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The Gate Must Stand vous colle seul devant la porte et lâche un boss démoniaque toutes les cinq minutes
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Note6/10

The Gate Must Stand vous colle seul devant la porte et lâche un boss démoniaque toutes les cinq minutes

Un roguelite tower-defense où vous êtes en première ligne, pas planqué derrière. Nerveux et fun par poignées, mais on a déjà beaucoup vu ce genre de survivor.

A

Alexandrosse

·18 juin 2026·6 min de lecture

Note InsertCoins.press

6/10

Verdict

Mitigé

Le pitch tient en une image : une porte, une horde, et vous au milieu. Là où le tower-defense classique vous planque en surplomb à poser des tourelles, The Gate Must Stand vous jette sur le champ de bataille, épée en main, pour tenir le dernier point de passage. C'est nerveux, c'est lisible, et toutes les cinq minutes un boss démoniaque vient vous rappeler que la porte, justement, ne tiendra pas toute seule.

The Gate Must Stand, la défense de la porte en première ligne

Le contexte

The Gate Must Stand est un roguelite de fantasy médiévale édité par Yogscast Games, qui mélange tower-defense, roguelite et action façon survivor. Sa particularité, et son meilleur argument, c'est de vous placer directement dans la mêlée plutôt que derrière une ligne défensive. On y choisit son guerrier, on recrute des alliés, on améliore leurs compétences et on cherche les bonnes synergies pour protéger un unique point vital : la porte de la cité.

Le coeur du jeu

La boucle est limpide et efficace. Vous défendez un goulot d'étranglement, la porte, contre des vagues qui montent en intensité. Vous n'êtes pas seul : vous ralliez des compagnons, vous les faites monter en puissance, et vous combinez leurs capacités pour bâtir une défense qui tienne. Le sel de l'expérience, ce sont les boss : toutes les cinq minutes, une créature démoniaque apocalyptique débarque, et la vaincre rapporte des reliques qui changent la donne.

Ces reliques sont la meilleure idée du jeu. Elles ne se contentent pas de gonfler des chiffres : elles permettent de faire évoluer vos suivants vers leurs formes ultimes, ce qui ouvre des combinaisons et donne à chaque partie une trajectoire propre. Cette recherche de synergies, ce moment où votre build décolle d'un coup, procure la satisfaction roguelite classique, celle qui pousse à relancer une partie de plus.

The Gate Must Stand, un boss démoniaque

Ce qui marche

Manette en main, The Gate Must Stand fait bien le travail. Le positionnement compte, parce qu'être en première ligne signifie encaisser autant que distribuer, et la tension monte crescendo à mesure que la porte se fissure. Le rythme imposé par les boss toutes les cinq minutes est un bon métronome : il découpe la partie en paliers clairs, donne des objectifs courts et évite le temps mort. On enchaîne les runs sans s'en rendre compte, et c'est exactement ce qu'on demande à un jeu du genre.

La couche de recrutement et d'amélioration apporte juste ce qu'il faut de profondeur pour qu'on réfléchisse à sa composition plutôt que de bourriner. Trouver la synergie qui transforme une défense bancale en muraille imprenable, c'est le genre de petit eurêka qui fait le charme du roguelite.

The Gate Must Stand, les synergies et améliorations

Ce qui pèse sur la note

Et puis il y a le revers, celui qui empêche de s'enflammer. The Gate Must Stand arrive dans un genre, le survivor roguelite, qui croule sous les sorties. Aussi sympathique soit sa boucle, on a le sentiment tenace du déjà-vu : la montée en puissance automatique, les vagues qui gonflent, les builds qui explosent en fin de run, on connaît la chanson par coeur. Le jeu exécute proprement une recette éprouvée, mais il ne la bouscule pas vraiment.

L'autre limite tient à sa fraîcheur. Le contenu, encore en cours d'enrichissement côté studio, montre ses bords un peu plus vite qu'on ne voudrait : on fait le tour des stratégies viables avant d'avoir épuisé l'envie de jouer. C'est un jeu plaisant, pas un jeu marquant, et la frontière entre les deux est précisément ce qui le maintient dans le solide sans éclat.

The Gate Must Stand, l'intensité d'une vague

Ce qu'on retient

The Gate Must Stand est un roguelite honnête et fun, qui a la bonne idée de vous mettre en première ligne et de rythmer ses parties par des boss réguliers et des reliques qui font évoluer vos troupes. Pour une session courte et nerveuse, il remplit son contrat sans broncher, et la chasse aux synergies accroche comme il faut.

Mais il nage dans un océan de survivor-likes, et il n'apporte pas l'étincelle qui le ferait sortir du lot. C'est le genre de jeu qu'on lance avec plaisir et qu'on oublie sans drame, en attendant que le studio étoffe la formule. Correct, donc, mais pas indispensable.

Verdict

Un roguelite tower-defense nerveux qui vous place dans la mêlée et rythme bien ses parties, mais qui exécute une recette survivor archi-connue sans la réinventer : fun par poignées, vite oublié, à surveiller à mesure qu'il s'étoffe.

Points forts :

  • L'idée d'être en première ligne plutôt que derrière les défenses
  • Les boss toutes les cinq minutes qui rythment parfaitement les runs
  • Les reliques qui font évoluer les suivants vers leurs formes ultimes

Points faibles :

  • Un genre survivor saturé, forte impression de déjà-vu
  • Un contenu encore limité, on en fait le tour assez vite

Testé sur PC.

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