
Active Matter : un extraction shooter avec une vraie ambiance, et une économie qui a déjà fâché ses joueurs
STALKER croisé avec Tarkov, des anomalies à la SCP et un accueil partagé. Le décor impressionne, le reste demande du travail.

Colonie lunaire, convoyeurs, drones et contrats avec la Terre. Après deux ans d'accès anticipé, la version finale apporte une campagne et plusieurs fins.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
8/10
Verdict
Recommandé
Il y a deux écoles dans le jeu de colonie spatiale. Celle qui raconte une histoire et oublie la logistique, et celle qui simule la logistique et oublie qu'on est censé s'attacher à quelqu'un.
The Crust essaie les deux, et sa version 1.0, sortie il y a deux jours, arrive précisément pour combler le trou qui restait.

Vous bâtissez une colonie sur la Lune.
Vous extrayez des ressources lunaires, vous fabriquez les machines qui les transforment, et vous alimentez votre base avec des satellites et des batteries. Vous montez trois arbres de recherche distincts pour débloquer vos capacités techniques.
Puis vient l'automatisation, qui est le vrai plaisir du jeu : convoyeurs et drones prennent le relais pour que vous n'ayez plus à surveiller chaque flux. C'est la boucle classique du genre, et elle est bien tenue.
Autour, deux systèmes moins attendus.
L'exploration. Vous envoyez un rover sur différents sites pour percer les secrets de la Lune, ce qui donne une raison de sortir du plan de la base.
Le commerce avec la Terre. Des contrats vous lient à des factions terrestres, et vos décisions influencent leur paysage politique. Vous pouvez choisir un camp ou naviguer entre eux pour maximiser vos profits. C'est ce qui empêche la Lune d'être un bac à sable coupé du monde.
C'est le point où The Crust se sépare des jeux d'usine pure.
Vos colons ont une santé, une humeur et des besoins qu'il faut suivre. Vous recrutez des experts, et surtout, leurs traits et leurs compétences déterminent ce que vous pouvez optimiser. Une équipe mal composée plafonne, quelle que soit la qualité de vos convoyeurs.
Ça oblige à penser la base et l'équipage ensemble, ce que peu de jeux de ce type imposent réellement.

La version finale est arrivée avec quatre ajouts qui répondent chacun à un reproche de l'accès anticipé.
Une campagne complète avec plusieurs fins. C'était le grand manque : le jeu avait des systèmes et pas de destination.
Un mode Planification. C'est celui qui m'intéresse le plus, parce que la frustration principale de ce genre est de devoir construire pour découvrir qu'on s'est trompé. Pouvoir dessiner avant de payer change la nature de l'exercice.
Un mode Bac à sable 2.0, pour ceux qui veulent la machine sans le récit.
Et des événements globaux, qui empêchent une colonie mature de tourner toute seule.
Le jeu arrive aussi sur macOS avec cette version.
The Crust compte 2 525 avis positifs sur 3 301, soit un peu plus de trois quarts de satisfaits, accumulés depuis son accès anticipé.
C'est une note solide sans être triomphale, et elle correspond à ce que j'en pense : un jeu dense, exigeant, parfois austère, qui demande d'aimer les tableaux de flux autant que les colons.
À 19,49 euros, avec VEOM Studio aux commandes et Crytivo à l'édition, c'est une proposition honnête pour le genre.
Ma réserve principale reste le rythme. Une colonie lunaire met du temps à démarrer, et les premières heures demandent de la patience avant que l'automatisation ne récompense enfin vos efforts. Le mode Planification devrait aider, et c'est précisément pour ça qu'il arrive aujourd'hui.

Vous avez choisi quelle faction terrestre, et vous l'avez trahie au bout de combien d'heures ? On compare les diplomaties sur le Discord d'InsertCoins.
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