
Backrooms: Code Yellow : on explore l'infini à six, et on rentre facturer la journée
Un jeu coopératif où l'exploration des couloirs jaunes est un travail payé. Et vous n'êtes peut-être pas seuls.

Un roguelite où le potager est la tour de défense. Chaque nuit teste le soin que vous avez mis dans votre jardin la journée.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
7/10
Verdict
Recommandé
Le mariage entre l'agriculture et la défense de tour n'est pas neuf, mais il a un défaut récurrent : les deux moitiés se tolèrent sans se parler. On cultive dans son coin, puis on pose des tourelles ailleurs.
The Rabbit Haul règle ça d'une façon simple : vos plantes sont les tours.

Vous êtes Sprout, un lapin déterminé qui tente de reconstruire sa ville natale après le passage de la Trash Panda Posse, une bande de ratons laveurs malicieux.
Le jour, vous cultivez avec un objectif. Vous faites pousser des récoltes, vous construisez des tours végétales défensives, et vous façonnez votre jardin pour qu'il tienne debout à la tombée de la nuit.
Le studio insiste sur le point qui compte : les synergies entre plantes et le placement font la différence entre garder sa récolte et la voir disparaître.
Autrement dit, planter n'est pas une activité économique séparée de la défense. C'est la défense.
Les ratons laveurs arrivent par vagues et se jettent sur la ferme, chacun avec ses propres tours et comportements, tous décidés à voler vos récoltes durement gagnées.
Les jours passent, les vagues deviennent plus dures et les ennemis plus malins. Il faut améliorer ses tours, explorer pour trouver de meilleures armes, et tenir jusqu'au matin.
Et le jeu formule très bien le lien entre les deux phases : chaque nuit teste le soin et la réflexion que vous avez mis dans votre jardin pendant la journée.
C'est une boucle courte, lisible, et qui donne du sens à la lenteur de la phase diurne. On ne cultive pas en attendant l'action, on prépare l'action.

Chaque partie pousse Sprout un peu plus loin. Le jardin évolue et grandit chaque jour, et chaque tentative est l'occasion d'essayer une nouvelle stratégie.
On explore pour trouver des trésors, des quêtes, des améliorations, des armes, et des aides ou des nuisances inattendues.
Et quand la partie se termine, tout n'est pas perdu : on reconstruit, on débloque de nouvelles options, et on repart mieux préparé. L'échec fait partie du plan, et recommencer ne veut pas dire repartir de zéro.
C'est la structure attendue, correctement exécutée.
Le jeu sort aujourd'hui, développé par Caldera Interactive et coédité avec Fandom, sans prix affiché ni évaluations à l'heure où j'écris. C'est du solo, avec une difficulté ajustable et aucune contrainte de temps réel imposée.
Ma réserve tient à la variété. Un jeu de défense vit sur la diversité de ses menaces, et la promesse de ratons laveurs aux comportements différents est bonne à condition que ces comportements demandent réellement des réponses différentes. Sinon, on se retrouve à empiler la même plante partout.
Ce qui me rend optimiste, c'est que le studio parle de synergies entre plantes plutôt que de niveaux de tours. La première formulation produit des jardins différents, la seconde produit des jardins optimaux.

Votre combinaison de plantes préférée ? On compare les potagers sur le Discord d'InsertCoins.
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