
SULFUR : le guide pour ne pas tout perdre pendant vos premières heures
Ce que vous emportez peut être perdu, ce que vous laissez ne sera pas là. Voilà comment arbitrer, et comment survivre aux pics d'ennemis.

6 550 avis, 83 % de positifs, et une 1.0 après deux ans. Deux bottes différentes aux pieds, et personne ne vous vole votre butin.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
8/10
Verdict
Recommandé
Le meilleur avis de SULFUR tient en une phrase, et il est plus juste que la fiche officielle.
« N'écoutez personne qui vous dira que c'est un jeu d'extraction. C'est en fait un jeu de cuisine d'extraction avec des éléments d'armes à feu. »
Je ne vais pas vous expliquer la blague tout de suite. Commençons par ce qui compte.

Les jeux d'extraction ont un problème qui s'appelle les autres joueurs.
Le principe du genre est simple : vous entrez dans une zone, vous ramassez du butin, et vous devez sortir vivant. La tension vient du fait que vous pouvez tout perdre à la dernière seconde. Sauf que dans la plupart de ces jeux, ce qui vous tue n'est pas le jeu, c'est un inconnu bien mieux équipé qui vous abat de loin, et vous n'avez rien appris.
Un joueur résume la découverte en une ligne : donc les jeux d'extraction solo avec une boucle de jeu agréable, ça existe.
SULFUR enlève les autres joueurs et garde tout le reste. Vous planifiez, vous déjouez les ennemis, vous progressez dans un monde de créatures sombres et de ruse malveillante. La perte reste possible, mais elle vient de vos décisions.
C'est une proposition que beaucoup de gens attendaient sans le savoir, et ça explique en partie les 6 550 avis.
Voici l'avis qui m'a fait comprendre le soin du jeu, et il parle de bottes.
« Le système de butin et d'équipement est irréprochable, je n'ai jamais joué à un autre jeu qui vous laisse choisir vos deux bottes séparément. »
Deux bottes différentes. Une à chaque pied.
C'est idiot, c'est merveilleux, et ça dit tout d'une philosophie de conception : au lieu d'un emplacement « chaussures » avec un objet dedans, le jeu modélise les pieds séparément. Ce qui veut dire qu'on peut combiner une botte rapide et une botte résistante, ou simplement porter n'importe quoi parce qu'on n'a trouvé que ça.
Le reste suit la même logique : on crée des constructions uniques en combinant armes, équipement, outils et enchantements. On modifie et on enchante son arsenal. Que vous soyez du genre à foncer le doigt sur la détente ou à tout planifier, le jeu suit.

Puisque l'avis est en tête des plus utiles, il faut en parler.
SULFUR a un système de préparation de nourriture suffisamment développé pour qu'une partie de sa communauté en ait fait son identité. On ne se contente pas de consommer des soins trouvés par terre : on cuisine, et ce qu'on prépare compte.
Dans un genre où la nourriture est d'habitude une icône qui rend des points de vie, pousser le système assez loin pour que les joueurs plaisantent en appelant ça un jeu de cuisine, c'est le signe d'un studio qui a mis de la profondeur là où personne n'en attendait.
83 % de positifs sur 6 550 avis. Très bon, mais pas unanime.
La génération des ennemis. C'est le reproche le plus précis et le plus répété, et un joueur le détaille d'une façon qui ne laisse pas de place au doute : rien, rien, deux ennemis, rien, trois ennemis, rien, rien, trente-sept ennemis et cinq élites, deux ennemis.
Il ajoute que ça ne lui paraît pas un rythme de jeu idéal, ce qui est un euphémisme élégant.
Le même joueur a mis à jour son avis depuis pour signaler que le problème a été travaillé, ce qui est à mettre au crédit du studio. Mais c'est exactement le genre de chose qu'une 1.0 doit avoir réglé, et c'est ce qu'il faudra vérifier dans les semaines qui viennent.
Et le prix a monté. 29,99 € pour la version complète, contre un tarif d'accès anticipé nettement plus bas pendant deux ans. C'est légitime et c'est aussi un seuil : à trente euros, on compare SULFUR à des productions plus grosses.

Les retours positifs se ressemblent beaucoup, et ils citent tous les mêmes quatre choses : la sensation des armes, la variété du butin, la direction artistique, et la bande-son.
Un joueur écrit que c'est une raison de plus pour laquelle le jeu indépendant domine en ce moment, avec de bons échanges de tirs, une grande variété de butin, un style, un son et une musique excellents, et des personnages intéressants.
Un autre, que je cite parce qu'il est honnête sur ce qu'il est : « ceci est ma candidature au programme publicitaire de SULFUR, parce que j'ai vendu douze exemplaires de ce jeu à force d'en parler. »
Un jeu dont les joueurs se transforment spontanément en commerciaux a réglé le plus difficile.

Si vous avez toujours voulu essayer un jeu d'extraction sans vous faire abattre par un inconnu à l'heure trois, c'est exactement la porte d'entrée. Et il n'y a pas foule sur ce créneau.
Si vous aimez bricoler un personnage, le système de combinaison armes-équipement-outils-enchantements est profond, et les deux bottes ne sont que la pointe visible.
Et si le rythme vous importe plus que la liberté, attendez de voir ce que la 1.0 a fait de la génération d'ennemis. C'est le seul vrai reproche du jeu, et il est structurel.
Trente euros, 6 550 avis, deux ans d'accès anticipé derrière. Si vous hésitiez depuis longtemps, c'est maintenant qu'il faut regarder. On a aussi écrit un guide pour démarrer, parce que le jeu explique assez mal son économie de départ.
Vous avez deux bottes dépareillées ? Montrez-les sur le Discord d'InsertCoins, c'est le détail préféré de tout le monde.
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