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Un beat'em up roguelite où l'on gravit l'échelle hiérarchique à coups de poing. Près de huit mille avis, et presque aucun mécontent.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
9/10
Verdict
Indispensable
Il y a des jeux dont la page de vente vaut mieux que la plupart des scénarios. Celle-ci contient la phrase suivante : ici, dans cette grande entreprise, nous faisons la chose. Pour être clair, la chose est ce que nous faisons.
Puis, quelques lignes plus bas : cinquante pour cent du travail de bureau consiste à jeter des bonshommes bâtons par la fenêtre.

Un beat'em up roguelite dans lequel vous gravissez l'échelle hiérarchique en frappant tout ce qui vous sépare de la promotion.
Le jeu le formule sans détour : chaque bonhomme rouge vaincu est un bonhomme rouge mort de plus qui vous rapproche d'une promotion.
Vous cognez, vous découpez, vous brûlez, vous agrafez, vous lancez des boules de feu, vous sortez le marteau-piqueur et la tronçonneuse. Seul, ou avec un ami entre guillemets, dans ce que le studio appelle un environnement de travail réellement hostile.
Et l'on monte jusqu'au sommet de la tour pour s'occuper personnellement de son patron.
Parce que la satire est dans les mécaniques, pas dans les dialogues.
Vous ne combattez pas des monstres, vous combattez des collègues qui veulent le même poste. Vous ne ramassez pas des armes magiques, on vous délivre une gamme d'armement brutal pour vous aider à devenir le patron, formulation administrative comprise.
Vous affrontez d'autres directeurs généraux pour le prestige d'être celui qui a les plus gros muscles. Vous accomplissez des tâches légalement douteuses mais critiques pour l'expansion de l'entreprise : voler des voitures, réprimer des manifestants, enlever des inspecteurs du bâtiment. Le tout au nom du profit, parce que sans profit, il n'y a rien. Rien.
C'est écrit par des gens qui ont manifestement lu beaucoup trop de communications internes, et ça se sent à chaque écran.

La coopération, en écran partagé, ce qui est le format idéal pour ce genre de bêtise.
Un éditeur de niveaux, avec lequel vous construisez votre propre entreprise : recrutement, licenciement, ameublement, marketing et restauration d'entreprise. Les créations se partagent via le Workshop Steam.
Cet éditeur est probablement ce qui fera vivre le jeu à long terme, comme souvent chez Free Lives.
Le jeu est en accès anticipé depuis août 2025 et il en sort aujourd'hui, à 11,99 euros.
Et les chiffres sont éloquents : 7 669 avis positifs sur 7 947, soit environ 96 %. C'est l'une des meilleures réceptions que j'aie relevées cette année, sur un volume qui ne laisse pas de place au doute statistique.
Free Lives, c'est Broforce, GORN et Anger Foot. Ce sont des gens qui savent faire des jeux idiots avec un timing impeccable, et Devolver Digital sait les vendre.
Ma seule réserve tient au genre : un beat'em up roguelite se juge sur la variété de ses armes et de ses situations, et même les meilleurs finissent par se répéter. Avec près de huit mille avis et une note pareille, je dirais que celui-ci a réglé la question mieux que la plupart.
Et il y a quelque chose de sain à voir un jeu sur la violence du monde de l'entreprise sortir de l'accès anticipé en respectant son calendrier annoncé un mois à l'avance.

Vous avez atteint quel échelon avant de mourir bêtement ? On compare les carrières sur le Discord d'InsertCoins.
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