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Tears of Metal est un Dynasty Warriors écossais en coop, et on l'attendait de pied ferme sans être déçus
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Note8/10

Tears of Metal est un Dynasty Warriors écossais en coop, et on l'attendait de pied ferme sans être déçus

Faucher des hordes à quatre avec un bataillon écossais, dans un roguelike hack-and-slash nerveux et généreux. Tears of Metal tenait toutes ses promesses de démo, et il les tient encore.

A

Alexandrosse

·22 juillet 2026·7 min de lecture

Note InsertCoins.press

8/10

Verdict

Recommandé

Il y a des jeux qu'on suit depuis leur démo avec la peur au ventre, celle de voir la version finale trahir ce qui nous avait tant plu. Tears of Metal était de ceux-là : sa démo nous avait mis une claque, et on redoutait la déception classique du passage à la version complète. Bonne nouvelle, et vrai soulagement : le couperet ne tombe pas. Le jeu tient exactement ce qu'il promettait, à savoir un défouloir médiéval jubilatoire où l'on tranche des hordes entières à la sauce écossaise. On attendait, on n'est pas déçus.

Tears of Metal, le hack-and-slash médiéval où l'on fauche des hordes avec son bataillon écossais

Le contexte

Tears of Metal est un roguelike hack-and-slash coopératif développé et édité par Paper Cult, le studio montréalais derrière l'excellent Bloodroots, disponible en accès anticipé depuis le 22 juillet 2026 sur PC via Steam et le Microsoft Store, avec le Game Pass dès le premier jour. Le pitch est aussi clair qu'enthousiasmant : on reconquiert son île à la tête d'un formidable bataillon écossais, en taillant dans des vagues d'ennemis façon musou, dans la grande tradition des Dynasty Warriors. Le tout se joue en solo ou en coopération jusqu'à quatre, et sa démo avait déjà conquis tout le monde, avec 96% d'avis positifs sur près d'un millier de retours et plus de 250 000 joueurs séduits.

Le gameplay : le défouloir musou rencontre le roguelike

Le coeur de Tears of Metal, c'est cette sensation grisante de puissance qu'offrent les meilleurs musou. On fonce dans la mêlée, on enchaîne les attaques et les spéciales, et on voit des dizaines d'ennemis voler en éclats sous nos coups, dans un chaos parfaitement lisible et incroyablement satisfaisant. Cette fantaisie du guerrier qui fauche à lui seul une armée entière est immédiate, physique, et le jeu la restitue avec une nervosité et un impact qui font mouche dès les premières secondes. C'est le genre de plaisir brut qu'on comprend sans manuel et qu'on ne lâche plus.

Là où le jeu se distingue, c'est en greffant sur cette base musou une vraie structure de roguelike. À chaque bataille remportée, on choisit une amélioration pour renforcer son personnage, et cette montée en puissance progressive, run après run, apporte la profondeur et la rejouabilité qui manquent souvent au genre. On construit son build, on cherche les synergies, on relance pour aller un peu plus loin, et cette boucle addictive transforme le simple défouloir en aventure qui donne envie de recommencer. C'est ce mariage entre la satisfaction immédiate du hack-and-slash et la progression du roguelike qui fait toute la valeur de Tears of Metal.

Tears of Metal, la boucle roguelike où chaque bataille remportée offre une amélioration

La coopération, et le sel écossais

La vraie fête commence à plusieurs. Jouable jusqu'à quatre en coopération, Tears of Metal décuple son plaisir quand on coordonne ses assauts avec des amis, chacun fauchant sa portion de horde avant de converger sur les ennemis coriaces. Le chaos partagé, les builds complémentaires, la satisfaction collective de nettoyer un champ de bataille, tout concourt à faire de la coop le mode roi du jeu. C'est un défouloir convivial, taillé pour les soirées manette en main, et sa disponibilité immédiate sur Game Pass en fait une invitation facile à lancer entre amis.

L'habillage écossais n'est pas qu'un détail cosmétique, il donne au jeu une identité savoureuse et bienvenue. Entre son bataillon des Highlands, son ambiance de tranchées médiévales et le mystère qu'on dévoile en s'enfonçant plus profond, Tears of Metal cultive une personnalité qui le distingue de la masse des musou génériques. On sent la patte d'un studio qui sait donner du caractère à ses jeux, exactement comme Paper Cult l'avait fait avec Bloodroots. Ce n'est pas juste un hack-and-slash de plus, c'est un hack-and-slash avec une âme, un accent et un kilt.

Ce qui coince

Il faut rester lucide sur son statut, car Tears of Metal sort en accès anticipé. Cela implique un contenu appelé à s'étoffer, des équilibrages à peaufiner et probablement quelques aspérités à corriger au fil des mises à jour. La base est excellente, mais la question de la variété sur le long terme reste ouverte : un roguelike vit de la richesse de ses builds, de ses ennemis et de ses situations, et il faudra voir si le jeu nourrit suffisamment sa boucle pour tenir des dizaines d'heures sans lasser. Le potentiel est immense, mais c'est un chantier encore en cours.

C'est aussi un jeu qui assume pleinement sa nature de défouloir, avec ce que cela suppose de répétitivité inhérente au genre musou. Qui cherche une profondeur tactique fine ou un défi cérébral passera son chemin : ici, on vient pour la sensation, le chaos et le plaisir immédiat, pas pour l'échiquier. Ce n'est pas un défaut, c'est un parti pris, mais il faut savoir dans quoi on met les pieds. Tears of Metal est un excellent jeu de sensation, pas un jeu de réflexion, et il faut l'aimer pour ce qu'il est.

Tears of Metal, la coopération jusqu'à quatre joueurs au coeur du défouloir

Ce qu'on retient

Tears of Metal réussit ce que peu de jeux très attendus parviennent à faire : il ne déçoit pas. En mariant la satisfaction brute du musou à la structure addictive du roguelike, avec une coopération réjouissante et une identité écossaise pleine de caractère, Paper Cult signe un défouloir aussi immédiat que rejouable. Les 96% d'avis positifs de sa démo n'étaient pas volés, et la version en accès anticipé confirme tout le bien qu'on en pensait. Pour qui aime tailler dans des hordes entre amis, avec ou sans kilt, c'est une évidence, d'autant plus qu'il est disponible sur Game Pass dès le lancement.

Il faut simplement l'aborder pour ce qu'il est, avec ses limites d'accès anticipé et sa nature de défouloir assumée. Sa profondeur sur le très long terme reste à confirmer, et qui cherche de la subtilité tactique regardera ailleurs. Mais pour la sensation, le plaisir et la convivialité, Tears of Metal est déjà une réussite, et une promesse encore plus belle pour la suite. On l'attendait, il tient parole, et on retourne faucher des hordes avec le sourire.

Verdict

Un Dynasty Warriors écossais en coopération, aussi défoulant qu'addictif, qui tient toutes les promesses de son excellente démo : le jeu attendu qui ne déçoit pas.

Points forts :

  • La sensation musou grisante, tailler dans des hordes entières avec impact
  • Une structure roguelike qui apporte profondeur et rejouabilité
  • Une coopération jusqu'à quatre joueurs jubilatoire
  • Une identité écossaise pleine de caractère, disponible sur Game Pass

Points faibles :

  • Un accès anticipé au contenu et à l'équilibrage encore en chantier
  • La répétitivité inhérente au genre musou
  • Une profondeur sur le très long terme encore à confirmer

Testé sur PC, en accès anticipé.

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