
Guide Valheim 1.0 : préparer le Grand Nord, survivre au froid et abattre Kall Fimbulbringer
Ce qu'il faut emporter, où trouver le Bloodgold, comment ouvrir les donjons, et l'avertissement sur les présentoirs à ne pas ignorer.

459 000 évaluations, 94 % de satisfaits, et un dernier biome qui arrive enfin. La 1.0 est là, et c'est elle qu'on attendait pour trancher.
Alexandrosse
Note InsertCoins.press
9/10
Verdict
Indispensable
Février 2021. Un petit studio suédois de cinq personnes sort un jeu de survie viking en accès anticipé, et il se vend à des millions d'exemplaires en quelques semaines. Puis la promesse : les biomes manquants arriveront.
Nous sommes en septembre 2026. Le Grand Nord arrive aujourd'hui, avec la version 1.0, et Valheim sort enfin de l'accès anticipé.
Quatre ans et demi. Il y a de quoi être impatient, et un peu méfiant.

Commençons par les chiffres, parce qu'ils sont hors normes et qu'ils cadrent tout le reste.
458 870 évaluations Steam, dont 432 166 positives. Soit 94 % de satisfaits sur près d'un demi-million d'avis. Et au moment où j'écris ces lignes, avant même la mise en ligne de la 1.0, plus de dix mille personnes y jouent en même temps, cinq ans et demi après la sortie initiale.
Ce n'est pas un jeu qu'on redécouvre, c'est un jeu qui n'est jamais parti.
Ce contexte compte parce qu'il change ce qu'on attend d'une version 1.0. Personne ne se demande si Valheim est bon. La question est de savoir si Iron Gate a réussi à finir ce qu'il avait commencé.
Il faut redire ce qui rend Valheim particulier, parce que cinq ans après, ses imitateurs n'ont toujours pas compris.
La faim n'est pas une punition. On ne meurt pas de faim dans Valheim. Manger donne des bonus de vie, d'endurance et de régénération selon ce qu'on avale. C'est l'inverse exact du jeu de survie classique où l'on passe son temps à éteindre des jauges rouges. Ici, se nourrir est une préparation avant l'expédition, pas une corvée.
Le combat repose sur l'endurance et sur la lecture. Parades, esquives, blocages différents selon l'arme, tir à distance. Ce n'est pas profond comme un jeu d'action, mais c'est assez exigeant pour qu'un troll rencontré trop tôt reste un souvenir traumatisant.
La construction tient compte de l'intégrité structurelle. Vos poutres portent une charge, votre toit peut s'effondrer, et votre foyer a besoin d'une ventilation. C'est ce qui transforme la construction en problème plutôt qu'en décoration, et c'est ce que la plupart des concurrents ont copié sans comprendre.
Et l'exploration reste une affaire de courage. Chaque biome est un mur : on ne progresse pas en montant des niveaux, on progresse en s'équipant pour survivre au climat et aux créatures de la zone suivante.

C'est le biome que les joueurs réclament depuis des années, et il arrive avec la 1.0.
Iron Gate a passé les derniers mois à préparer ce lancement, avec un test public consacré notamment à une refonte du système de sauvegarde, ce qui en dit long sur le sérieux de la démarche : on ne réécrit pas la sauvegarde d'un jeu à un demi-million d'avis par confort.
Le studio recommande de repartir sur une nouvelle partie pour profiter au mieux de la version finale, tout en reconnaissant que beaucoup voudront filer directement vers le Grand Nord depuis leur monde existant. Une foire aux questions officielle a été publiée pour répondre précisément à ce cas.
Mon conseil, si vous avez un monde de quatre ans avec une base que vous aimez : gardez-le, allez voir le Nord, et lancez un nouveau monde en parallèle. Les deux expériences n'ont rien à voir, et redécouvrir le Pré-Marécage avec ce qu'on sait aujourd'hui est un plaisir en soi.
La 1.0 n'est pas qu'un biome.
Le jeu arrive simultanément sur PC, Linux, Mac, Xbox One, Xbox Series, PlayStation 5 et Nintendo Switch 2, avec du jeu multiplateforme complet. Pour un jeu dont l'intérêt principal est de bâtir à plusieurs, c'est probablement l'annonce la plus importante après le biome lui-même : votre groupe n'a plus besoin d'être sur la même machine.
Le multijoueur va toujours jusqu'à dix personnes sur serveur dédié hébergé par les joueurs, avec des ennemis dont la difficulté s'adapte au nombre de vikings présents.

Soyons honnêtes sur le calendrier : le Grand Nord est en ligne depuis quelques heures.
Ce que je peux évaluer aujourd'hui, c'est Valheim, et Valheim est excellent. Ce que personne ne peut encore évaluer, c'est si son dernier biome tient la comparaison avec le Mistlands, qui avait divisé, ou avec les Marécages, qui reste le sommet du jeu en matière de tension.
Il y a aussi une question de fond que la 1.0 pose et ne résout pas : Valheim a toujours eu un ventre mou au milieu de sa progression, ce moment où l'on a compris toutes les règles et où il reste beaucoup de minerai à transporter. Un biome supplémentaire n'efface pas ça.
Et il faudra surveiller la stabilité. Une refonte de sauvegarde, six plateformes et du jeu multiplateforme le même jour, c'est beaucoup de choses qui peuvent mal se passer en même temps.
Parce qu'à 29,99 euros, Valheim est l'un des rares jeux de survie qui a réussi à être à la fois exigeant et accueillant, et parce qu'il a tenu quatre ans et demi sans jamais vendre une seule extension payante.
Ce dernier point mérite qu'on s'y arrête à une époque où le moindre biome se facture. Le Grand Nord arrive gratuitement pour tous ceux qui ont acheté le jeu en 2021.
C'est aussi pour ça qu'on a hâte, et pas seulement curieux : ce studio a fait ce qu'il avait dit, dans un genre et dans une industrie où c'est devenu l'exception.

Vous repartez de zéro ou vous foncez au Nord avec votre viking de 2021 ? Le débat est ouvert sur le Discord d'InsertCoins.
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