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Planet Killer : chaque tir creuse un cratère qui reste, et la planète riposte
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Note7/10

Planet Killer : chaque tir creuse un cratère qui reste, et la planète riposte

Un roguelite de destruction où les mondes sont simulés au pixel près. On bombarde, la matière s'effondre, et rien ne se recolle.

A

Alexandrosse

·7 min de lecture

Note InsertCoins.press

7/10

Verdict

Recommandé

Le plaisir de creuser un trou dans quelque chose est probablement le plus vieux du jeu vidéo, et il est aussi le plus mal servi : dans la plupart des jeux, la destruction est une animation.

Planet Killer prend le contre-pied avec une règle simple : chaque tir laisse une marque définitive.

Planet Killer, un bombardement planetaire

Le principe

Vous êtes un tueur de planètes. Vous cherchez des mondes hostiles et vous les réduisez en cendres.

Les planètes sont simulées au pixel, ce qui veut dire que vos armes creusent réellement la matière. On découpe des cratères géants, on déclenche des ondes de choc, et surtout des réactions en chaîne : une explosion en amorce une autre, le terrain se fracture, les défenses s'écroulent avec le sol qui les portait.

Le jeu résume ça d'une phrase que je trouve juste : les mondes s'effondrent sous un bombardement soutenu. C'est un jeu où l'on ne gagne pas d'un coup, on érode.

Ce qui empêche ça d'être un bac à sable

Les planètes se défendent, et de mieux en mieux.

Canons de surface, batteries de missiles, contre-mesures. Plus vous avancez dans une partie, plus les mondes deviennent dangereux, avec des variantes d'élite, des mondes-tempêtes et des boss.

En face, vous empilez des modules d'armement : missiles, canons, lasers, tirs en rafale, armes expérimentales, plus des modules défensifs et utilitaires. On adapte sa configuration aux défenses rencontrées, on achète dans une boutique galactique entre deux mondes, et on meurt définitivement quand ça tourne mal.

C'est la structure du roguelite appliquée à une idée physique, et elle fonctionne parce que le terrain garde la trace de vos erreurs. Un cratère mal placé est un abri pour la batterie que vous vouliez atteindre.

Planet Killer, une planete en cours de destruction

Ce qui donne envie de recommencer

Deux choses.

La génération procédurale des planètes est plus travaillée qu'attendu : villes, reliefs de surface, systèmes de nuages et de tempêtes, continents, îles, océans. Même le fond de l'espace change, avec ses champs d'étoiles, ses nébuleuses et ses galaxies. On ne bombarde jamais deux fois la même boule.

Et il y a 128 vaisseaux de départ à débloquer, chacun avec ses forces et ses faiblesses. C'est un chiffre qui sent la promesse marketing, et je serai franc : il faudra vérifier qu'ils sont réellement différents et pas 128 déclinaisons de trois archétypes. C'est la première chose que je regarderai sur la durée.

Le jeu ajoute des classements et un système de rang avec emblème et titre, ce qui oriente clairement vers la chasse au score.

Ce qu'il faut savoir

Le jeu sort aujourd'hui, développé et édité par Talisman One Studio, sans évaluations pour l'instant et sans prix affiché à l'heure où j'écris.

C'est du solo, jouable à son rythme, sans contrainte de temps réel imposée, avec sauvegarde à tout moment.

Ma réserve tient au genre : un jeu de destruction vit sur la sensation, et la sensation s'use. Tout dépendra de la profondeur des combinaisons d'armes et de la capacité des défenses planétaires à forcer un vrai changement de stratégie plutôt qu'un simple ajustement de puissance. La démo existe et c'est la meilleure façon de savoir si le premier cratère vous fait le même effet que le centième.

Planet Killer, un monde tempete

Votre meilleure réaction en chaîne a emporté combien de continents ? On compare les catastrophes sur le Discord d'InsertCoins.

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