
Echoes of Calir : les échecs où l'on construit soi-même l'échiquier
Cinq unités, cinq terrains, un plateau 8 par 8 et zéro hasard. Un jeu gratuit, sans achat en argent réel, fait par un seul développeur.

Notes défilantes, salons en ligne, un mode où l'on dessine au piano et des chats en 3D qui dorment sur le couvercle. Pas un jeu, et pourtant on y revient.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
8/10
Verdict
Recommandé
Je ne sais pas jouer du piano. Je sais taper vite sur un clavier d'ordinateur. PianoGlow part exactement de cette différence.
Chaque touche de votre clavier QWERTY devient une note. Les notes tombent du haut de l'écran comme dans un jeu de rythme, et par défaut, le jeu se met en pause tant que vous n'avez pas joué la bonne. Pas de score qui s'effondre, pas de morceau qui continue sans vous. Il attend. C'est un réglage, on peut le couper, mais c'est lui qui fait qu'un débutant arrive au bout de son premier morceau au lieu de refermer l'application au bout de deux minutes.

Branchez un vrai clavier MIDI, en USB ou en Bluetooth, et tout change d'échelle. Les morceaux s'adaptent automatiquement aux petits claviers, jusqu'à 25 touches, ce qui veut dire que le petit contrôleur qui prend la poussière dans un placard redevient utile.
Ce n'est pas l'outil d'apprentissage qui m'a fait rester, c'est le reste.
Il y a des salons où l'on joue à tour de rôle devant les autres, avec une file d'attente. Il y a un mode Mania en 4 ou 7 touches, pour ceux qui viennent des jeux de rythme. Il y a un blind test où chacun joue un morceau et les autres doivent le reconnaître. Et il y a ma découverte de l'année dans la catégorie idées absurdes qui marchent : un Pictionary où l'on dessine en jouant du piano. Chaque note trace un trait. Je vous laisse imaginer ce que donne une girafe dessinée par quelqu'un qui ne sait pas où est le do.
Ce mode-là, à lui seul, justifie d'ouvrir l'application un vendredi soir avec des amis.

La liste des fonctions donne le vertige. Éditeur MIDI, boucles, banques de sons, cycle des quintes interactif, reconnaissance des accords, calendrier qui compte vos minutes de pratique, lumières qui s'allument sur les claviers compatibles. Un piano en 3D avec des mains virtuelles, des salles de concert, une caméra subjective. Et des chats en 3D qui dorment et se promènent autour de l'instrument, parce que pourquoi pas.
Il y a aussi un convertisseur qui transforme une vidéo de piano, un fichier audio ou une partition en PDF en tutoriel à notes défilantes. Les résultats varient selon la source, mais quand ça marche sur le morceau que vous vouliez apprendre et qui n'existait nulle part en MIDI, c'est franchement magique. Le développeur déclare d'ailleurs sur Steam que des éléments 2D et une partie de l'interface ont été faits avec l'aide de l'IA.
Le revers de cette générosité, c'est l'interface. Les menus s'empilent, les réglages se cachent les uns derrière les autres, et on passe un moment à chercher où se trouve ce qu'on vient de voir passer. Les visites guidées ajoutées juste avant la sortie aident, sans tout régler.

Pas pour le pianiste confirmé qui cherche un professeur, PianoGlow ne corrige ni la posture ni le doigté réel, même s'il propose des doigtés suggérés. Pour tout le reste du monde, ceux qui veulent jouer un thème de jeu vidéo sur leur clavier de bureau, ceux qui ont un clavier MIDI qui dort, ceux qui cherchent un jeu musical à plusieurs qui ne soit pas un karaoké, c'est une très belle surprise.
Les joueurs ne s'y trompent pas : 97 % des 266 évaluations sont positives, et il y avait près de 190 personnes connectées le jour où il est sorti de l'accès anticipé. Pour une appli de piano, c'est beaucoup.
Si vous tentez le Pictionary au piano, le Discord d'InsertCoins accepte les captures de girafes ratées.
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