
Echoes of Calir : les échecs où l'on construit soi-même l'échiquier
Cinq unités, cinq terrains, un plateau 8 par 8 et zéro hasard. Un jeu gratuit, sans achat en argent réel, fait par un seul développeur.

Seize mois d'accès anticipé, des cocktails à la recette précise, du poker, des chariots à retaper et des affaires louches. Blueberry ouvre ses portes.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Le whisky cocktail demande une liste de contrôle. Je ne plaisante pas : quand un client commande, une petite fiche s'ouvre dans un coin de l'écran avec les étapes à cocher, du bon verre aux bonnes doses, chaque ingrédient dans l'ordre. On attrape chaque ingrédient sur une roue, on verse, on secoue, et la fiche se remplit.
La première fois, c'est fastidieux. À la vingtième, on a les gestes. Et c'est à ce moment-là que Saloon Simulator devient ce qu'il veut être : pas un jeu de gestion vu d'en haut, mais un jeu de comptoir, où l'on travaille de ses mains pendant que la salle se remplit derrière.

Le jeu sort aujourd'hui de l'accès anticipé, après seize mois, et ça se voit dans la quantité de choses à faire. On sert à boire, on cuisine dans une marmite avec sa propre recette à suivre, on nettoie après les longues nuits. On ouvre des tables de jeu, on loue des chambres, on engage du personnel pour lâcher progressivement les tâches qu'on ne veut plus faire soi-même. Et depuis la mise à jour de septembre, on retape des chariots pour des clients exigeants, un mini-jeu d'artisanat complet avec ses commandes et ses préférences.
Puis la ville de Blueberry vous fait des propositions. Le jeu ne cache pas son sujet : le commerce honnête suffit rarement, et des affaires plus louches se présentent. C'est la meilleure partie de l'histoire, parce qu'elle donne un sens aux clients. Chaque visage au comptoir a ses problèmes, et certains vous entraînent plus loin que vous ne l'auriez voulu.

Le défaut est celui de presque tous les simulateurs de ce genre, et Saloon Simulator ne s'en débarrasse pas. Les tâches se répètent. Les cocktails finissent par se ressembler, la vaisselle revient chaque soir, et il y a un moment, vers la dizaine d'heures, où l'on se demande si l'on gère un saloon ou si l'on fait des heures sup'.
Le personnel est censé régler ça, et il le règle en partie. Mais le jeu vous pousse à garder la main sur beaucoup de choses, et l'équilibre entre ce qu'on délègue et ce qu'on fait reste un peu flou.
Les joueurs de l'accès anticipé ont été plutôt bienveillants : 89 % des 882 évaluations sont positives. Les plus récentes sont un cran en dessous, 78 % sur les trente derniers jours, signe que l'attente de la version finale a laissé des gens sur leur faim. On verra si la sortie change la tendance.

À 18,49 euros, Saloon Simulator est un bon simulateur de bar avec une ambiance de western qui fonctionne, des personnages qui ont de la conversation et une vraie dose de contenu. Si les jeux de gestion à la première personne vous lassent au bout de cinq heures, il ne vous fera pas changer d'avis. Si vous aimez les simulateurs où l'on travaille de ses mains derrière un comptoir, vous êtes chez vous, avec un revolver en plus.
Quel cocktail servez-vous en premier aux nouveaux clients de Blueberry ? Les barmen du Discord d'InsertCoins ont tous une recette.
Communauté
Votre note
Publicité
Chargement des commentaires...
Lire aussi

Cinq unités, cinq terrains, un plateau 8 par 8 et zéro hasard. Un jeu gratuit, sans achat en argent réel, fait par un seul développeur.

Commander une flotte sur la carte, puis plonger soi-même sur le Shokaku. Une belle idée, cinq missions de campagne, et un studio minuscule.

Une machine à voyager dans le temps, des figures historiques à équiper, et des combats qui se jouent sans vous. Le meilleur moment, c'est à trois.