Paysage onirique d'Inanis.

Avec des passages cachés et des mécanismes complexes pour ceux qui osent explorer.

C'est une promesse à vérifier sur la durée, mais la structure annoncée est celle des bons jeux d'action : un monde qui récompense la curiosité plutôt qu'une suite de salles.

La technique, et la bonne surprise

Voilà le point sur lequel j'attendais le jeu au tournant, et il s'en sort mieux que prévu.

Un joueur écrit que le jeu tourne bien mieux qu'il ne s'y attendait. Un autre glisse une pique que je trouve excellente : le lion ne se préoccupe pas des vingt-cinq minutes de compilation de shaders qui infectent tous les jeux Unreal Engine 5 du marché.

Traduction : oui, il y a une longue compilation de shaders au premier lancement, comme partout en ce moment. Non, ce n'est pas ce qui vous gâchera l'expérience.

Phantom Blade Zero, l exploration

Ce que disent les chiffres

2 514 avis, 87 % de positifs, en réception très positive. À 59,99 €.

Pour un premier jeu de cette ampleur, chez un studio que personne n'attendait, c'est une réussite nette. Et le profil de l'accueil est sain : pas d'enthousiasme de lancement qui s'effondre, mais des avis détaillés de gens qui ont vingt heures au compteur.

Les treize pour cent restants portent, pour l'essentiel, sur les sujets habituels du genre : des pics de difficulté, et la question de savoir si la durée justifie le prix. Rien qui ressemble aux naufrages techniques qu'on a vus cet automne.

Phantom Blade Zero, Soul

Ce que j'en retiens

Il y a une leçon dans ce lancement, et elle dépasse le jeu.

Pendant deux ans, l'argument contre Phantom Blade Zero a été qu'il était trop beau pour être vrai. Cet argument était raisonnable : on a tous vu des démonstrations verticales se transformer en produits méconnaissables.

Le studio a répondu de la seule façon qui fonctionne, en sortant le jeu. Et le premier avis que voient les acheteurs, aujourd'hui, est quelqu'un qui dit simplement que la bande-annonce était vraie.

À soixante euros, pour un jeu d'action au combat de ce niveau, avec un cadre que le genre n'exploite presque jamais et un compte à rebours narratif qui donne du poids à l'histoire, c'est une recommandation facile.

Vous avez paré une attaque de boss et vu une animation que vous n'attendiez pas ? C'est le genre de détail qu'on collectionne sur le Discord d'InsertCoins.

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